Paris Andy Bolus – ACME Instant Dehydrated Horrible Plastic Finger 7 décembre 2017 18:00-7 décembre 2017 22:00 Exposition Galerie P38 Galerie P38

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SOLO SHOW // ANDY BOLUS // Galerie P38

Aux fervents des musiques bruitistes et des expérimentations sonores en tout genre il sera inutile de présenter Andy Bolus. L’artiste britannique qui réside en France depuis plus d’une quinzaine d’années ne pratique pas exclusivement la distorsion sur les terrains auditifs. Il aborde l’image par un éventail de pratiques large passant du dessin au collage, de la peinture à la vidéo. Des axes s’en dégagent dans les choix esthétiques, dans les interrogations dont il témoigne dans ses créations. Le fil conducteur pourrait en être le dégoût plastique inspiré par les imageries issues des cultures populaires les plus choquantes, pornographie et horreur dans toutes leurs variations, de la bande dessinée italienne érotique des années 70, largement répandue en France par l’éditeur Elvifrance, aux video tapes obscures et expérimentales. Andy Bolus a conservé contre vents et marées les medium de sa génération, la K7 audio est le format unique de son label Royal Sperm, et au delà il en a produit ou réalisé plus de 500. Mais si ses codes prennent racines dans les champs évoqués il ne faut pas s’y arrêter, cette toile de fond il n’a de cesse de l’effacer, de la détruire, de l’utiliser comme matériel premier voué au détournement A la façon des K7 trop vues ou écoutées l’image ou la piste se voient disparaître, métaphore existentielle qui laisse entrevoir un certain fond des choses, Andy Bolus n’a d’égal à sa politesse toute culturelle que son romantisme.

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For anyone in the know about noise music or sonic experimentation Andy Bolus needs no introduction. A British artist, based in France for more than fifteen years, is not only concerned with distortion in terms of sound. He also deals with images, using a broad range of techniques stemming from collage and drawing, and on to painting via video. Some core elements are found in his aesthetic choices, in certain questions posed in the work. A common thread runs through it, originating in a kind of plastic-y disgust elicited by the most shocking imagery popular culture has to offer; horror, and pornography of all kinds, from 70’s Italian erotic comics, which were re-exploited on a large scale by the publisher Elvifrance, and from obscure or experimental videos.
Andy Bolus has stuck with the preferred medium of his generation, ignoring the ebbs and flows of fashion, audio cassettes being the main format of his label Royal Sperm, and he has in total several hundred releases on this and other labels. But he isn’t satisfied in letting these codes take root in the subject matter for too long, never ceasing to erase the backdrop, or re-use it as a primary source doomed to disappear. A bit like a tape played or watched too many times, the image slowly disintegrating, which we can see as an existential metaphor giving us a glimpse of what’s behind the scenes… and a nicer, more romantic-at-heart guy like Andy Bolus would be hard to find.