Favoris de ces dernières semaines, Catherine Ringer et Hubert-Félix Thiéfaine n’ont pas fait mentir la rumeur. Ils ont glané davantage de suffrages que  Nolwen Leroy, Zaz ou Camille et son splendide album Ilo Veyou ou, encore, Thomas Dutronc et le pimpant Julien Clerc. Des 27e Victoires de la musique à la hauteur de leur choix malgré une faible audience et une cérémonie qui tirait un peu en longueur.

On se réjouit de ce choix de personnalités tout à la fois originales et inscrites depuis des décennies dans le paysage sonore français. Ring’n’roll et Suppléments de mensonge sont à la fois des albums de maturité (maturité accouchée dans la douleur) et d’une puissance évocatrice à faire pâlir les jeunes poulains. Dans Ring’n’roll, la variation sur la 5e de Malher, intitulée du nom du compositeur néo-romantique, est éblouissante, fragile comme les plus beaux moments de la vie amoureuse. Avec Suppléments de mensonge, Thiéfaine semble faire une pause après une vie solitaire entourée de mystères passée dans un train qui déraille de loin en loin en direction de l’ailleurs.


Animula blandula vagula : Âme de diaphane intimité, hôtesse et compagne de mon corps, tu verses vers des lieux délavés, escarpés et dénudés, où ne résonnent tes jeux d’esprit…

Un commentaire

  1. J’ai failli faire un édito sur cette pitoyable soirée mais non, pas cette année. Le palmares est à l’image de cette profession : hors du temps ! Il aura donc fallu plus de 20 ans pour que HFT soit reconnu à sa juste valeur. Il aura fallu bien des années pour que Catherine Ringer obtienne quelque chose. Il aura fallu que Skip The Use (reperé il y a 3 ans en première partie de Trust dans une petite salle) assagisse sa musique pour avoir droit à une nomination. Et j’en passe…. Une soirée soporifique, un public endormi et ridicule et toujours la même chose :
    La musique ce n’est pas le classique d’un coté, le jazz d’un autre et le reste ensuite avec l’oubli du metal, du hard rock, et du rock, du vrai…. La catégorie musique électro et dance est ridicule. Le terme musique urbaine montre bien l’ignorance de cette profession (ah bon, on fait pas de hip hop en dehors des villes?).
    Alors les prix et cette soirée ne sont que le signal que comme leurs sinistres représentants Pascal Nègre and Co, l’industrie musicale et ses votants ne représentent en rien la musique en France ! Et vu qu’à coté de ça on nous propose les NRJ Music Awards, ça ne va pas s’arranger !

Laisser une réponse

SVP rédigez votre commentaire
Merci d'inscrire votre nom