Le mercredi, c’est spaghetti ? Non. Pas plus que potimarron, ce sont les carnets du Petit Piéton. Ils vont feront sourire, pleurer de rire, peut-être de joie, voire, qui sait, de honte. Les déambulations mirifiques d’un acteur du pavé rennais.

Écrase-moi, vilain taxi !

 Le piéton a le droit et le devoir de se défendre dans ce monde de brutes ! J’adore, je kiffe ma caisse qui claironne si bien et son accélération toute allemande. Mais moi je laisse passer les piétons, les mamans reloues avec la poussette qui traversent hors passages protégés, mais je déteste les voitures sur ma route ! Alors, avec mon côté psychorigide tendance I’m « vulgaire » lorsque je piétonne, je m’attends aussi à pouvoir librement jouir (c’est cool ce mot) plein pot des trottoirs et des passages piétons ! Tel un boulet de canon, je ne sais être stoppé, faisant exception devant le p’tit bonhomme rouge qui me dit de m’arrêter.

Alors, forcement, si une voiture déboule et me gâche ma grande et royale priorité toute piétonne, je vois rouge. Mon visage si peu avenant aux contacts, devient haineux. I love être vulgaire ; et m’amuser à ponctuer en réponse à l’entrave de mon passage (j’ai quand même du gras à mouvoir, et çà demande de l’effort) des jeux de mots très très méchants et très vulgaiiiiiires ! Mauvaise habitude toute latine : savoir aboyer et montrer les dents (j’ai un joli pivot, qui m’a couté une blinde alors euh, je le montre).

Je suis interdit de parapluie lors de mes ballades, même si çà mouille, j’ai tendance à me prendre pour un ninja avec ce sabre grand luxe et fort solide. Alors désarmé, vous comprenez qu’il ne me reste que ma mauvaise langue comme arme. Je roule aussi des mécaniques en gonflant le torse, et en remuant les bras. C’est une démonstration entre la poule croisée coq et le croco-pitbull avec la hargne du yorkshire.

Il faut aussi dire que les voitures et la toute-priorité qui consiste à passer en se foutant des personnes autour, çà me saoule ! Et les piétons, qui vous bousculent car prenant le trottoir pour une extension de leur espace vital, privé et à usage unique comme la serviette, eux aussi je ne les aime pas – et je ne me prive pas de le faire remarquer. Le psy m’a dit que j’avais un problème avec les règles et les codes, que j’étais trop pointilleux… mon œil ! Si chacun restait a sa place, et respectait les règles établies, on se prendrait moins le « chou », non ?

Les boules, le monde est trop brutal et mal organisé, je suis pour le bouton reset et son utilisation… Comme pour l’ordi, quand je ne capte pas ce qui se passe ! Tout çà pour dire, que je suis très mécontent. Fort agacé envers un chauffeur de taxi peu précautionneux qui a voulu me buter la race, me faire la peau, accélérer mon régime minceur en me roulant dessus… le pied. Flûte, « I’m not a barbie girl in a barbie world » ; n’empêche qu’un pied en plastique, ce n’est pas fantastique. Merci Jésus, tu m’as conforté en achetant des chausses trop grandes, mon pied de mannequin « de pied » est ainsi sauvé ! Seule la chausse s’est fait déchausser… Mais toi petit morveux de l’Hermitage, qui était garé comme une péripatéticienne sur le trottoir d’une concurrente, je te garde un chien de ma chienne ! Promis, la prochaine fois, je te fais pipi sur le capot ! Comme je t’ai prévenu, ne te gare plus sur le trottoir, et lâche ton téléphone quand tu manœuvres.

 

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