THÉÂTRE DE PLEIN AIR MAESTRO, 20 juillet 2021-20 juillet 2021, Mesquer.

THÉÂTRE DE PLEIN AIR MAESTRO 2021-07-20 21:00:00 – 2021-07-20 21:00:00
Mesquer Loire-Atlantique

  Venir avec sa chaise
Tarif au choix : 3€, 6€ ou 10€
Par la Cie Le temps est incertain mais on joue quand même.
De Xavier-Laurent Petit.
Mise en scène et adaptation par Camille de La Guillonnière
Ils sont cireurs de chaussures, vendeurs de journaux, laveurs de voitures, nettoyeurs de tombes, chiffonniers… Ils se nomment Saturnio, Luzia, Zac. Parfois, ils n’ont plus de prénom : on les appelle Patte-Folle ou Tartamundo (le bègue). Ils vivent en bandes ennemies. Ils se craignent. Ils craignent aussi les « Macocos », ces miliciens violents qui font disparaître en toute impunité les gamins des rues : ces « Gavroches d’Amérique latine ». Comment imaginer que ces enfants abîmés, craintifs, indépendants et violents puissent travailler à une cause commune ?
C’est pourtant le défi que va tenter de relever le vieux chef d’orchestre Romèro Villandes. Lui a un nom, un grand nom même. De retour dans sa ville natale après une longue carrière internationale, le chef songe à s’occuper de ces gosses déscolarisés qui doivent, dès le plus jeune âge, travailler pour survivre. Il rencontrera Saturnio en premier. Il le sauvera des mains d’un « Sargento » qui s’apprêtait à le punir plus que de raison pour une tentative de vol. Invités ensuite à venir le voir dans son « Escuela », Saturnio, sa sœur Luzia et leur ami Patte-Folle découvriront une « musique de vieux » : Bach et Strauss. La marche de Radetsky est un choc pour les trois enfants, « un énorme morceau de gaîté dans lequel on peut mordre comme dans un gâteau ».
Alors, le vieux propose de ne pas se contenter d’écouter cette musique mais de tenter de la jouer eux-mêmes ! Passés les premiers moments d’incrédulité, les enfants se prennent aux jeux, les leçons de musique commencent, le nombre d’élèves augmente et les gamins de bandes ennemies se mettent à jouer ensemble. La Musique les rassemble. Ce récit pourrait presque nous amener à croire, comme Dostoïevski le fait dire au prince Mychkine dans « L’Idiot », que « la beauté sauvera le monde ». Mais la nourriture spirituelle n’est pas tout malheureusement. La saison des pluies fait son entrée dans l’histoire et les touristes, principaux clients de nos enfants, fuient vers le soleil. « La pluie change en pierre le cœur des hommes » disait Victor Hugo dans « Les Misérables » : plus moyen de gagner sa vie, la faim tiraille les entrailles.
L’amour naissant de la musique suffira-t-il à nourrir ces enfants ? La police à la solde du dictateur supportera-t-elle longtemps l’intérêt que porte le vieil homme pour ces traîne-misère ? Et si Romèro était un ami intime du dictateur au pouvoir, les enfants lui garderont-ils leur estime ?

Venir avec sa chaise
Tarif au choix : 3€, 6€ ou 10€
Par la Cie Le temps est incertain mais on joue quand même.
De Xavier-Laurent Petit.
Mise en scène et adaptation par Camille de La Guillonnière
Ils sont cireurs de chaussures, vendeurs de journaux, laveurs de voitures, nettoyeurs de tombes, chiffonniers… Ils se nomment Saturnio, Luzia, Zac. Parfois, ils n’ont plus de prénom : on les appelle Patte-Folle ou Tartamundo (le bègue). Ils vivent en bandes ennemies. Ils se craignent. Ils craignent aussi les « Macocos », ces miliciens violents qui font disparaître en toute impunité les gamins des rues : ces « Gavroches d’Amérique latine ». Comment imaginer que ces enfants abîmés, craintifs, indépendants et violents puissent travailler à une cause commune ?
C’est pourtant le défi que va tenter de relever le vieux chef d’orchestre Romèro Villandes. Lui a un nom, un grand nom même. De retour dans sa ville natale après une longue carrière internationale, le chef songe à s’occuper de ces gosses déscolarisés qui doivent, dès le plus jeune âge, travailler pour survivre. Il rencontrera Saturnio en premier. Il le sauvera des mains d’un « Sargento » qui s’apprêtait à le punir plus que de raison pour une tentative de vol. Invités ensuite à venir le voir dans son « Escuela », Saturnio, sa sœur Luzia et leur ami Patte-Folle découvriront une « musique de vieux » : Bach et Strauss. La marche de Radetsky est un choc pour les trois enfants, « un énorme morceau de gaîté dans lequel on peut mordre comme dans un gâteau ».
Alors, le vieux propose de ne pas se contenter d’écouter cette musique mais de tenter de la jouer eux-mêmes ! Passés les premiers moments d’incrédulité, les enfants se prennent aux jeux, les leçons de musique commencent, le nombre d’élèves augmente et les gamins de bandes ennemies se mettent à jouer ensemble. La Musique les rassemble. Ce récit pourrait presque nous amener à croire, comme Dostoïevski le fait dire au prince Mychkine dans « L’Idiot », que « la beauté sauvera le monde ». Mais la nourriture spirituelle n’est pas tout malheureusement. La saison des pluies fait son entrée dans l’histoire et les touristes, principaux clients de nos enfants, fuient vers le soleil. « La pluie change en pierre le cœur des hommes » disait Victor Hugo dans « Les Misérables » : plus moyen de gagner sa vie, la faim tiraille les entrailles.
L’amour naissant de la musique suffira-t-il à nourrir ces enfants ? La police à la solde du dictateur supportera-t-elle longtemps l’intérêt que porte le vieil homme pour ces traîne-misère ? Et si Romèro était un ami intime du dictateur au pouvoir, les enfants lui garderont-ils leur estime ?