Dans l’un des seuls « bars en Trans » de la rue de Saint-Malo, Le Dejazey, Gabriel Sullivan a enflammé une salle acquise à sa cause. On n’est pas tous fan (question de goût) de ce Calvin Russel aux accents de Caracas. Mais convenons le, c’est professionnel et bien léché…

 

 Les Rennais reviennent toujours avec plaisir au Dejazey, loin de la faune de la place Sainte Anne. Avec sa lourde porte, ses serveurs éternellement jeunes et sa salle underground, le bar reste la seule adresse mythique des Trans de la rue de Saint-Malo depuis la disparition de l’Ozone et la baisse de régime de La Trinquette. Vendredi, pas de branchés en cuir et de branchées en jupette raccourcie, le Dejazey accueillait le festif Gabriel Sullivan, avec sa troupe de musiciens trentenaires et l’air dégagé.

Dans une atmosphère chaude (dans les deux sens du terme), la voix rauque de Sullivan batifolait au rythme d’une trompette acharnée, d’un batteur tranquille et d’un bassiste énervé. On se retrouvait soudainement en Arizona où la musique est toujours explosive et les cow-boys à deux doigts de sortir leur harmonica.

Dans un style échevelé, Gabriel Sullivan bastonne dans le viril. Il y a chez lui du Tom Waits, du jazz manouche et chez ses musiciens un héritage Mano Négra. On aime ces ballades musicales tranquilles limite « slow », ces singles beaucoup plus pêchus…Comme le disait, un habitué des Trans : Gabriel Sullivan : « C’est du radio Head dans de la téquila… » Il déménage grave.

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