Les enseignes ont besoin de publicité le long de nos périphériques et des grands axes. Elles ont besoin de visibilité. Ce n’est pas sans entraîner certaines pratiques antiécolos…

Sur les bords de la route, la Loi restreint les pancartes publicitaires. « Cela devient de plus en plus difficile d’exercer notre métier, » indique Patrick, publicitaire dans le Grand Ouest. « Heureusement, des maires sont beaucoup plus compréhensifs que d’autres. Ils édictent des réglementations beaucoup plus souples comme cela leur est permis. »

« On empoisonne des arbres »

Si les publicités fleurissent beaucoup moins dans notre Bretagne natale, les grandes enseignes trouvent des moyens parfois peu scrupuleux pour promouvoir leur marque. « Le long d’une deux fois deux voies dans la région rennaise, explique un juriste, un magasin d’ameublement était censé se cacher derrière de grands arbres. Tout était prévu par des aménageurs. Comme par enchantement, la végétation dépérit à vue d’œil depuis quelques semaines. Je n’accuse personne. Mais c’est quand même surprenant… »

Sous couvert de l’anonymat, le spécialiste du Droit dénonce une pratique qui serait de plus en plus courante : l’empoisonnement des plantes. Tout aussi problématique serait la position antivégétale de certains gérants. « À l’entrée des villes, des élus envisagent souvent des aménagements paysagers dans les zones d’activités économiques, ajoute un autre juriste. Mais bien souvent, ils sont obligés de faire marche arrière. Car devant les attitudes des chefs d’entreprises qui veulent de la visibilité, il est difficile de résister. » La bataille du développement durable est loin d’être gagnée.

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