Objet de la discorde de cette grève SNCF : la réforme ferroviaire. Un texte de loi qui vise à stabiliser la dette du secteur ferroviaire (44 M€) et à préparer son ouverture finale à la concurrence. Les cheminots entament aujourd’hui leur huitième jour de grève.

Dans les faits, les grévistes sont les cheminots qui suivent les mots d’ordre des syndicats CGT, Sud-Rail et, depuis lundi, FO. Soit plus de 60 % des voix des salariés aux élections syndicales. Si cette grève s’avère la plus longue depuis 2010, la proportion de grévistes ne cesse de baisser pour frôler les 10 % aujourd’hui. Côté usagers,  la grogne est exprimée par plus des trois quarts des Français.

Vendredi dernier une tentative d’accord a eu lieu entre les syndicats et la direction de la SNCF. Sans succès. Notamment, car les revendications ont davantage porté sur les salaires et les conditions de travail que sur la réforme ferroviaire.

Résultat des comptes : la perte devrait se rapprocher des 100 millions d’euros (manque à gagner pour le transport voyageur et fret et l’indemnisation des abonnées).  Étant donné l’affaiblissement du mouvement gréviste, la grogne des usagers et la détermination du Premier ministre, Manuel Valls, plusieurs observateurs prévoient un retour à la normale le week-end prochain.

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Un commentaire

  1. Créer trois entité pour en réunir 2, il n’y a que des Enarques pour inventer ça….et préparer un démantèlement façon Gaz de France avec le résultat que l’on sait pour les usagers. Accidents à répétition (avec des morts à Bretigny), pannes, on se rapproche du triste modèle anglais à grand pas.
    On peut se dire que les cheminots défendent des avantages, mais cette fois ils défendent bien plus : L’avenir d’un service essentiel au pays.

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