Parmi toutes les versions des Noces de Figaro, l’une brille de l’éclat du mythe parmi les étoiles. C’est la mise en scène de Giorgio Strehler à l’opéra Garnier en 1973. Sa version filmée vient enfin d’arriver dans les bacs : elle s’est déroulée en 2006 à la Scala de Milan. Une réussite en 6 points :

1. La distribution : un casting aussi complet qu’homogène.

2. Une qualité d’image exceptionnelle. Les éclairages sont d’une finesse exquise. Les décors sont splendides et les costumes gracieux. Au service d’une mise en scène qui est une mécanique de précision…

3. La direction d’acteurs ne connait aucune fausse note.

4. La captation en multi caméras donne du relief à l’ensemble. Le montage est équilibré, sans favoritisme.

5. Les perfections vocales sont remarquables, notamment dans la gorge de la fabuleuse Susanna Diana Damrau. Une interprète au jeu intelligent et sans cabotinage, à la silhouette parfaite et à la vivacité finement expressive.

6. Le seul « Deh vieni, non tardar » suffit à démontrer que l’on est dans un ailleurs, une prestation vocale d’anthologie. Et comme le reste des ingrédients est presque du même niveau, l’on voit aisément la qualité de cette sortie.

Indispensable.

Comme le sont les maris modernes, systématiquement infidèles, capricieux par génie et tous jaloux par orgueil.

David Norgeot

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Le nozze di Figaro – Teatro alla Scala (2006), Mozart/Andrea Battistoni/Giorgio Strehler, 41€. Attention reprise à la Scala aux mois de mars et avril 2012.

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