À l’occasion d’un concert remarqué à La flèche d’or le 28 novembre, le public parisien a pu découvrir l’anglo-italien Jack Savoretti à travers son dernier album, Before The Storm. Chronique d’un concert et d’un album d’un musicien à suivre.

Le 1er album de Savoretti paru en 2007, Between the minds, avait révélé une voix chaude aux accents éraillés. Ce bouquet de titres plus séduisants les uns que les autres constitua un vrai cadeau pour les mélomanes et les aficionados des titres acoustiques aux riches arrangements. Le titre Dreamers n’était pas sans évoquer David Mc Williams.

Mieux, Jack Savoretti s’était permis de sortir une version « deluxe » de son premier album avec, notamment, une reprise de Johnny Cash, Ring of fire, enregistré en live à Paris. Cet album à deux galettes est à recommander, car il contient des inédits et des versions acoustiques de toute beauté. Son deuxième album Harder than easy, paru en 2009, s’inscrivait dans la même veine. Malgré cela, Jack Savoretti n’a pas réussi à percer et son CD resta longtemps difficile à trouver.

Si une préférence personnelle va à son premier opus, Before the storm ne déroge pas à la règle qualitative, bien au contraire. Jack Savoretti livre un album frais et agréable à l’écoute avec son rythme entrainant au carrefour folk, country, rock’n’roll & blues. Les ballades dégagent toujours autant d’émotion. De fait, Jack Savoretti est aussi bon chanteur que parolier : il nous raconte ses histoires avec ferveur. Pas de temps morts sur cet album (trop court ?) qui s’écoute sans faillir.

Pour promouvoir son album, Jack Savoretti s’est associé sur scène à Jake Bugg, un jeune musicien influencé sixties (nous en reparlerons plus tard) pour plusieurs dates, dont le 28 novembre à La Flèche d’or. Jack Savoretti est arrivé avec sa guitare seul sur scène devant un public très jeune qui a priori ne le connaissait pas. Une excellente prestation, malheureusement trop courte (à peine 25 minutes), a conquis le public. Il a interprété une partie des titres de Before the storm, dont la séduisante mélodie Not worthy et l’entraînant Knock knock. Sur scène, avec une voix presque cassée, il a démontré qu’il était un vrai frontman jusque dans son final plébiscité, For the last time.

Sa performance a fait écho à l’album de Danny Vaughn avec lequel Savoretti est assez proche en acoustique (c’est bon deux docteurs…), sans que leurs voix soient similaires. Seule déception, Jack Savoretti n’est pas revenu pour un rappel et n’aura pas gratifié l’assistance de Dreamers, Dr Frankenstein et autre Gypsy love. Cela étant, cet artiste dispose de morceaux de qualité susceptibles de séduire un public varié. Vivement qu’il revienne en concert. Et en tête d’affiche.

1.Not Worthy
2.Take Me Home
3.Breaking the Rules
4.The Proposal
5.Vagabond
6.Changes
7.Last Call
8.Come Shine a Light
9.Before the Storm
10.Crazy Fool
11.Lifetime

12.Knock Knock
13.For the Last Time




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