Cet ouvrage est un chef-d’œuvre de la littérature. Texte fondateur du roman japonais, Le Dit du Genji ou Genji monogatari a été écrit par une femme au début du XIe siècle. Il raconte la vie du prince Genji dans la société de la cour impériale et apporte un éclairage exceptionnel sur la culture japonaise : poésie, musique et peinture accompagnent le Genji en politique et en amour tout au long de sa vie mouvementée. L’œuvre retrace les mille et une intrigue politico-amoureuses de la cour de Heian dans une grande farandole d’histoires mêlant sensualité et raffinement, récit et merveilleux, satire et comédie, légendes et réalité. Si le personnage principal est bien un homme (Genji), ce sont bien les femmes qui orchestrent les rouages de l’aventure qui se déroule tout au long de l’ouvrage. Un livre fabuleux avec une forme abrasive et délicate. Une invitation à vivre un moment rare et merveilleux. Tutoyer la grâce, toucher la volupté et se perdre dans le cœur des passions. Plus qu’un livre, un trésor, une sorte de Graal de la littérature japonaise.

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Le Dit du Genji de Murasaki-shikibu illustré par la peinture traditionnelle japonaise, Murasaki-Shikibu (Auteur), Estelle Leggeri-Bauer (Auteur), René Sieffert (Préface)
Diane de Selliers, éditeur (11 septembre 2008), 1260 pages, 150€

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7 Commentaires

  1. 150 Euros pour un texte du 11ème sièce !! Bon ok, c’est un bel ouvrage illustré de magnifiques peintures et additionné de préfaces et commentaires explicatifs. Mais cela rend le texte élitiste au possible. A méditer à l’heure du numérique….

  2. Hello

    Ton commentaire est assez curieux et même si chacun à le droit d’avoir son propre avis, il faut aussi faire preuve de réflexion intensive par rapport à une problématique.
    D’une, la présentation d’un ouvrage aussi spécifique que celui dont on cause aujourd’hui doit s’appréhender en fonction de la haute qualité de son texte en tout premier plan.
    Et comme chacun le sait il existe, pour chaque livre, différentes éditions en fonction de ses moyens, de ses envies, de son intérêt…
    Si quelqu’un veut combiner la lecture d’un livre au plaisir de ranger un beau livre dans sa bibliothèque au plaisir d’admirer du texte qui se combine à de l’art, la version présentée ici est parfaite pour ça. Le public qui désire juste appréhender le texte et rien de plus saura par lui-même que ce n’est pas cette édition qu’il faudra acquérir mais une autre.
    A l’inverse celui qui voudra obtenir une version plus rare pourra toujours trouver une édition plus belle, plus limitée…
    Donc à défaut de vouloir tomber dans une société communiste avec tout le monde lisant le même exemplaire….
    Donc l’objet est peut être élitiste mais surement pas le texte mais bref on ne va pas refaire le monde en citant le scandale des gens qui mangent des louchent de caviar pendant que d’autres crèvent de faim.
    Quand à ta dernière remarque, je ne vois pas en quoi cela a un moindre rapport avec le numérique. Une bibliothèque vide avec un Ipad ou une liseuse quelconque en guise de décoration, c’est surement pas mal mais pas de mon goût.
    Et puis bon pour le moment les livres papiers et les livres électroniques sont à des prix identiques donc pour ma part il n’y a pas photo quand au choix à faire.
    Evidemment si tu considères le piratage comme moyen de possession, évidemment cela est quasi gratuit mais hors la loi donc…
    Et si cela t’intéresse de comparer les avantages du papier par rapport au numérique, je t’invite à te rendre sur mon site afin de voir que ce n’est pas si limpide que cela.
    L’empreinte écologique, la non agréabilité… mais ceci est un autre débat.

    • Je voulais créer le débat avec ma remarque, c’est réussi …. même si globalement je suis d’accord avec tes arguments.
      N’ayant pas tenu cet ouvrage dans les mains, je ne m’avancerai pas sur le prix excessif ou non en fonction de la qualité du tirage des photos des oeuvres, de la traduction ou des ajouts.
      Sur le numérique, il est anormal pour bon nombre d’oeuvres que le prix soit le même entre numérique et papier, mais il tient pour beaucoup au mode de production qui n’est pas encore adapté à cette diffusion. Il n’y a qu’à voir du coté du « codage » des epub pour voir qu’il y a beaucoup à faire de ce coté là.
      Alors oui, un livre est un produit tactile pour beaucoup que l’on aime posséder… La Possession est-elle une obligation ? Bon, c’est un vaste débat.
      Hum, à part pour des ouvrages touchant l’art, à l’iconographie riche, ou encore des encyclopédies à la thématique très ciblée ne retrouvant pas encore d’équivalent en numérique (ça ne saurait tarder) je ne suis pas dans cette optique. En matière de littérature, le numérique est particulièrement adapté à la manipulation, mais les liseuses doivent encore progresser dans l’ergonomie.
      Pour une même oeuvre, il est bon en effet d’avoir le choix entre une édition papier élitiste comme ci dessus, une édition papier plus normale et une ou plusieurs éditions numériques, un peu comme les éditions de poche et les autres. Le public y est différent pour chacune.
      Personellement, j’ai pas mal de ce que l’on appelle « les Beaux LIvres » mais je les ouvre assez peu souvent après la première lecture. Coté romans en poche, c’est pire : depuis le numérique, je n’en ouvre quasiment plus en dehors d’emprunts à la bibliothèque et je redécouvre avec bonheur quelques classiques aussi. Ma bibliothèque personnelle est en train d’évoluer avec son temps, dirait-on,mais les éditeurs ont encore du mal.

  3. Hi

    Mais j’adore le débat et puis on se rejoint quand même pas mal. Et effectivement cette discussion pourrait ouvrir à débat et pourquoi pas à l’écriture d’articles complexes, une idée d’ailleurs. Pour le tactile je suis aussi contre car déjà que les gens sont rivés à leurs portables dans le métro si en plus on devait se taper des liseuses, le paysage en serait que plus obstrué. Le point le plus commun entre nous est évidemment que l’on devrait avoir le choix et surtout que le prix soit en fonction. Mais même cela c’est compliqué, pourquoi le matériau textuel devrait valoir moins cher sur tel ou tel support.
    Je ne vais pas évoquer la transmission aussi car cela est un autre débat.
    De toute façon le sens de l’histoire va faire qu’il y aura deux mondes : le papier et le tactile.
    Et puis entre nous l’essentiel est quand même que les gens lisent et peu importe le support.

    ps : il fait du bien d’avoir des débats de ce genre. Surtout que j’ai vu que tu étais pas mal ciné et moi aussi.
    ps2 : j’ai trainassé un peu sur ton blog et j’aime bien même si évidemment quelques désaccords existent 🙂

    • Nous sommes parfaitement d’accord sur le fait que l’essentiel est que les gens lisent. Tu noteras que dans les transports, beaucoup lisent des livres, magazines, poches ou pas, etc… et qu’ils ont déja des smartphones qu’ils utilisent pour twitter, surfer, facebooker, etc… Bref, le changement est déjà en marche et la possibilité de lire aussi sur ces supports est un plus.
      Si notre débat peut aussi servir à mettre en lumière ce superbe texte, je crois que cela sera bien. Il est bon de pouvoir débattre aujourd’hui sur un sujet si complexe et qui est un peu confisqué malheureusement. Le jour où j’aurais à « editer » numériquement une petite oeuvre perso, je traiterai surement des possibilités de diffuser, mettre en forme, par exemple, un domaine mal connu et que je ne maitrise pas du tout pour l’instant.
      Le matériau textuel est rarement du même auteur que les photos, dessins, ou les traductions. Ce qui explique un surcout. D’autant plus dans l’industrie papier car ce ne sont pas les mêmes procédés d’impression. En numérique, cela sera un peu différent à terme mais il y aura aussi à gérer les droits d’auteurs et le domaine public. J’aborde justement le sujet du prix demain dans un article nous aurons, j’espère, l’occasion d’en discuter.

      PS : j’ai aussi consulté ton site, très complexe mais intéressant étant donné nos points communs. Tu es le bienvenu aussi pour rebondir sur les articles qui ne sont pas repris ici :p

  4. Hello

    Ice mon avocat est là pour défendre ma cause contre ta volonté de tout numériser. Gâre à toi. Sinon j’ai préparé mes arguments pour défendre aussi le bon cinéma polaire. 🙂

    • Mais tu es le bienvenu avec ta peau d’ours (c’est tactile ça) pour débattre.
      Je ne déteste pas tater un papier velin (pas de vrai veau par contre ! ) ou un ouvrage richement et superbement mis en page. Mais je ne m’attache plus forcément à la possession d’un tel ouvrage, tant que je peux le consulter. Un choix dicté aussi par les modes de vie, la place chez soi….
      J’ai trop de CD et de vinyls aussi… sans parler des DVD (bouh, le vieux, il a des CD diraient les gamins)

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