mer 25 mai 2022

NANTES. DE SUCRE ET DE SANG : UNE ARCHÉOLOGIE DE L’ESCLAVAGE COLONIAL

Le Fonds Documentaire Tissé Métisse, en partenariat avec la Ligue de l’Enseignement Fal-44, accueille De sucre et de sang du 1er mars au 13 avril 2022. Réalisée par l’Institut national de recherches archéologiques (Inrap) et la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, cette exposition itinérante montre comment les apports récents de l’archéologie ont renouvelé l’histoire de l’esclavage des Africains subsahariens. À cette occasion, des lectures et un vernissage seront présentés au Fonds documentaire Tissé métisse samedi 19 mars 2022 à 15 heures.

Le Fonds Documentaire Tissé Métissé, en partenariat avec la Ligue de l’Enseignement Fal-44 et dans le cadre des Semaines d’Éducation Contre le Racisme et toutes les formes de Discriminations, accueille l’exposition De Sucre et de sang du 1er mars au 13 avril 2022.

fonds documentaire tisse metisse nantes

De sucre et de sang, une exposition « archéocapsule »

L’archéocapsule De sucre et de sang consacrée à l’archéologie de l’esclavage colonial est conçue et produite par l’Inrap, et illustrée par Amélie Fontaine. Les
« archéocapsules » sont des expositions légères itinérantes éclairant une question contemporaine par l’archéologie. De sucre et de sang montre comment les apports récents de l’archéologie ont renouvelé l’histoire de l’esclavage par le biais l’étude des sites et vestiges matériels liés à l’esclavage.

Du XVIe au XIXe siècle, au nom du profit, les nations maritimes européennes légalisent la traite et l’esclavage. Pendant trois siècles, elles déportent vers leurs colonies d’Outre-Mer des millions d’Africains. Réduits en esclavage dans les plantations, ces hommes et ces femmes produisent des tonnes de sucre, de café ou de tabac qui se vendent à prix d’or en Europe. Bien qu’ils aient été pratiqués de tout temps, l’esclavage et la traite se développent alors à une échelle sans précédent, devenant le pilier d’un système économique qui se globalise. Pour mieux comprendre l’histoire de ce crime, l’archéologie redonne une voix à ceux qui en sont privés dans les archives écrites, opposant aux oublis volontaires et involontaires une incontestable matérialité.  

L’archéologie de l’esclavage

Jean-Marc Ayrault, président de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage (FME), Dominique Garcia, président de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) et Michèle Zwang-Graillot, présidente de la Ligue de l’enseignement, associent leurs institutions afin de favoriser la connaissance de l’histoire de l’esclavage, grâce à l’apport des recherches archéologiques.

L’archéologie joue désormais un rôle capital dans l’histoire de la servitude. Des rivages de l’Atlantique à ceux de l’Océan Indien, les fouilles et recherches aux Antilles, en Guyane, à la Réunion, en Afrique ou en métropole ont profondément renouvelé l’approche de l’asservissement durant la période des Temps modernes et contemporains. Les données archéologiques s’avèrent une source sans équivalent pour étudier le système esclavagiste, qui a façonné l’identité de nombreuses sociétés. Elles apportent de nouvelles informations, complémentaires des sources écrites, principalement rédigées par l’Etat, les marchands et les propriétaires, et de ce fait univoques et partiales. L’archéologie contribue à tous les champs de l’histoire de l’esclavage : état sanitaire des populations et conditions de vie des esclaves, habitat et vie quotidienne dans l’exploitation (souvent sucrière), inhumation et pratiques religieuses et culturelles. Même la résistance et le marronnage, la fuite hors des espaces contrôlés par le maître sont documentées par l’archéologie.

Vernissage et lectures

En parallèle de l’exposition qui donne à voir et à comprendre la vie quotidienne des esclaves via l’archéologie, il s’agit de donner à entendre la voix des dominés de l’histoire souvent contraints au silence, en proposant des lectures sur l’esclavage et en privilégiant les récits de vie et les témoignages d’esclavagisés.

En présence de Bernard Michon, professeur d’histoire moderne à l’Université de Nantes, venez participer aux Vernissage et Lectures autour l’exposition De Sucre et de Sang le samedi 19 mars de 15h à 17h. Ces lectures seront réalisées par des bénévoles de Mémoire de l’Outre-Mer, Le Dernier Spectateur et l’association des Antillais et Guyanais de Loire Atlantique.

Vernissage et animation en partenariat avec la FAL 44 et Mémoire de l’Outre-Mer.

PLUS D’INFOS

L’exposition est destinée au tout public, et aux jeunes à partir de 9 ans 

VISITES LIBRES SUR LES HORAIRES D’OUVERTURE DU FONDS DOCUMENTAIRE VISITES DE GROUPES SUR RESERVATION à secretariat.fondsdoc@tisse-metisse.org

Tarif : Entrée libre, dans la limite des places disponibles. Réservation conseillée
Lieu : Fonds documentaire Tissé métisse – Bâtiment “Ateliers et Chantiers de Nantes” – 2 Bis Boulevard Léon Bureau 44200 Nantes

Contact : 02 40 74 75 13 – 07 85 34 40 04. 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Nantes
nuageux
17.8 ° C
18.2 °
15.4 °
68 %
5.1kmh
75 %
mer
18 °
jeu
22 °
ven
22 °
sam
23 °
dim
21 °

Le Fonds Documentaire Tissé Métisse, en partenariat avec la Ligue de l'Enseignement Fal-44, accueille De sucre et de sang du 1er mars au 13 avril 2022. Réalisée par l'Institut national de recherches archéologiques (Inrap) et la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, cette exposition itinérante montre comment les apports récents de l'archéologie ont renouvelé l'histoire de l'esclavage des Africains subsahariens. À cette occasion, des lectures et un vernissage seront présentés au Fonds documentaire Tissé métisse samedi 19 mars 2022 à 15 heures.

Le Fonds Documentaire Tissé Métissé, en partenariat avec la Ligue de l'Enseignement Fal-44 et dans le cadre des Semaines d’Éducation Contre le Racisme et toutes les formes de Discriminations, accueille l'exposition De Sucre et de sang du 1er mars au 13 avril 2022.

fonds documentaire tisse metisse nantes

De sucre et de sang, une exposition « archéocapsule »

L’archéocapsule De sucre et de sang consacrée à l’archéologie de l’esclavage colonial est conçue et produite par l’Inrap, et illustrée par Amélie Fontaine. Les
« archéocapsules » sont des expositions légères itinérantes éclairant une question contemporaine par l’archéologie. De sucre et de sang montre comment les apports récents de l’archéologie ont renouvelé l’histoire de l’esclavage par le biais l’étude des sites et vestiges matériels liés à l’esclavage.

Du XVIe au XIXe siècle, au nom du profit, les nations maritimes européennes légalisent la traite et l’esclavage. Pendant trois siècles, elles déportent vers leurs colonies d’Outre-Mer des millions d’Africains. Réduits en esclavage dans les plantations, ces hommes et ces femmes produisent des tonnes de sucre, de café ou de tabac qui se vendent à prix d’or en Europe. Bien qu’ils aient été pratiqués de tout temps, l’esclavage et la traite se développent alors à une échelle sans précédent, devenant le pilier d’un système économique qui se globalise. Pour mieux comprendre l’histoire de ce crime, l’archéologie redonne une voix à ceux qui en sont privés dans les archives écrites, opposant aux oublis volontaires et involontaires une incontestable matérialité.  

L’archéologie de l’esclavage

Jean-Marc Ayrault, président de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage (FME), Dominique Garcia, président de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) et Michèle Zwang-Graillot, présidente de la Ligue de l’enseignement, associent leurs institutions afin de favoriser la connaissance de l’histoire de l’esclavage, grâce à l’apport des recherches archéologiques.

L’archéologie joue désormais un rôle capital dans l’histoire de la servitude. Des rivages de l’Atlantique à ceux de l’Océan Indien, les fouilles et recherches aux Antilles, en Guyane, à la Réunion, en Afrique ou en métropole ont profondément renouvelé l’approche de l’asservissement durant la période des Temps modernes et contemporains. Les données archéologiques s’avèrent une source sans équivalent pour étudier le système esclavagiste, qui a façonné l’identité de nombreuses sociétés. Elles apportent de nouvelles informations, complémentaires des sources écrites, principalement rédigées par l’Etat, les marchands et les propriétaires, et de ce fait univoques et partiales. L’archéologie contribue à tous les champs de l’histoire de l’esclavage : état sanitaire des populations et conditions de vie des esclaves, habitat et vie quotidienne dans l’exploitation (souvent sucrière), inhumation et pratiques religieuses et culturelles. Même la résistance et le marronnage, la fuite hors des espaces contrôlés par le maître sont documentées par l’archéologie.

Vernissage et lectures

En parallèle de l’exposition qui donne à voir et à comprendre la vie quotidienne des esclaves via l’archéologie, il s’agit de donner à entendre la voix des dominés de l’histoire souvent contraints au silence, en proposant des lectures sur l’esclavage et en privilégiant les récits de vie et les témoignages d’esclavagisés.

En présence de Bernard Michon, professeur d'histoire moderne à l'Université de Nantes, venez participer aux Vernissage et Lectures autour l’exposition De Sucre et de Sang le samedi 19 mars de 15h à 17h. Ces lectures seront réalisées par des bénévoles de Mémoire de l'Outre-Mer, Le Dernier Spectateur et l'association des Antillais et Guyanais de Loire Atlantique.

Vernissage et animation en partenariat avec la FAL 44 et Mémoire de l'Outre-Mer.

PLUS D’INFOS

L'exposition est destinée au tout public, et aux jeunes à partir de 9 ans 

VISITES LIBRES SUR LES HORAIRES D’OUVERTURE DU FONDS DOCUMENTAIRE VISITES DE GROUPES SUR RESERVATION à secretariat.fondsdoc@tisse-metisse.org

Tarif : Entrée libre, dans la limite des places disponibles. Réservation conseillée
Lieu : Fonds documentaire Tissé métisse - Bâtiment "Ateliers et Chantiers de Nantes" - 2 Bis Boulevard Léon Bureau 44200 Nantes

Contact : 02 40 74 75 13 – 07 85 34 40 04.