Dans L’amour est déclaré, Maud, fille d’un illustre acteur actuellement à l’affiche, déboule dans la vie de l’auteur. En suit un grand chamboulement qui tourne au conte de fées. Adieu la débauche alcoolique, le LSD et autres drogues du même acabit. Hypnotisé par les yeux de cette femme, Nicolas Rey convie le lecteur à parcourir sa vie amoureuse, loin de ses déboires passés. L’amour est-il creux ?

D’emblée, autant dire que la personne qu’est Nicolas Rey nous est sympathique. Certes, davantage l’écrivain moyen qu’il fut longtemps, aujourd’hui, il vire au médiocre.

L’amour est déclaré est un récit d’une banalité consternante. L’amour raconté si banalement est à vous en dégouter. Que l’ouvrage soit faiblard, qu’il soit marqué de la forme chère à Nicolas Rey : chapitres brefs et phrases courtes au service des interrogations du narrateur, soit. Mais quel amas de poussifs poncifs ! Il ne manque pas un seul cliché relatif à la crise de la quarantaine ; mieux : il en invente.

Sa vision et conception de l’amour arrive juste à la hauteur d’une bluette façon Harlequin pour adolescente décérébrée. Stop, on ne tire pas sur une ambulance à trois roues, le passager y est forcément déjà mort. Vite redonnez lui ses anciennes drogues, il va peut-être ressusciter !

En tout cas, ou la drogue de  l’amour ne lui convient pas ou il s’illusionne totalement sur ce qu’il croit vivre. Sans doute les deux.

Bref, vous comprendrez que l’acquisition de cette fumisterie de plumitif escroc est à éviter. À la rigueur comme cale pour votre lit, mais à 18€…

2 Commentaires

  1. Mon confrère David va encore m’en vouloir : Comment supposer que l’escroc pourrait écrire quelque chose de correct en se pavanant avec du vent et son look de bobo dans la bonne société parisienne comme il le fait depuis des années…. Oui, l’homme ne m’était pas sympathique, pas plus que son oeuvre, à l’image des Alexandre Jardin etc…. Non, ne tirons pas sur l’ambulance, c’est vrai et un bon morceau de bois de chute de votre magasin de bricolage servira pour votre lit. Merci au moins de nous prévenir.

  2. Hi camarade

    Moi tu sais je n’en veux à personne j’assume autant mes choix que mes goûts ainsi que mes défis.
    Et puis tu sais : persister est un acte courageux

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