Clair Obscur propose à son public, depuis son trentième anniversaire en 2019, de participer à l’élaboration de la programmation au moyen d’un vote. Une invitation à programmer collectivement, autour du thème original du festival Travelling, pour continuer ensemble à construire la cinémathèque idéale de la ville sur grand écran.

Travelling s’est associé à l’Agence pour le Développement Régional du Cinéma pour établir une liste de 10 films, parmi lesquels les Rennais pourront choisir 3 œuvres : les 5 longs métrages à obtenir le plus de votes seront projetés en salle de cinéma du 16 au 23 février 2021.

Avant le 4 novembre 2020, votez sur le site internet de clairobscur.info pour :

• Études sur Paris d’André Sauvage (France, 1928, 1h23 – documentaire)
• Zazie dans le métro de Louis Malle (France, 1960, 1h29)
• Les Adolescentes d’Alberto Lattuada (Italie/France, 1960, 1h30)
• Main basse sur la ville de Francesco Rosi (Italie, 1963, 1h45)
• Koyaanisqatsi de Godfrey Reggio (États-Unis, 1982, 1h27 – expérimental)
• Mur murs & Les Dites cariatides d’Agnès Varda (France,1980 et 1984, 1h33)

• L’Arbre, le maire et la médiathèque d’Éric Rohmer (France, 1992, 1h45)
• La Ville est tranquille de Robert Guédiguian (France, 1999, 2h12)
• Miami Vice de Michael Mann (États-Unis, 2005, 2h26)
• Inception de Christopher Nolan (États-Unis, 2009, 2h28)

Les films proposés (issus de la rétrospective La Ville au cinéma partie 2 initiée par l’ADRC) invitent le public à un dialogue entre le 7e art et la ville : l’objectif est de confronter les regards à travers la projection d’œuvres grand public ou plus exigeantes, afin de susciter de l’émotion et partager de multiples regards sur nos environnements urbains.

Cliquez sur chaque image pour voir le film :

Études sur Paris d’André Sauvage (France, 1928, 1h23 – documentaire)

Paris à la fin des années 1920 est une ville aux visages multiples, ô combien vivante. On y arrive en péniche, par les canaux qui rejoignent la Seine et où s’acharnent des milliers d’ouvriers. De l’Opéra à la butte Montmartre, au rythme des monuments historiques, la traversée de la capitale donne à voir une foule changeante…

Zazie dans le métro de Louis Malle (France, 1960, 1h29)

Pour sa première visite à Paris, Zazie rêve de prendre le métro, mais une grève des transports l’en empêche. Elle passera quand même un séjour dans la capitale plein de rencontres inattendues.

Les Adolescentes d’Alberto Lattuada (Italie/France, 1960, 1h30)

Une jeune fille de bonne famille, Francesca, dix-sept ans, se réveille un matin consciente de son attirance pour Enrico, un architecte qui a vingt ans de plus qu’elle. Une attirance qui va hanter cette journée d’été au cours de laquelle la jeune fille, de rencontres en rencontres, va décider de ne pas résister à l’appel de la vie adulte. Au risque de subir une douce désillusion…

Main basse sur la ville de Francesco Rosi (Italie, 1963, 1h45)

Poussée par l’entrepreneur Nottola, la municipalité de Naples transforme utilise des terrains agricoles pour lancer la construction d’un gigantesque programme immobilier. Les spéculateurs en profitent, mais la proximité du chantier provoque l’écroulement d’une maison ancienne et la mort d’un enfant, ce qui déclenche de vives polémiques au sein du conseil municipal, alors que de nouvelles élections se préparent. Tandis que l’enquête sur l’accident s’enlise, les stratégies électorales s’affinent… Lion d’Or au Festival de Venise.

Koyaanisqatsi de Godfrey Reggio (États-Unis, 1982, 1h27 – expérimental)

Sur une musique de Philip Glass se succèdent des images de nature, de vies sociales, d’individus, de paysages somptueux arrachés à la paix de la Création par des bulldozers, des brouillards de pollution…

Mur murs & Les Dites cariatides d’Agnès Varda (France, 1980 et 1984, 1h33)

Mur Murs est un documentaire sur les « murals » de Los Angeles, c’est-à-dire les peintures sur des murs de la ville. Qui les peint. Qui les paye. Qui les regarde. Comment cette ville, qui est la capitale du cinéma, se révèle sans trucage, avec ses habitants par ses murs murmurants. Les murs californiens parlent à une Française qui les découvre.

L’Arbre, le maire et la médiathèque d’Éric Rohmer (France, 1992, 1h45)

À Saint-Juire, petit village du sud de la Vendée, le jeune maire socialiste ambitionne de faire construire dans le pré communal un complexe culturel et sportif de grande envergure. Apprécié des locaux, l’enfant du pays réussit à trouver les crédits nécessaires grâce à ses relations au Ministère de la Culture. Tout irait au mieux dans le meilleur des villages possibles, si…

La Ville est tranquille de Robert Guédiguian (France, 1999, 2h12)

La ville est tranquille, c’est l’histoire…
… de Michèle, ouvrière à la criée aux poissons, qui ne vit que pour sauver sa fille de la drogue…
… de Paul qui trahit ses amis dockers en grève pour devenir chauffeur de taxi…
… de Viviane, musicienne qui ne supporte plus la gauche réaliste que représente son mari…
… d’Abderamane, transformé par la prison, qui cherche à aider ses frères…
… de Claude, que des militants d’extrême droite sont les derniers à écouter…
… de Gérard, dont le rapport à la mort, la sienne et celle des autres, fait mystère…
… d’Ameline, dont le corps affiche la santé qu’elle voudrait insuffler au peuple en lui rappelant ses origines pré-monothéistes…
Des histoires singulières, enchevêtrées, qui se déroulent dans le même espace, Marseille, en l’an 2000, et qui, face à la montée de l’insignifiance et de la confusion attestent que « la ville n’est pas tranquille ».

Miami Vice de Michael Mann (États-Unis, 2005, 2h26)

À Miami, deux agents fédéraux et la famille d’un informateur ont été sauvagement exécutés. Une nouvelle enquête commence pour Sonny Crockett et son coéquipier, Ricardo Tubbs, avec une certitude : la fuite qui a permis ce massacre en règle provenait des sommets de la hiérarchie… Les deux inspecteurs découvrent rapidement que les tueurs étaient au service de la Fraternité aryenne.

Inception de Christopher Nolan (États-Unis, 2009, 2h28)

Dom Cobb est le spécialiste de l’extraction : il dérobe de précieux secrets à l’intérieur du subconscient durant la partie la plus vulnérable du sommeil. Ses talents ont fait de lui un acteur fort convoité dans l’industrie de l’espionnage, mais il est devenu également un fugitif et il doit payer chèrement cette situation. Il se voit offrir une seconde chance à condition de réaliser l’impossible : pratiquer une inception, c’est-à-dire implanter une idée au lieu d’en voler une. S’ils y parviennent, Cobb et son équipe pourraient réaliser le crime parfait. Mais aucun plan ou expertise ne peut les préparer à un dangereux ennemi qui semble anticiper chacun de leur coup.

 Affiche de l’édition 2021 de Travelling. Elle est l’oeuvre d’une graphiste anglaise Sarah Wickings qui en a imaginé le collage, et de l’Atelier du bourg, structure rennaise qui en a inventé la mise en page.

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