Deux mille ans après leur rédaction et cinquante ans après leur découverte dans le désert de Judée, des manuscrits de la mer Morte sont consultables en ligne depuis lundi 26 septembre. En une semaine, plus d’un million d’internautes ont déjà eu recours à ce service.

 Le musée national d’Israël et Google s’emploient à rendre accessible sur Internet cette collection de textes bibliques et apocryphes, acquis par l’Etat hébreu entre 1947 et 1967.
Cinq manuscrits ont été publiés lundi, dont le livre d’Isaïe. Le procédé mis en place par Google autorise à chercher un passage dans le texte et de le traduire en anglais.
Les mois prochains verront la mise à disposition progressive d’une édition quais complète des manuscrits. Ce qui permettra une meilleure conservation des originaux qui ne sortiront des réserves qu’à titre exceptionnel.
Les manuscrits de la mer Morte, également appelés manuscrits de Qumrân, sont une série de parchemins et de fragments de papyrus juifs rédigés aux environs du Ier siècle av. J.‑C. et retrouvés en 1947 et pendant les années qui suivirent dans des grottes se trouvant à proximité du site de Qumrân, alors en Transjordanie.
La découverte officielle de ces 900 manuscrits a été faite entre 1947 et 1956 dans onze grottes. Les manuscrits bibliques hébreux de la mer Morte sont antérieurs de plusieurs siècles aux plus anciens textes connus jusqu’alors et présentent un intérêt considérable pour la science biblique.
Ils ont été fréquemment attribués, mais sans preuve définitive, au groupe des Esséniens.
La découverte majeure de Qumrân est le rouleau d’Isaïe A, devenu mondialement célèbre. C’est le plus ancien manuscrit hébreu complet connu d’un livre biblique : le Livre d’Isaïe. Le texte est écrit en 54 colonnes sur 17 feuilles de cuir cousues ensemble bout à bout, d’une longueur totale d’environ 7,30 m. Il a été confectionné au IIe siècle av. J.‑C.

Laisser une réponse

SVP rédigez votre commentaire
Merci d'inscrire votre nom