À Unidivers, nous essayons de traiter l’actualité comme le fait culturel : avec différence, recul et analyse. Mais pour ce faire, il convient de trouver de bonnes sources d’informations afin de confronter les points de vue. Ce n’est pas une mince affaire. Alors que nous sommes gavés d’images, il faut parfois chercher loin.

La TNT propose chaque jour deux chaines d’information continue et six chaines généralistes qui disposent de véritable rédaction pour fabriquer un journal télévisé. Pourtant, entre informations « people », promotions de films et sujets récurrents, il n’ya que peu de place pour une véritable information neutre et détaillée. Mais est-ce le rôle de la télévision, au fond ?

Après l’image, il y a le presse-papier ou ce qu’il en reste. Tant la presse écrite cherche un second souffle en France, notamment dans le format quotidien. De plus en plus de lecteurs se rabattent sur les gratuits et leur information partiale et partielle ou sur les sites web de ces mêmes journaux. Entre applications et sites, il y a de quoi faire. Pourtant, on retrouve souvent les mêmes dépêches recopiées des agences de presse, voire un peu commentées. Bien sûr, des sites et applications promettent le « meilleur » de l’actualité. On appelle cela des agrégateurs d’information. La presse a fait les choux gras de Google actualités mais participe aussi à alimenter les flux d’information de concurrents plus évolués qui ont pour nom : Flipboard, Pulse, Taptu, Feedly, etc.

Tous vous proposent, à leur manière, de sélectionner des flux d’informations (via les flux RSS, ce petit carré orange que vous voyez en haut à droite d’Unidivers) selon vos goûts –  donc de bâtir vous même votre magazine. Une petite touche de sport, de politique, de people ou de cuisine. Et vous voilà à la tête d’un journal rien qu’à vous. Cette promesse de tri dans cette jungle d’information conduit paradoxalement le lecteur à être dépassé par cette accumulation de choix aboutissant in fine à des résultats identiques. Ainsi verra-t-on 10 fois la même information si on rajoute uniquement des flux français. Il faut aller plus loin que ces outils de base.

Obligation : ne pas se cantonner au français. À la manière de « courrier international », vous pouvez agrémenter votre choix de sources étrangères en langue anglaise, car les agences du monde entier produisent des flux RSS en anglais. Vous lirez les points de vue d’Al Jazeera, d’Haaretz, du Washington Post et de bien d’autres sur les informations du monde entier et vous pouvez très bien y rajouter le flux d’Unidivers et de vos blogueurs et analystes favoris. Il suffit de rajouter les adresses dans l’interface de configuration de ces sites/logiciels. Mais il y a mieux encore, car vous pouvez sauvegarder ou marquer vos articles favoris pour les lire plus tard, offline (sans avoir de réseau 3G sur le téléphone). Vous serez mieux concentré qu’entre deux arrêts de bus. Et puis surtout, mixer ces différentes sources vous permettra de mieux comprendre les mentalités et les goûts de nos voisins afin de mieux interpréter leurs choix politiques et économiques.

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