La semaine dernière, la Ville du Havre a ordonné le retrait de 8500 mousses au chocolat destinées aux enfants des cantines scolaires en raison de la présence d’un d’ingrédient : gélatine de porc. Depuis, la polémique enfle dans les médias et les réseaux sociaux. Entre « gâchis alimentaire » et « atteinte à la laïcité », il convient de s’interroger sur la raison de l’emploi d’un tel ingrédient alimentaire.

Non, aucun risque d’intoxication alimentaire ne menaçait les enfants. Ces mousses au chocolat auraient pu être consommées. Il suffisait de les distribuer dans les maisons de retraite et à tous ceux qui ont faim. Mais, curieusement, personne ne s’interroge sur l’origine du problème : l’utilisation de gélatine de porc. Pourtant, il suffit de regarder autour de soi, sa mère, son père, son épouse, son époux, son copain pâtissier : aucun ne recourt à cet ingrédient dans l’élaboration de sa bonne mousse.

En réalité, ce sont les industriels qui ont pris l’habitude de remplacer des ingrédients comme l’ovalbumine de l’oeuf par des sous-produits animaux bon marché. Pourquoi ? Économiser quelques centimes. Quant à l’argument de la conservation, il ne tient pas. Les plats des cantines du Havre sont élaborés localement afin d’être consommés rapidement. Dès lors, l’utilisation d’un gélifiant animal n’était aucunement justifiée. Il n’y aurait plus eu dés lors aucun problème.

 

Pour information, à la manière de l’huile de palme déguisée en huile végétale dans les listes d’ingrédients (voir notre article), la gélatine de porc est présente dans la plupart des bonbons, des desserts et des pâtisseries industriels sous le terme de « gelatine » sans autre précision. 

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