Le Rock FM ou Hard Rock FM a ses fans depuis maintenant 30 ans. H.E.A.T. en est un bon représentant. Le groupe suédois vient de produire son 4e album après 6 ans de services. Bons et loyaux ? Tour d’horizon de Tearing Down the Walls…

 

Ceux qui avaient failli représenter leur pays à l’Eurovision 2009 ont eu le temps de se faire un nom sur la scène glam et hard mélodique européenne. Tel un métronome, le groupe sort tous les deux ans un album qui les conduit à chaque fois un peu plus haut dans les charts. Sauf… ce dernier Tearing Down the Walls qui semble marquer un coup d’arrêt. En voilà l’explication.

Tearing down the walls

« Point of no return »  qui ouvre l’album est un morceau très gnangnan. Et le plus triste : il s’avère hélas être un des meilleurs titres de l’album.  « A shot of rédemption » : un titre prétendument soul et qui en est en pratique dénué. Ca ressemble à du Stage Dolls. La mélodie n’a absolument rien d’original et le titre est vraiment pauvre avec des chœurs bien lourdauds… « Inferno » est un titre assez rapide avec une mélodie agréable. La guitare est excellente, et on pourrait penser à WigWam sur ce titre qui fait partie des deux bons de l’album.

« Tearing down the walls » est une semi-ballade plutôt insipide, car si le couplet n’est pas trop mauvais, mais peu original, le refrain ne colle pas du tout : l’ensemble sonne ringard. Mais ils font encore plus fort avec  « Mannequin show ». Le top de la ringardise atteint son comble dés le départ avec un clavier à hurler de rire. Dans la veine, la mélodie vaguement imitée de  « Woman in love » de Barbra Streisand est à se rouler par terre. Bref, l’ensemble ne colle pas.

Bien sur, si l’on est resté à Gold et son « Capitaine abandonné », on peut trouver du plaisir. Car nous n’en sommes pas loin avec « We will never die ». Retour aux années 80 avec ce morceau rock FM déjà entendu des centaines de fois ; et les « Oh Oh » du chanteur ne sont pas loin du groupe français précité. Idem pour « Emergency »  dans le style d’un Survivor réchauffé au micro-onde, une sorte de morceau commercial sans rien d’accrocheur. Le break est sans saveur ; seul le guitariste sort de nouveau du lot. « Al the nights » est une ballade qui se laisse écouter, mais le chanteur ne fait passer aucune émotion. Impression générale : un groupe de série B sans plus d’utilité qu’un groupe de reprises.

Allez, un dernier effort : « Eye for an eye »  et « Enemy in me » avec leurs « Eye Eye » et  « Oh Oh » caricaturaux (sur les deux titres) tutoient la pop bas de gamme. « Laughing at tomorrow » termine enfin l’album, sans vraiment de mélodie. Bref, ce sera sans fromage ni dessert. Tearing Down the Walls est mauvais  et recèle tous les stéréotypes du genre, mais en mal réalisés. H.E.A.T.  sent vraiment le réchauffé…

H.E.A.T. – Tearing down the walls avril 2014 chez EARMusic

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H.E.A.T. et son Tearing Down the Walls ne casse pas les briques

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