Depuis quelques années, Jean-Claude Chalende est connu des habitués du Marché des Lices. Il vend des andouilles et fait parfois…l’andouille pour attire le chaland. Mais c’est toujours intelligemment fait. On l’a retrouvé chez lui, à Villedieu les Poêles. Preuve est encore faite que l’on vient de loin pour fréquenter le marché.

 

Depuis plus de 25 ans, Jean-Claude Chalende fabrique de l’andouille, uniquement de l’andouille. “Je travaille un seul produit. Cela me suffit amplement,” dit-il. Pourtant, cet ancien charcutier est capable de tout faire, des tripes aux boudins en passant par le pâté de campagne. Mais pour sa charcuterie bien-aimée, il voue une vraie passion. Celle qui le pousse à passer des heures dans son atelier à embosser, sécher, fumer et à vendre ses andouilles.

A Villedieu les poêles, il a pignon sur rue dans sa boutique aux allures d’antan. On aime ses crocs de bouchers où pendouillent les andouilles, sa vieille caisse automatique et sa charmante employée, Patricia. Recommandé par le Petit futé, Jean-Claude Chalende fut le copain de Jean-Luc Petit-Renaud et le fournisseur du Ritz. Depuis, il fournit toujours les meilleures tables. En revanche, évitez d’aborder la question de l’andouille de Vire. Cela pourrait tourner en eau de boudin… Sachez tout de même qu’il existe depuis belle lurette une tradition sourdine de l’andouillerie.

Mais chut… je vous le dis, il ne veut pas entendre parler de comparaison : “Il y a une petite rivalité,” concède-t-il. Mais rien de grave pour les amateurs de boyaux de porcs… Tout juste doivent-ils savoir que l’andouille de Villedieu est un peu plus sèche.

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