dim 29 mai 2022

MUSÉE DE BRETAGNE. LA BRETAGNE CELTIQUE ? RÉALITÉ ET FANTASMES

Du 18 mars au 4 décembre 2022, le musée de Bretagne aux Champs Libres, à Rennes, présente l’exposition Celtique ? Entée sur de nombreuses ressources et à rebours de nombreuses idées reçues, l’exposition questionne l’identité celtique de la Bretagne. Une identité celte qui s’affirme en Bretagne au début du XIXe siècle avant d’être revendiquée, voire instrumentalisée par certains… L’exposition Celtique ? entend l’analyser d’une manière scientifique.

Dans la culture populaire, la Bretagne est fréquemment associée à un imaginaire celtique, peuplé de druides ou de forêts légendaires. Les multiples produits de consommation de masse à l’effigie d’une Bretagne celte promulguent clairement cette appartenance par le biais de symboles et motifs, tels le triskell, couramment récupérés sans maîtrise scientifique.

La littérature, la publicité, la communication, ou encore les jeux vidéo, le cinéma et la musique sont autant de productions qui se font le reflet d’une identité régionale forte. Celle-ci est toutefois alimentée par des incompréhensions, principalement depuis le XIXe siècle. Mais qu’en est-il réellement de cet héritage ? Quelles sont les données scientifiques dont nous disposons aujourd’hui ? Plus encore, quels sont les mécanismes de la construction identitaire ? Se construit-elle seulement à partir de découvertes, de recherches scientifiques, et de faits tangibles ?

expo celtique bretagne rennes

C’est sur ces nombreuses questions que le musée de Bretagne, sous le parrainage du musicien et auteur-compositeur Alain Stivell, se penche avec l’exposition Celtique ?, visible jusqu’au 4 décembre 2022. L’équipe s’est intéressée à la problématique des identités culturelles, à la construction des récits et de nos héritages, et à l’exploration des mythes, dans le sens où ils racontent des histoires sur notre projection individuelle et collective. Celtique ? retrace de manière chronologique, de l’antiquité à l’époque contemporaine, les faits tangibles, mais également les récits, et mythes qui ont construit l’identité celtique de la Bretagne.

Traiter d’un sujet aussi attractif que complexe attisera certainement le débat. La péninsule armoricaine est-elle réellement celtique ? Qui sont les Bretons finalement ? « La teneur du propos est avant tout un parti pris, un positionnement. Celui de montrer d’une part la démarche de construction volontaire, intellectuelle de ce celtisme en Bretagne. Mais d’autre part et surtout de questionner une filiation directe et naturelle qui viendrait, de par les idées communément admises en Bretagne, de ces Celtes de l’âge du fer, particulièrement du milieu du Ve siècle jusqu’à la conquête romaine », explique Manon Six, conservatrice au musée de Bretagne et commissaire de l’exposition.

expo celtique bretagne

Ce volet, absent des collections permanentes, s’inscrit dans l’actualité archéologique de l’Inrap : la découverte de bustes en pierre, et d’un saut en bois en 2019 sur le site de Trémuson dans les Côtes d’Armor. Présentée pour la première fois au public, cette mise au jour rejoint celle des bustes exhumés à Paule (Côtes d’Armor) en 1988. Ces objets présentent un caractère international dans leur savoir-faire artisanaux et dans ce qu’ils apportent à l’histoire de l’art et à l’Histoire. Ils renouvellent les données concernant une Bretagne celte et l’intérêt artistique, scientifique et muséographique pour cette civilisation. Ils attestent notamment que la Bretagne est intégrée à un vaste territoire, et qu’elle n’a pas été habitée plus tard que d’autres régions plus à l’Est, contrairement à ce que l’on pensait.

Les objets en métal, en verre, en céramique ou encore en pierre retrouvés sont autant de témoins d’une homogénéité culturelle. Ils ne justifient pas pour autant l’abondance du celtisme affiché en Bretagne, en comparaison à la Bourgogne ou l’Alsace où l’on a constaté une implantation plus importante de la culture celte. Les bustes en pierre, ceux de Paule et de Trémuson, permettent un rapprochement inédit du thème de la sculpture anthropomorphe avec d’autres exemplaires découverts dans l’est de l’Europe. Ils replacent la péninsule armoricaine dans une appartenance à une Europe celtique. Mais il s’avère impossible de prouver s’ils sont le fruit d’une production locale ou d’importations, les échanges et le commerce étant tout à fait naturels à cette époque. Sans foyers de production retrouvés, ces découvertes ne nous permettent pas de démontrer la spécificité de la péninsule bretonne, par rapport à ce long développement de l’histoire du celtisme.

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Alors, pourquoi la Bretagne est-elle si celtique par rapport à d’autres territoires en France, voire en Europe ? Elle qui s’est toujours revendiquée en tant que telle. « Il n’y a pas forcément de regroupement entre ce que les archéologues, les ethnologues, les musiciens attribuent au celtique et ce que nous les linguistes attribuons au mot celte. Dans la linguistique, notamment historique, le terme celte désigne une personne qui parle une langue de la famille des langues celtiques, notamment le gallois, le breton, l’irlandais. Peu importe son héritage culturel, cette personne est un celte », apprend-on dans une vidéo d’introduction. Au delà de la langue qui fait une identité, les traces sur la manière de vivre et les cultes funéraires constituent des preuves réelles d’identification. Preuves d’un héritage encore trop peu présentes sur le territoire breton.

Les recherches actuelles dessinent tout de même un paysage, un manière d’habiter, de produire et de consommer similaire à ce qui se passait Outre-Manche. Des inscriptions en gaulois attestent d’une présence dans la péninsule armoricaine, au moins dès le IVe siècle avant Jésus-Christ. Entre le IIIe et VIe siècle après Jésus-Christ, des sources hagiographiques, vies de saints et notamment la géographie bretonne carolingienne, racontent les migrations bretonnes et l’arrivée des Bretons de Grande-Bretagne vers la petite Bretagne.

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L’Histoire de roys de Bretagne, ducs, comte et princes d’icelle […], Bertrand d’Argenté (auteur), 1583

Par la suite, tout laisse à penser à un façonnage intellectuel volontaire d’une civilisation en quête de racines. À l’archéologie et aux faits tangibles s’ajoutent les récits, inspiration future des artistes. Les Bretons eux-mêmes ont joué un rôle dans la diffusion. On constate un phénomène de construction dès le début du XIIe siècle, qui s’étendra jusqu’à l’époque contemporaine. Une première révolution littéraire diffusera vers l’Europe ces images encore présentes dans notre esprit. Le Barzaz Breiz (1867) de Théodore de Villemaqué succédera, de plusieurs siècles, au cycle arthurien de Geoffroy de Montmouth (XIIe siècle), mais celui que l’on retiendra est James Macpherson, traducteur des poèmes d’Ossian, barde du IIIe siècle, en 1760. « L’Europe est alors très imprégnée de culture gréco-romaine. Elle pense que la nature de toute chose, que l’origine de toute chose est le monde gréco-romain », déclare Manon Six. « Le nord de l’Europe arrive comme une source potentielle d’origine de culture, de traditions, de civilisation entière. »

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Bien que désigné comme un faussaire, Macpherson plante la graine de la celtomanie… L’Europe entière subit une révolution de pensée incroyable et se prend de passion pour la recherche de racines de son propre territoire, autres que celles de l’aristocratie et la royauté. Dès le XIXe siècle, le peuple cherche des preuves d’un passé antique autre que celui gréco-romain. Lesdites preuves prennent des formes fantaisistes, telles des pierres dressées… « On bâtit à ce moment-là l’erreur de penser que les mégalithes bretons provenaient peut-être de cette période celtique, alors qu’il datent du néolithique. »

Ce mouvement commencé à la fin du XVIIe siècle accompagne les idées pré-révolutionnaires. La récupération du travail de Macpherson donne cette visibilité au peuple qui cherche à s’opposer à l’ordre instauré. « Une nation, quand elle naît juste après la révolution, a besoin de trouver des ancêtres, une histoire. » Les racines gauloises leur apparaissent alors, peut-être, comme les racines de la véritable Europe. Au début du XXe siècle, le celtisme devient idéologique et confirme cette construction volontaire.

expo celtique rennes

Le sentiment d’adhésion et de revendication des Bretons, souhait permanent au fil des siècles, se révèle tout aussi intéressant que la démonstration scientifique. « Certains vont se sentir celtes, sans être bretons de naissance, mais seulement parce qu’ils vont se reconnaître dans des leviers d’appartenance », conclut Céline Chanas.

Celtique ?, musée de Bretagne, Champs Libres, jusqu’au 4 décembre 2022.

SAMEDI 9 AVRIL À 15H : les Celtes au cinéma, rencontre avec Erwan Cadoret

MERCREDI 20 AVRIL À 18H30 : les statuettes de Trémuson : une découverte exceptionnelle, rencontre avec Stéphane Bourne et Joseph Le Gall, en partenariat avec l’INRAP

DIMANCHE 24 AVRIL À 16H : projection en vostfr du film Le peuple loup, en partenariat avec l’AFCA

DU 11 AU 13 MAI : LE FESTIVAL INTERCELTIQUE DE LORIENT ACCUEILLI AUX CHAMPS LIBRES

MERCREDI 11 MAI À 12H30 : Concert de FOURTH MOON (duo)

JEUDI 12 MAI À 18H30 : l’intercelticisme, rencontre avec Erwan Chartier

VENDREDI 13 MAI À 12H30 : Concert de NOON

Retrouvez l’ensemble de la programmation est à retrouver sur le site internet des Champs libres.

rennes celtique

Expo Celtique, du 18 mars au 4 décembre 2022, musée de Bretagne, Champs Libres, 10 cours des Alliés, Rennes. Tarif : 4€.

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Du 18 mars au 4 décembre 2022, le musée de Bretagne aux Champs Libres, à Rennes, présente l’exposition Celtique ? Entée sur de nombreuses ressources et à rebours de nombreuses idées reçues, l’exposition questionne l’identité celtique de la Bretagne. Une identité celte qui s'affirme en Bretagne au début du XIXe siècle avant d'être revendiquée, voire instrumentalisée par certains… L'exposition Celtique ? entend l'analyser d'une manière scientifique.

https://youtu.be/Vq2zhu717XM
https://youtu.be/1a1eL1sUcOg

Dans la culture populaire, la Bretagne est fréquemment associée à un imaginaire celtique, peuplé de druides ou de forêts légendaires. Les multiples produits de consommation de masse à l'effigie d'une Bretagne celte promulguent clairement cette appartenance par le biais de symboles et motifs, tels le triskell, couramment récupérés sans maîtrise scientifique.

La littérature, la publicité, la communication, ou encore les jeux vidéo, le cinéma et la musique sont autant de productions qui se font le reflet d'une identité régionale forte. Celle-ci est toutefois alimentée par des incompréhensions, principalement depuis le XIXe siècle. Mais qu'en est-il réellement de cet héritage ? Quelles sont les données scientifiques dont nous disposons aujourd'hui ? Plus encore, quels sont les mécanismes de la construction identitaire ? Se construit-elle seulement à partir de découvertes, de recherches scientifiques, et de faits tangibles ?

expo celtique bretagne rennes

C'est sur ces nombreuses questions que le musée de Bretagne, sous le parrainage du musicien et auteur-compositeur Alain Stivell, se penche avec l'exposition Celtique ?, visible jusqu'au 4 décembre 2022. L'équipe s'est intéressée à la problématique des identités culturelles, à la construction des récits et de nos héritages, et à l'exploration des mythes, dans le sens où ils racontent des histoires sur notre projection individuelle et collective. Celtique ? retrace de manière chronologique, de l'antiquité à l'époque contemporaine, les faits tangibles, mais également les récits, et mythes qui ont construit l'identité celtique de la Bretagne.

Traiter d'un sujet aussi attractif que complexe attisera certainement le débat. La péninsule armoricaine est-elle réellement celtique ? Qui sont les Bretons finalement ? « La teneur du propos est avant tout un parti pris, un positionnement. Celui de montrer d'une part la démarche de construction volontaire, intellectuelle de ce celtisme en Bretagne. Mais d'autre part et surtout de questionner une filiation directe et naturelle qui viendrait, de par les idées communément admises en Bretagne, de ces Celtes de l'âge du fer, particulièrement du milieu du Ve siècle jusqu'à la conquête romaine », explique Manon Six, conservatrice au musée de Bretagne et commissaire de l'exposition.

expo celtique bretagne

Ce volet, absent des collections permanentes, s'inscrit dans l'actualité archéologique de l'Inrap : la découverte de bustes en pierre, et d'un saut en bois en 2019 sur le site de Trémuson dans les Côtes d'Armor. Présentée pour la première fois au public, cette mise au jour rejoint celle des bustes exhumés à Paule (Côtes d'Armor) en 1988. Ces objets présentent un caractère international dans leur savoir-faire artisanaux et dans ce qu'ils apportent à l'histoire de l'art et à l'Histoire. Ils renouvellent les données concernant une Bretagne celte et l’intérêt artistique, scientifique et muséographique pour cette civilisation. Ils attestent notamment que la Bretagne est intégrée à un vaste territoire, et qu'elle n'a pas été habitée plus tard que d'autres régions plus à l'Est, contrairement à ce que l'on pensait.

Les objets en métal, en verre, en céramique ou encore en pierre retrouvés sont autant de témoins d'une homogénéité culturelle. Ils ne justifient pas pour autant l'abondance du celtisme affiché en Bretagne, en comparaison à la Bourgogne ou l'Alsace où l'on a constaté une implantation plus importante de la culture celte. Les bustes en pierre, ceux de Paule et de Trémuson, permettent un rapprochement inédit du thème de la sculpture anthropomorphe avec d'autres exemplaires découverts dans l'est de l'Europe. Ils replacent la péninsule armoricaine dans une appartenance à une Europe celtique. Mais il s'avère impossible de prouver s'ils sont le fruit d'une production locale ou d'importations, les échanges et le commerce étant tout à fait naturels à cette époque. Sans foyers de production retrouvés, ces découvertes ne nous permettent pas de démontrer la spécificité de la péninsule bretonne, par rapport à ce long développement de l'histoire du celtisme.

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Alors, pourquoi la Bretagne est-elle si celtique par rapport à d'autres territoires en France, voire en Europe ? Elle qui s'est toujours revendiquée en tant que telle. « Il n'y a pas forcément de regroupement entre ce que les archéologues, les ethnologues, les musiciens attribuent au celtique et ce que nous les linguistes attribuons au mot celte. Dans la linguistique, notamment historique, le terme celte désigne une personne qui parle une langue de la famille des langues celtiques, notamment le gallois, le breton, l'irlandais. Peu importe son héritage culturel, cette personne est un celte », apprend-on dans une vidéo d'introduction. Au delà de la langue qui fait une identité, les traces sur la manière de vivre et les cultes funéraires constituent des preuves réelles d'identification. Preuves d'un héritage encore trop peu présentes sur le territoire breton.

Les recherches actuelles dessinent tout de même un paysage, un manière d'habiter, de produire et de consommer similaire à ce qui se passait Outre-Manche. Des inscriptions en gaulois attestent d'une présence dans la péninsule armoricaine, au moins dès le IVe siècle avant Jésus-Christ. Entre le IIIe et VIe siècle après Jésus-Christ, des sources hagiographiques, vies de saints et notamment la géographie bretonne carolingienne, racontent les migrations bretonnes et l'arrivée des Bretons de Grande-Bretagne vers la petite Bretagne.

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L'Histoire de roys de Bretagne, ducs, comte et princes d'icelle [...], Bertrand d'Argenté (auteur), 1583

Par la suite, tout laisse à penser à un façonnage intellectuel volontaire d'une civilisation en quête de racines. À l'archéologie et aux faits tangibles s'ajoutent les récits, inspiration future des artistes. Les Bretons eux-mêmes ont joué un rôle dans la diffusion. On constate un phénomène de construction dès le début du XIIe siècle, qui s'étendra jusqu'à l'époque contemporaine. Une première révolution littéraire diffusera vers l'Europe ces images encore présentes dans notre esprit. Le Barzaz Breiz (1867) de Théodore de Villemaqué succédera, de plusieurs siècles, au cycle arthurien de Geoffroy de Montmouth (XIIe siècle), mais celui que l'on retiendra est James Macpherson, traducteur des poèmes d'Ossian, barde du IIIe siècle, en 1760. « L'Europe est alors très imprégnée de culture gréco-romaine. Elle pense que la nature de toute chose, que l'origine de toute chose est le monde gréco-romain », déclare Manon Six. « Le nord de l'Europe arrive comme une source potentielle d'origine de culture, de traditions, de civilisation entière. »

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Bien que désigné comme un faussaire, Macpherson plante la graine de la celtomanie... L'Europe entière subit une révolution de pensée incroyable et se prend de passion pour la recherche de racines de son propre territoire, autres que celles de l'aristocratie et la royauté. Dès le XIXe siècle, le peuple cherche des preuves d'un passé antique autre que celui gréco-romain. Lesdites preuves prennent des formes fantaisistes, telles des pierres dressées... « On bâtit à ce moment-là l'erreur de penser que les mégalithes bretons provenaient peut-être de cette période celtique, alors qu'il datent du néolithique. »

Ce mouvement commencé à la fin du XVIIe siècle accompagne les idées pré-révolutionnaires. La récupération du travail de Macpherson donne cette visibilité au peuple qui cherche à s'opposer à l'ordre instauré. « Une nation, quand elle naît juste après la révolution, a besoin de trouver des ancêtres, une histoire. » Les racines gauloises leur apparaissent alors, peut-être, comme les racines de la véritable Europe. Au début du XXe siècle, le celtisme devient idéologique et confirme cette construction volontaire.

expo celtique rennes

Le sentiment d'adhésion et de revendication des Bretons, souhait permanent au fil des siècles, se révèle tout aussi intéressant que la démonstration scientifique. « Certains vont se sentir celtes, sans être bretons de naissance, mais seulement parce qu'ils vont se reconnaître dans des leviers d'appartenance », conclut Céline Chanas.

Celtique ?, musée de Bretagne, Champs Libres, jusqu'au 4 décembre 2022.

SAMEDI 9 AVRIL À 15H : les Celtes au cinéma, rencontre avec Erwan Cadoret

MERCREDI 20 AVRIL À 18H30 : les statuettes de Trémuson : une découverte exceptionnelle, rencontre avec Stéphane Bourne et Joseph Le Gall, en partenariat avec l’INRAP

DIMANCHE 24 AVRIL À 16H : projection en vostfr du film Le peuple loup, en partenariat avec l’AFCA

DU 11 AU 13 MAI : LE FESTIVAL INTERCELTIQUE DE LORIENT ACCUEILLI AUX CHAMPS LIBRES

MERCREDI 11 MAI À 12H30 : Concert de FOURTH MOON (duo)

JEUDI 12 MAI À 18H30 : l’intercelticisme, rencontre avec Erwan Chartier

VENDREDI 13 MAI À 12H30 : Concert de NOON

Retrouvez l’ensemble de la programmation est à retrouver sur le site internet des Champs libres.

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Expo Celtique, du 18 mars au 4 décembre 2022, musée de Bretagne, Champs Libres, 10 cours des Alliés, Rennes. Tarif : 4€.