Le mardi 10 juin, le Tambour mettait à l’honneur la musique dans les jeux vidéos. Il était question de la bande musicale de Final Fantasy VII. Célèbre RPG (Rôle Playing Game, comprendre « jeu de rôle »), produit au Japon en 1987 par Square Enix (anciennement Squaresoft). Le principe : incarner un personnage virtuel au travers d’une console qui mène à un univers fantastique.

 

Il convient ensuite choisir sa spécialité (notamment guerrier, mage noir, mage blanc, moine ou voleur) et réaliser des quêtes et des combats tout en explorant ce monde. Initialement conçue pour la console NES (Nintendo Entertainment System), la franchise Final Fantasy se retrouve à présent sur de nombreuses plates-formes (consoles, pc, téléphones). Derrière cette série : Hironobu Sakaguchi, le créateur, Yoshitaka Amano au design (jusqu’au sixième) et Nobuo Uematsu, le compositeur à qui l’on doit les magnifiques musiques de la saga dont celles du septième opus reprises par l’orchestre de l’association Dièse Plus Six dirigé par Johan Dargel.

Symphonie et jeu vidéo

final fantasy VII, rennes
Final fantasy VII

Avec l’arrivée de ce jeu, dix ans après le début de l’aventure, c’est une nouvelle page qui s’est écrite pour Final Fantasy. Le designer Tetsuya Nomura a pris la relève de Yoshitaka Amano et innova avec des images de synthèse 3D, des décors pré-calculés ainsi que des cinématiques (séquences vidéos) uniques à l’époque. Mais c’est également grâce aux morceaux composés par Nobuo Uematsu que la saga est devenue si célèbre. Adaptés à la technologie de l’époque, les thèmes sont aujourd’hui mythiques et parfaits pour les ambiances de cet univers particulier. Distribuées en trois actes (3 CD- ROM), elles peuvent tout autant s’apprécier en dehors du jeu, comme de vraies œuvres. Considérées comme un chef-d’œuvre, les étudiants en musicologie de l’Université Rennes 2 et amateurs de musique de l’association souhaitaient partager et revisiter les créations du compositeur japonais. L’occasion de redécouvrir ce répertoire mêlant acoustique et électronique. Avec la partition arrangée par Ronan O’Luasa et interprétée par l’orchestre, certains morceaux touchent d’ailleurs particulièrement. On peut citer la douceur de l’Aeris’ Theme, la surprise face aux différents thèmes Chocobo amenant une touche de légèreté et la puissance du morceau One-Winged Angel accompagné d’un chœur de cinq chanteurs qui a rejoint les musiciens. À noter qu’il aurait été plus judicieux de les séparer en deux groupes de chaque côté de l’orchestre pour permettre à l’ensemble de la salle de profiter du mélange entre les paroles tirées du Carmina Burana (manuscrit regroupant des chants profanes ou religieux composés en latin médiéval entre 1225 et 1250) et l’acoustique des instruments.

Les étudiants au rendez-vous

Bien que l’événement soit ouvert à tous, la majorité des spectateurs était des étudiants. Comme souvent. Est-ce en raison d’un problème de communication au-delà du campus ? L’intérêt pour cet univers est-il propre à cette génération ?
Malgré tout, la salle était comble et une chose est sûre, les personnes présentes ont pu profiter d’une magnifique représentation. Les morceaux étaient très bien interprétés si bien que le public en redemandait. À la fin, de nombreux spectateurs se sont levés pour applaudir l’orchestre de jeunes musiciens. Ce genre d’hommage est une belle idée qu’il serait intéressant de renouveler avec, pourquoi pas, l’interprétation d’œuvres d’autres compositeurs importants dans le milieu du jeu vidéo ou encore de l’animation (Joe Hisaishi pour les films d’Hayao Miyazaki).

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