Samedi 2 et dimanche 3 mai 2015, tout Rennes a dansé sur l’esplanade Charles de Gaulle avec Boris Charmatz dans le cadre des Premiers dimanches organisés par les Champs libres. Fous de danse, les Rennais ? Oui, complètement !

 

La fièvre d’un samedi soir dans un TNB plein à craquer et douze heures de danse non-stop dimanche ont ébloui Rennes. Sur l’Esplanade Charles-de-Gaulle, des milliers de danseurs et des milliers de spectateurs de tout âge, des danseurs d’un jour, des danseurs amateurs, des danseurs professionnels étudiants ou de renom ont partagé l’art de la danse dans tous ses états.

Dimanche 3 mai, sur l’esplanade Charles de Gaule, Boris Charmatz a tout de suite donné le ton avec un échauffement d’une heure au cours duquel il a proposé aux participants de traverser l’histoire de la danse contemporaine de Nijinski à aujourd’hui. D’entrée, le public est actif, investi dans une danse accessible à tous. Puis, une jeune femme a accompagné au milieu de la place la toute jeune Imane Alguimaret.

C’est l’essence du message de Charmatz : réconcilier le public avec une danse beaucoup plus démocratique qu’il n’y paraît ; la transmettre à tous, aux générations futures comme actuelles. Il faut voir la force de la frêle enfant, du haut de ses dix ans, toute fluette, seule face à tous, puiser dans le sol et la terre son ardeur et l’envoyer au public et au ciel.

Puis une nuée de Birds a redéfini l’espace en hommage à Odile Duboc sous la houlette de Stéphane Imbert. Les étudiants de P.A.R.T.S.  – école dirigée par la grande dame de la danse contemporaine Anne Teresa de Keersmaeker – ont laissé présager de ce que la génération germinante réserve.

Douze heures de danses, de magnifiques solos, d’intenses duos, de danses urbaines, de danses bretonnes, d’un Soul Train qui a sans doute été le plus long du monde. Une marée humaine déhanchée a traversé pendant une heure l’esplanade Charles-de-Gaulle en partant de la station de métro. Des centaines de participants à la Levée se sont vu transmettre cette danse ressourçante. Douze heures de danses conclues par la danse hypnotique et méditative des danseurs d’Alessandro Sciarroni.

Préparée en seulement deux mois, une organisation efficace (marquée par aucun incident, ni même météo…) et un accueil des artistes amateurs comme professionnels ont témoigné du sens aigu de l’attention que certains acteurs culturels peuvent porter à l’autre, aux autres. Au lendemain de la fête, c’est l’émotion qui saisit les organisateurs de toutes les structures associées* dans ce Premier dimanche devant la réponse massive, franche et joyeuse du public rennais. Il convient de décerner un tonnerre de Breizh d’applaudissements à l’intégralité des administratifs, bénévoles, encadrants, secouristes et techniciens. À tous ceux qui ont fait que cet évènement a été un feu d’artifice de danses, une explosion de joie dans une fête éblouissante.

Happening collectif, Fous de danse s’inscrit déjà dans la mémoire collective de Rennes. Une ville qui ne demande qu’à faire fructifier sa créativité dès lors qu’on lui propose du sens pour donner – enfin – sa mesure. Tout Rennes a dansé un peu, beaucoup, passionnément, à la folie. Une belle folie à prolonger !

* les Champs Libres, le Musée de la danse, le TNB et le le Triangle.

crédit photos : Nasim Salahinejad, Nathalie Salmon, Alain et Louis Simon

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