C’est autour des thèmes de la famille et de l’éducation que ces textes ont été regroupés. Parents-enfants est un melting-pot de jolies créations que chacun va pouvoir découvrir à l’intérieur de ce recueil qui va en faire rêver plus d’un(e).

Parents-enfants, 100 textes sur la famille et l'éducation, famille, éducation, Daniel Marcelli, Pierre-Henri Tavoillot, Catherine Dolto, Cherche Midi, Gad Elmaleh, Grand Corps MaladeDes paroles, des chansons, de la pure littérature, de la douce poésie, des extraits d’écrits comiques et autres se côtoient ici pour livrer une puissante émotion. Il faut dire que l’origine de tout ce savoir est bien vaste. Un coup d’œil à la liste des auteurs concernés donnera le tournis, regardez plutôt : Platon, Hésiode, Plutarque, Molière, Madame de Sévigné, Victor Hugo, Calamity Jane, Colette, Mukasonga, François Weyergans, Pierre Loti, Simone Weil, Brassens, Gad Elmaleh, Grand Corps Malade… Tournoyant, n’est-ce pas ? Famille et de éducation sont si des sujets universels qu’ils se retrouvent chez tous à travers des éloges à la relation des enfants à leur mère ou à leur père, le cercle familial et le rapport inter-générationnel.

«Traite ton fils comme un prince pendant cinq ans, comme un esclave pendant dix ans, et comme un ami par la suite » –  dit le proverbe indien.

«Il faut tout un village pour élever un enfant » – dit le proverbe africain.

Introduits par le philosophe Pierre-Henri Tavoillot et le pédopsychiatre Daniel Marcelli, ces textes pointent dans l’intime ce lien hors norme, quasi magique autant que plus-qu’animal d’un amour sans limites ou d’un désamour aveugle.

Les paroles de Mistral Gagnant de Renaud tirera quelques larmes à certain(e)s, le fulgurant poème de Victor Hugo, L’art d’être grand-père, secouera quelques cœurs, etc.

Un rendez-vous intergénérationnel à savourer et, surtout, à partager. Une belle façon de réveiller en chacun de nous la part d’enfant et de rêve qui sommeille plus ou moins profondément.

 

 Parents-enfants : 100 textes sur la famille et l’éducation, Daniel Marcelli, Pierre-Henri Tavoillot, Catherine Dolto, Le Cherche Midi, Paris, France, nov. 2012, 19 €

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Extrait de l’avant-propos de Daniel Marcelli
Les quarante ans de la FNEPE
La Fédération nationale des Écoles des parents et des éducateurs (FNEPE) présente cet ouvrage, recueil de citations qui mettent en scène les membres de la famille, les parents d’abord évidemment, la famille dans son ensemble, l’enfance et l’adolescence, et tout ce que représente l’éducation. Ainsi, ce recueil de citations se répartit en cinq grands chapitres : «Maman», «Papa», «Famille», «Jeunesse», «Éducation». Le lecteur y découvrira un véritable kaléidoscope, un patchwork où, pourrait-on dire, chacun y trouvera son boire et son manger. Sans autre ambition que de distraire le lecteur autour de cette vaste thématique, cet ouvrage pourra se prendre en main et se parcourir dans les moments d’attente, de rêverie, d’endormissement, de songe. Nul besoin de commencer par la première page pour finir par la dernière. Libre au lecteur de butiner à sa guise à travers les styles, romanesque, poétique, chansons, critiques et citations mordantes… On va depuis la plus haute antiquité jusqu’aux temps les plus modernes, du sérieux absolu à l’humour plus ou moins grinçant, de l’émotion généreuse à la colère froide. Finalement, on le sait, la famille et la figure des parents sont l’une et l’autre de véritables auberges espagnoles dans lesquelles chaque adulte garde la nostalgie de son enfance… Nul n’échappe à une famille et, même quand il n’en a pas, cette absence de famille devient un manque tellement obsédant qu’il en marque le psychisme parfois au fer rouge… Même quand elle est absente, la famille se fait pressante. En 1972, les diverses Écoles des parents et des éducateurs qui avaient été créées çà et là ont eu le souci de se regrouper dans une fédération nationale. Toutefois, les premières Écoles des parents et des éducateurs remontaient aux années 1930, 1929 exactement, année de la création de l’École des parents et des éducateurs d’Île-de-France sous l’impulsion de Marguerite Vérine-Lebrun. Pendant une quarantaine d’années donc, les Écoles des parents et des éducateurs, structures associatives, se sont créées sous l’impulsion d’adultes sensibles à la fois aux besoins de l’enfance et à ceux des parents et des éducateurs dans le grand mouvement assez généreux des années 1930. L’idée d’aider les parents à exercer leur fonction de parents était à l’époque tout à fait neuve si ce n’est révolutionnaire. En effet, adapter la fonction de parents aux besoins des enfants était un véritable renversement de perspectives dont on perçoit seulement aujourd’hui le profond bouleversement qu’il a entraîné à la fois dans la fonction parentale et dans l’organisation de la famille. Pendant longtemps, le métier de parent a consisté à rendre à ses enfants ce que, en tant qu’enfant, on avait reçu de ses propres parents. Le métier de parents était en somme un métier «clés en main» puisque l’essentiel visait à reproduire ce que la génération précédente avait fait. Certes, pour certains parents, en particulier ceux qui avaient subi une éducation très négative dominée par des maltraitances ou des excès de tous ordres, l’objectif était de prendre le contre-pied de ce qu’avaient fait leurs parents. Mais, d’une certaine manière, faire le contraire de ce qu’on avait subi restait marqué par le fil rouge de ces principes éducatifs. Certes aussi, les progrès techniques, scientifiques apportaient quelques changements, quelques adaptations, mais l’essence même de l’éducation n’en était pas modifiée pour autant. La fonction de parents restait en soi celle de restituer à l’enfant ce que, en tant qu’enfant, on avait reçu auparavant. Bien entendu, quelques éducateurs se sont penchés sur l’enfant avec un regard bienveillant et ont cherché en lui la dimension de nouveauté dont les êtres humains ont toujours eu besoin. On cite évidemment les auteurs tels que Rousseau, les éducateurs tels que Montessori, mais il faut bien reconnaître qu’il s’agissait là d’îlots plutôt isolés dans un vaste océan de propos plutôt suspicieux à l’égard de l’enfant. Ce dernier était toujours perçu comme un être inquiétant si on le laissait faire, une plante sauvage, un animal rebelle. Il fallait donc faire en sorte qu’il pousse droit et que ses penchants «naturels» soient corrigés… C’est contre cette vision traditionnelle de l’enfant et de l’éducation que les premières Écoles des parents et des éducateurs se sont constituées.

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