À partir des collections du musée et de façon transchronologique (XVIIe-XXIe), l’exposition présente un nouveau regard sur les oeuvres de la collection du musée. Choisies par Blandine Chavanne, directrice du musée et commissaire de cette exposition, les oeuvres ici réunies ont toutes à voir avec le singulier, l’insolite, le trouble, le difficilement reconnaissable, voire l’inacceptable. Le concept freudien est ici davantage un outil méthodologique qu’une thématique.

 

« L’inquiétante étrangeté sera cette sorte de l’effrayant qui se rattache aux choses connues depuis longtemps, et de tout temps familières », disait Freud. Et ce n’est pas cette exposition qui va le contredire. Elle met l’insolite et le singulier en avant de façon remarquable.

La façon d’aborder des œuvres ultraconnues d’une façon différente est une jolie façon de les faire revivre. L’espace-temps qui défile, allant du XVIIe au XXIe siècle, propulse des thèmes aussi différents que la mort, le regard ou le rêve. L’ensemble provoque une rêverie féerique chez le visiteur.

L’œuvre est à contempler, non plus de façon classique et purement esthétique, mais dans une perspective d’impossible épiphanie du caché Le pouvoir de l’imagination et du visionnaire est mis en avant à travers des rapprochements insolites choisis de manière affective mais à chaque fois pertinents.

Le choix des artistes a été si bien pensé que l’on se demande si ces derniers n’ont produit que des œuvres relevant de l’ordre du fantasmagorique.

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