Noi dobbiamo sapere che siamo esistiti – nous devons savoir que nous avons existé. Le film s’inspire du culte du purgatoire à Naples. C’est une errance faite de rencontres, de lieux sacrés, d’histoires vécues, de témoignages et de rêves, une immersion dans le questionnement immanent au culte ; nous devons savoir que nous avons existé. L’âme du purgatoire est un habitant de ce monde. Le mort anonyme, qui paraît en rêve et erre ainsi parmi les vivants ; l’inconnu croisé dans la foule ; le regard du défunt immortalisé en photo. L’Autre. L’un des autres, chacun de nous. Je suis un habitant de ce monde. Je suis l’un des autres.

Toi qui entre ici abandonne toute espérance (Dante, La Divine Comédie, L’Enfer)

In purgatorio décrit des personnes à travers leurs émotions : ce qu’ils sont, rêvent, veulent.

L’ambiance est chantante grâce à ce langage si particulier des Napolitains. Le spectateur est touché autant par le cœur que par les oreilles. Une poésie se diffuse sans fin dans une l’atmosphère empesée par l’ombre sans main de la mafia.

La voie est ainsi onirique et semée d’embuches. Un coup, la promenade avance lentement ; un tour, on se perd entre deux mondes si distincts. Au détour se déroulent certains rites ancestraux, des pratiques de foi insolites, des fins de questions et des débuts de réponses existentielles. La désespérance se mêle à des espoirs fous.

Et ce voyage à l’intérieur de ces sentiments mêlés fait qu‘In purgatorio transcende le cadre d’une simple beauté. Le spectateur est projeté dans un monde où le système de valeurs est à la fois intime et étranger. Dans des zones irréelles et troublées. Où l’introspection devient guide.

Un film qui rend un hommage gracieux à la face visible et invisible de(s) monde(s).

A voir pour s’évader et rêver, et plus si affinités.

David Norgeot

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In purgatorio, Giovanni Cioni, 1 février 2012 (1h 09min)

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