Dans la matinée du mardi 29 septembre, une opération de contrôles dans les transports en commun a eu lieu en présence d’Élise Dabouis, directrice de cabinet de la préfète de la région Bretagne et d’Ille-et-Vilaine. La Gendarmerie nationale suivie de la Police nationale ont effectué des contrôles divisés en trois étapes : gare de Bruz, gare de Rennes et la ligne de train Rennes-Dol. Une opération qui vise à assurer la protection et la sécurité des populations au quotidien.

Gendarmerie

Première étape : contrôle embarqué avec un chien anti-stupéfiants

Les militaires de la gendarmerie nationale, accompagnés de la directrice de cabinet, sont arrivés en gare de Bruz à 8h30 pour effectuer des contrôles de stupéfiants. Un chien de détection dressé à signaler la présence de drogues était sur place.

« Nous faisons une opération de contrôles coordonnés de sécurisation des transports qui commence à la gare de Bruz où nous allons emprunter un TER dans un contrôle embarqué avec un chien stupéfiant pour à la fois assurer une présence dissuasive, vérifier que le port du masque est respecté et qu’il n’y ait pas de transports de stupéfiants. »

Élise Dabouis, directrice de cabinet de la préfète de la région Bretagne et d’Ille-et-Vilaine.

Le chien, répondant au nom d’Indy, a été formé par son maître-chien. Le chien et son maître doivent ensuite réaliser des tests ensemble. À la suite de cela, le chien suit une phase de validation qui dure au total 14 semaines.

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« Les qualités qu’un chien doit posséder changent en fonction des spécialités. Les chiens de défense doivent pouvoir protéger en cas de danger or, pour les chiens anti-stupéfiants, appelés chiens « stups » dans le milieu policier, c’est différent. Un bon chien « stup » doit être joueur, c’est la première qualité qu’on lui recherche. Pour eux, c’est avant tout un jeu. Malgré tout, il reste un chien de travail formé à la tâche qu’on attend de lui. Ils sont aussi préparés à accueillir et répondre au contact humain afin de ne pas effrayer les personnes. »

Comme spécialité, on retrouve notamment les stupéfiants, les explosifs ou les billets. Pour ce qui est de la recherche de billets, la Banque de France envoie des billets broyés à la police pour lui permettre d’entraîner les chiens. La détection de cadavre elle, est la spécialité la plus complexe, car il est évidemment extrêmement difficile de se procurer des morceaux humains (sans compter la conservation de ceux-ci).

Deuxième étape : contrôles en zone police

Une fois arrivée en gare de Rennes, la Gendarmerie nationale a passé le relais à 25 agents de la Police nationale accompagnés de la brigade de la fraude documentaire afin de contrôler les tickets de transports ainsi que les papiers d’identité des passagers qui descendaient des quais. Les agents de cette brigade sont spécialement formés pour reconnaître les faux documents administratifs de toute nature, ce qui, étant donné la technologie en constante évolution, demande une réelle formation technique.

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La directrice de cabinet Élise Dabouis voit dans ces contrôles dans les gares une manière de prévenir la délinquance tout en assurant une protection à la population en général, mais également plus spécifiquement aux agents de la SNCF en service.

« Nous sommes désormais en zone police avec également les effectifs de la sûreté ferroviaire pour assurer à la fois des contrôles d’identité ET des contrôles de titres de transport. L’objectif est de dissuader de la commission de faits de délinquance et en même temps de rassurer la population, à la fois les passagers, mais aussi les salariés des opérateurs de transports. »

Élise Dabouis, directrice de cabinet de la préfète de la région Bretagne et d’Ille-et-Vilaine.
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Troisième étape : contrôles d’identité dans les trains

Une brigade de 25 agents de la Police aux Frontières (PAF) a effectué des contrôles dans les TER Rennes-Dol/Dol-Rennes aux côtés des agents SNCF. Les policiers de la PAF travaillent étroitement avec les contrôleurs de la SNCF afin de veiller à leur sécurité : il arrive qu’un passager récalcitrant en vienne aux menaces, voire à l’agression. Les contrôles se sont renforcés pendant la crise sanitaire en réponse au comportement agressif, voire criminel de certains délinquants : on se souvient du décès de ce conducteur de bus à Bayonne en juillet, agressé par plusieurs personnes ne voulant pas porter de masque.

« Les contrôleurs peuvent nous appeler lorsqu’une personne est démunie de pièce d’identité, nous arrivons alors pour LA contrôler eT nous l’emmenons au commissariat afin d’établir une vérification. Nous veillons à ce qu’il n’y ait aucune altercation qui pourrait dégénérer. Nous sentons bien que parfois la situation est tendue, mais nous sommes-là pour ça. Pour ce qui est des masques, cela se passe globalement bien, les cas difficiles sont extrêmement marginaux. »

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À bord, les agents contrôlent les papiers d’identité afin d’intercepter notamment les passagers clandestins, car la Police aux frontières lutte principalement contre l’immigration irrégulière et les passeurs. Les agents peuvent aussi demander à fouiller les bagages afin de contrôler de possibles possessions de drogues ou d’armes. Lors de ces contrôles, du CBD (une sorte de cannabis thérapeutique) a été trouvé et confisqué en attente de vérification du taux de THC.

C’est au total une cinquantaine d’agents qui veillent aux contrôles de l’ensemble des axes qui desservent la ville de Rennes.

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