jeu29 juillet 2021

EXPORAMA 2021. L’EXPOSITION PARTICIPATIVE ET CITOYENNE EMPREINTES EMPRUNTS

Du 3 juillet au 29 août, l’Hôtel Pasteur accueille le public venu visiter l’exposition Empreintes|Emprunts. La Direction de la Culture a mis en place le dispositif des Nouveaux commissaires pour sensibiliser les Rennais et Rennaises à l’art contemporain.

La Ville de Rennes et la Direction de la Culture ont mis en place depuis six mois un dispositif inédit et original. L’objectif : permettre à des Rennais de participer à la mise en place d’une exposition. L’exposition Empreintes|Emprunts se situe dans cette mission, en proposant à six Rennais de devenir les commissaires de leur propre exposition. Le Fonds communal d’art contemporain (FCAC) a d’abord sélectionné en fin d’année dernière sept personnes, elles-mêmes appuyées par les assistantes sociales du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) Kléber. Une quarantaine de tableaux étaient déjà sélectionnés parmi les centaines d’œuvres du FCAC, qui officie depuis 1978. Les sept Nouveaux commissaires ont ensuite choisi 12 œuvres dans les quarante proposées autour d’un thème général. Ces 12 pièces sont réparties dans les pièces du troisième étage de l’Hôtel Pasteur. Trois œuvres embellissent donc chaque salle de ce bel édifice construit au XIXe siècle. L’exposition qui commence le 3 juillet constituera l’aboutissement d’un projet commun formateur.

empreintes emprunts
5 des 6 commissaires de l’exposition Empreintes emprunts : Fleuriane Randriam, Lydia Robbes, Jean-Marie Le Fèvre, Colette Ghawi, François Savoureux, en l’absence de Saïd Oukki, réunis autour d’une des œuvres de l’exposition.

Les Nouveaux commissaires sont tous habitants de Rennes et possèdent une forte sensibilité artistique, « sans pour autant être des professionnels du secteur », explique François, un des Nouveaux commissaires et lui-même passionné d’art. Certains sont plus orientés vers la photographie, comme Jean-Marie qui a pris l’objectif pendant ces mois de préparation pour montrer l’avancement de l’exposition. D’autres, comme Lydia, peintre plasticienne, sont spécialisés dans des domaines artistiques spécifiques. Les 7 commissaires initiaux sont désormais 6, du fait du départ d’une des consœurs pour raisons professionnelles, mais cela n’a pas découragé les commissaires restants. Ceux-ci se sont concertés pour organiser la première exposition d’un dispositif tout juste créé, dans une ville friande d’initiative culturelle et citoyenne.

« Notre principal point commun, entre Nouveaux commissaires, c’est notre sensibilité affichée pour toutes les formes d’art et notre volonté d’être acteurs de ce processus participatif »,

François

Le projet est dirigé et supervisé par le médiateur du patrimoine auprès de la Direction de la Culture de la Ville de Rennes et directeur de l’exposition, Pierrick Guéguan. « Mon rôle est surtout d’orienter les questionnements et de faire réfléchir les membres du groupe sur l’organisation et la mise en marche du projet de la meilleure façon possible », précise-t-il.

empreintes emprunts
Une des salles d’exposition, rendue lumineuse par l’immense fenêtre.

L’occasion de plaisanter sur l’aspect ludique du dispositif, puisque la formation des commissaires s’est en partie faite grâce à un jeu de société. Le Centre d’art contemporain La Criée a inventé le jeu “LiZellBa” avec un trio d’artistes rennais pour se mettre dans la peau d’un commissaire d’exposition, permettant une formation express des Nouveaux commissaires. « L’avantage, c’est que cela nous a permis de voir les aspects les plus importants du métier, de manière à prendre en compte l’ensemble de la mission », affirme François. Ils ont aussi pu se former en prenant en compte le système officiel des commissaires d’exposition et par exemple la façon d’organiser le planning des visites. Leur tâche ne se limite cependant pas à concevoir et organiser la réalisation de l’exposition, mais aussi à faciliter la communication avec le public, dans un travail de médiation.

Pour choisir les 12 tableaux, les commissaires ont dû réfléchir à un thème en commun. Ils ont aussi fait le choix de ce bâtiment emblématique de Rennes, pour l’éclairage, sa taille, et la possibilité pour les Rennais de visiter. Le travail de Nouveaux commissaires a aussi été celui du choix du positionnement des tableaux et ensuite de la pose, effectuée par des techniciens de la ville.

empreintes emprunts
Une autre salle de l’exposition.

Le fil directeur de l’exposition c’est le ressenti, que chacun possède en propre, mais qui a pourtant relié les commissaires autour de 12 œuvres connectées par ces empreintes. Ils ont aussi fait appel à la lumière, au quotidien, des éléments convoqués par tout le monde sans distinction. L’œuvre de Jean-Michel Marquant, par exemple, évoque cet assaut de couleur vive et l’appel d’émotion(s), à choisir lesquelles. Ou bien la photographie crépusculaire de Laurent Grivet, en même temps inquiétante et évocatrice d’une liberté.

Les Nouveaux commissaires ne veulent pas orienter le ressenti des spectateurs et les œuvres exposées. Ils partent du principe que la subjectivité prime. Pierrick Guegan le souligne : « Il ne s’agit pas d’une expo comme les autres, si j’ose dire. On se distingue ici des autres présentations d’Exporama, toutes centrées sur un sujet comme la Couleur crue au Musée des Beaux-Arts ou la collection Pinault au Couvent des Jacobins, qui partent d’un thème précis pour orienter davantage le spectateur. Pour Empreintes|Emprunts, on part du ressenti pour aller vers les points communs des Nouveaux commissaires et toucher le public. »

empreintes emprunts
Tableau de l’artiste Jean-Michel Marquant.
empreintes emprunts
“Nuit” de Laurent Grivet.

Dans chaque salle, le visiteur est invité à affirmer son ressenti, « l’empreinte laissée par ces œuvres dans l’esprit », par l’envoi sur l’adresse mail empreintes[@]ville-rennes.fr. Cet échange constituera ensuite un « livre d’or virtuel ». Par ailleurs, des « post-it d’or » pourront être collés à proximité de chaque œuvre, sur lesquels seront inscrits les sensibilités de chacun. L’aspect participatif et citoyen défendu par l’exposition est donc bien visible.

Pour continuer le partage avec le public et l’expérience commune de l’exposition, des visites accompagnées vont être organisées trois dimanches entre le 3 juillet et le 29 août. Une présentation en direct et des visites libres sont également mises en place. De manière à garder le lien entre liberté, partage et amour de l’art.

INFOS PRATIQUES

Hôtel Pasteur, 2 place Pasteur

Troisième étage du bâtiment

Présentation du dispositif sur le site de “Cet été à Rennes”.

Jouer en ligne à LiZellBa, créez une exposition fictive à partir de la découverte des œuvres du cycle artistique Lili, la rozell et le marimba (2019-2022). Résolvez les énigmes proposées et obtenez des reproductions d’œuvres. Composez votre exposition, prêtez attention aux formes, aux dimensions et aux couleurs. Chercher des correspondances entre les œuvres et laissez libre cours à votre imagination !

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Du 3 juillet au 29 août, l’Hôtel Pasteur accueille le public venu visiter l’exposition Empreintes|Emprunts. La Direction de la Culture a mis en place le dispositif des Nouveaux commissaires pour sensibiliser les Rennais et Rennaises à l’art contemporain.

La Ville de Rennes et la Direction de la Culture ont mis en place depuis six mois un dispositif inédit et original. L’objectif : permettre à des Rennais de participer à la mise en place d’une exposition. L’exposition Empreintes|Emprunts se situe dans cette mission, en proposant à six Rennais de devenir les commissaires de leur propre exposition. Le Fonds communal d’art contemporain (FCAC) a d’abord sélectionné en fin d’année dernière sept personnes, elles-mêmes appuyées par les assistantes sociales du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) Kléber. Une quarantaine de tableaux étaient déjà sélectionnés parmi les centaines d’œuvres du FCAC, qui officie depuis 1978. Les sept Nouveaux commissaires ont ensuite choisi 12 œuvres dans les quarante proposées autour d’un thème général. Ces 12 pièces sont réparties dans les pièces du troisième étage de l’Hôtel Pasteur. Trois œuvres embellissent donc chaque salle de ce bel édifice construit au XIXe siècle. L’exposition qui commence le 3 juillet constituera l’aboutissement d’un projet commun formateur.

empreintes emprunts
5 des 6 commissaires de l’exposition Empreintes emprunts : Fleuriane Randriam, Lydia Robbes, Jean-Marie Le Fèvre, Colette Ghawi, François Savoureux, en l’absence de Saïd Oukki, réunis autour d’une des œuvres de l’exposition.

Les Nouveaux commissaires sont tous habitants de Rennes et possèdent une forte sensibilité artistique, « sans pour autant être des professionnels du secteur », explique François, un des Nouveaux commissaires et lui-même passionné d’art. Certains sont plus orientés vers la photographie, comme Jean-Marie qui a pris l’objectif pendant ces mois de préparation pour montrer l’avancement de l’exposition. D’autres, comme Lydia, peintre plasticienne, sont spécialisés dans des domaines artistiques spécifiques. Les 7 commissaires initiaux sont désormais 6, du fait du départ d’une des consœurs pour raisons professionnelles, mais cela n’a pas découragé les commissaires restants. Ceux-ci se sont concertés pour organiser la première exposition d’un dispositif tout juste créé, dans une ville friande d’initiative culturelle et citoyenne.

« Notre principal point commun, entre Nouveaux commissaires, c’est notre sensibilité affichée pour toutes les formes d’art et notre volonté d’être acteurs de ce processus participatif »,

François

Le projet est dirigé et supervisé par le médiateur du patrimoine auprès de la Direction de la Culture de la Ville de Rennes et directeur de l’exposition, Pierrick Guéguan. « Mon rôle est surtout d’orienter les questionnements et de faire réfléchir les membres du groupe sur l’organisation et la mise en marche du projet de la meilleure façon possible », précise-t-il.

empreintes emprunts
Une des salles d’exposition, rendue lumineuse par l’immense fenêtre.

L’occasion de plaisanter sur l’aspect ludique du dispositif, puisque la formation des commissaires s’est en partie faite grâce à un jeu de société. Le Centre d’art contemporain La Criée a inventé le jeu “LiZellBa” avec un trio d’artistes rennais pour se mettre dans la peau d’un commissaire d’exposition, permettant une formation express des Nouveaux commissaires. « L’avantage, c’est que cela nous a permis de voir les aspects les plus importants du métier, de manière à prendre en compte l’ensemble de la mission », affirme François. Ils ont aussi pu se former en prenant en compte le système officiel des commissaires d’exposition et par exemple la façon d’organiser le planning des visites. Leur tâche ne se limite cependant pas à concevoir et organiser la réalisation de l’exposition, mais aussi à faciliter la communication avec le public, dans un travail de médiation.

Pour choisir les 12 tableaux, les commissaires ont dû réfléchir à un thème en commun. Ils ont aussi fait le choix de ce bâtiment emblématique de Rennes, pour l’éclairage, sa taille, et la possibilité pour les Rennais de visiter. Le travail de Nouveaux commissaires a aussi été celui du choix du positionnement des tableaux et ensuite de la pose, effectuée par des techniciens de la ville.

empreintes emprunts
Une autre salle de l’exposition.

Le fil directeur de l’exposition c’est le ressenti, que chacun possède en propre, mais qui a pourtant relié les commissaires autour de 12 œuvres connectées par ces empreintes. Ils ont aussi fait appel à la lumière, au quotidien, des éléments convoqués par tout le monde sans distinction. L’œuvre de Jean-Michel Marquant, par exemple, évoque cet assaut de couleur vive et l’appel d’émotion(s), à choisir lesquelles. Ou bien la photographie crépusculaire de Laurent Grivet, en même temps inquiétante et évocatrice d’une liberté.

Les Nouveaux commissaires ne veulent pas orienter le ressenti des spectateurs et les œuvres exposées. Ils partent du principe que la subjectivité prime. Pierrick Guegan le souligne : « Il ne s’agit pas d’une expo comme les autres, si j’ose dire. On se distingue ici des autres présentations d’Exporama, toutes centrées sur un sujet comme la Couleur crue au Musée des Beaux-Arts ou la collection Pinault au Couvent des Jacobins, qui partent d’un thème précis pour orienter davantage le spectateur. Pour Empreintes|Emprunts, on part du ressenti pour aller vers les points communs des Nouveaux commissaires et toucher le public. »

empreintes emprunts
Tableau de l’artiste Jean-Michel Marquant.
empreintes emprunts
“Nuit” de Laurent Grivet.

Dans chaque salle, le visiteur est invité à affirmer son ressenti, « l’empreinte laissée par ces œuvres dans l’esprit », par l’envoi sur l’adresse mail empreintes[@]ville-rennes.fr. Cet échange constituera ensuite un « livre d’or virtuel ». Par ailleurs, des « post-it d’or » pourront être collés à proximité de chaque œuvre, sur lesquels seront inscrits les sensibilités de chacun. L’aspect participatif et citoyen défendu par l’exposition est donc bien visible.

Pour continuer le partage avec le public et l’expérience commune de l’exposition, des visites accompagnées vont être organisées trois dimanches entre le 3 juillet et le 29 août. Une présentation en direct et des visites libres sont également mises en place. De manière à garder le lien entre liberté, partage et amour de l’art.

INFOS PRATIQUES

Hôtel Pasteur, 2 place Pasteur

Troisième étage du bâtiment

Présentation du dispositif sur le site de “Cet été à Rennes”.

Jouer en ligne à LiZellBa, créez une exposition fictive à partir de la découverte des œuvres du cycle artistique Lili, la rozell et le marimba (2019-2022). Résolvez les énigmes proposées et obtenez des reproductions d’œuvres. Composez votre exposition, prêtez attention aux formes, aux dimensions et aux couleurs. Chercher des correspondances entre les œuvres et laissez libre cours à votre imagination !