Le mercredi, c’est spaghetti ? Non. Pas plus que potimarron, ce sont les carnets du Petit Piéton. Ils vont feront sourire, pleurer de rire, peut-être de joie, voire, qui sait, de honte. Les déambulations mirifiques d’un acteur du pavé rennais.

Le principe de ces restaurants est normalement de servir et de manger rapidement, d’où le fast… Mais, en tout cas, pas à Rennes. Ici, le fast n’est pas fastueux. Perso, comme les autres fois, je n’ai pas été killé par la rapidité du service. Entre le belge qui fait des caprices et des complications si on demande un burger sans fromage… « bah non c’est pas possible de ne pas mettre de fromage… » et le clown triste aux poches pleines qui laisse ses clients attendre 45 min avant d’être servi… et 20 min à attendre le « après commande »… Eh bien, je « fast food » de mauvaise humeur, je m’agace de manger de la patate froide, et du burger qui devrait être servi chaud – « ça se passe comme çà chez McD ».

Je suis trop débilos, en même temps, d’avoir patienté si longtemps – c’est mon côté grégaire, petit piéton mouton au poil de tête gratte fesses –, je suis resté à attendre… cette fois-ci.  Je m’étais juré de ne pas y retourner (quasi un an et demi sans y avoir mis les pieds… j’étais en rouleaux de printemps time way of life). Suite à cette attente aussi longue – cette big déception de ne pas avoir été vite nourri –, le petit piéton avait fait une crise.

Il avait dû encore parler à son psy de ce sentiment de ne pas être intégré à la famille du clown… Trouble de la personnalité et bipolarité ? Ou simplement un fusible HS… Les clients aiment attendre et être pris pour des…, et je suis pleinement conscient de kiffer ma condition d’andouille sur patte dans une fille d’attente. Quand je pense que je n’aurais jamais fait çà pour aller dans un quelconque restaurant… ou on mange dans une assiette, je faiblis. Je suis un Zetre humain après tout, un Zetre humain fort pas cool, mais de sang et de chair, et d’os et de paëlla… de sushi, et plus de burger !

Non aux « slow » fast food ! Même si y’a de la drogue qui nous rend dépendant dedans, et que même qu’après on souffre de flatulences et de nausées pendant des jours ! Rendez-moi mon fast food de mes 20 ans ! (Où on mangeait un menu pour 20 francs…) Payer une fortune pour être pris pour une nouille et manger froid, c’est fini !

En même temps, comme çà m’obsède, je vais devoir y aller et me goinfrer pour me rendre malade et refaire la grève pendant un an… Suis comme çà, pas logique, obsessionnel et malade, complètement malade… Le slogan m’y autorise, « venez comme vous êtes ». Pas de soucis, je vais venir de mauvais poil et peut être que je commanderai… par gestes ou grognements.

La vie est trop dure parfois ! Quand je pense à tout ce temps perdu où j’aurais pu me faire des nigiris en patientant dans leur file d’attente… je serais devenu maitre en boulette de riz.

Boycotte ! On strike ! Non aux mensonges, quand c’est fast, c’est fast ! Crotte, crotte de crotte.

 

 

 

5 Commentaires

  1. tellement vrai….et valable ailleurs. Le temps où les fast food étaient fast semble révolu avec un management à la rue, une organisation à faire peur. Ceux qui ont travaillé dans ce secteur dans les années 90 sont effarés.
    Bon allez, je file me prendre un Veggie Patty au Subway :p

  2. Comme on peut lire au début d ‘A la recherche du pain perdu’ : les fastfood, c’est comme un petit bigmac de prout…

  3. Les junkfood, tu y vas parce qu’une soudaine envie t’y pousse et une fois bouffé ces sandwitchs de coton chaud, tu te demandes invariablement pourquoi tu as eu envie de bouffer une telle m…

  4. Pire : t’as faim avant de manger, t’as faim deux heures après avoir mangé, et entre les deux t’as mangé ta ration en calorie journalière… A quand une fermeture obligatoire pour atteinte à la santé publique ?

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