Requiem – Exposition de Lee Ufan Arles, 29 octobre 2021, Arles.

Requiem – Exposition de Lee Ufan 2021-10-29 – 2022-09-30 Les Alyscamps Avenue Des Alyscamps
Arles Bouches-du-Rhône

  Aux côtés des sarcophages antiques qui parsèment cette cité des morts, les Relatum (sculptures comprenant plusieurs éléments associés) de l’artiste coréen entrent en dialogue avec ces pierres rectangulaires alignées sur l’allée qui mène à l’église Saint Honorat ou disposées dans les chapelles. « Les sépulcres font le sol tout bosselé » notait Dante dans son Enfer en parcourant la nécropole arlésienne. Lee Ufan, à la suite des peintres tels Van Gogh ou Gauguin également fascinés par leur poésie silencieuse, a respectueusement investi ces lieux ancestraux.
La sculpture pour Lee Ufan n’est pas une entité indépendante et autonome, mais n’existe qu’en relation avec le monde extérieur. Les matériaux qui s’y trouvent rassemblés (plaques de fer et blocs de pierre le plus souvent) constituent une rencontre, une mise en relation avec le monde, la nature, l’architecture.
Selon les œuvres, il décidera d’un sous-titre qui induira une certaine approche de la sculpture dans la combinaison des éléments qui la composent : la route étroite, le silence, l’espace habité etc. Le terme de requiem revient ici plusieurs fois dans les titres, rappelant que l’on parcoure ici un immense cimetière. On est en présence d’une œuvre tout à la fois fondée sur une pensée ancrée dans l’histoire de l’art, en pleine complicité avec les démarches contemporaines, mais également sur des données philosophiques, nourries des origines culturelles de l’artiste, non sans leur associer certains philosophes européens qu’il a étudiés en profondeur.
En concentrant son travail à un simple geste d’intense concentration lorsqu’il peint et à une association de matériaux clairement identifiés et répétés dans les sculptures, Lee Ufan a choisi de lier le faire et le non faire. Il définit sa production artistique comme une rencontre entre l’intérieur et l’extérieur permettant d’envisager un espace poétique, celui qu’il intitule « art de la résonance ». Il part du principe que « voir, choisir, emprunter ou déplacer font déjà partie de l’acte de création » et relie la nature à la conscience humaine avec une simple plaque de fer en dialogue avec une pierre naturelle.

Lee Ufan entretient une relation forte avec Arles depuis plusieurs décennies. Aux Alyscamps, Lee Ufan a composé un « Requiem », constitué de 13 œuvres nouvelles spécialement conçues pour y entrer en résonance.

+33 4 90 18 41 20

Aux côtés des sarcophages antiques qui parsèment cette cité des morts, les Relatum (sculptures comprenant plusieurs éléments associés) de l’artiste coréen entrent en dialogue avec ces pierres rectangulaires alignées sur l’allée qui mène à l’église Saint Honorat ou disposées dans les chapelles. « Les sépulcres font le sol tout bosselé » notait Dante dans son Enfer en parcourant la nécropole arlésienne. Lee Ufan, à la suite des peintres tels Van Gogh ou Gauguin également fascinés par leur poésie silencieuse, a respectueusement investi ces lieux ancestraux.
La sculpture pour Lee Ufan n’est pas une entité indépendante et autonome, mais n’existe qu’en relation avec le monde extérieur. Les matériaux qui s’y trouvent rassemblés (plaques de fer et blocs de pierre le plus souvent) constituent une rencontre, une mise en relation avec le monde, la nature, l’architecture.
Selon les œuvres, il décidera d’un sous-titre qui induira une certaine approche de la sculpture dans la combinaison des éléments qui la composent : la route étroite, le silence, l’espace habité etc. Le terme de requiem revient ici plusieurs fois dans les titres, rappelant que l’on parcoure ici un immense cimetière. On est en présence d’une œuvre tout à la fois fondée sur une pensée ancrée dans l’histoire de l’art, en pleine complicité avec les démarches contemporaines, mais également sur des données philosophiques, nourries des origines culturelles de l’artiste, non sans leur associer certains philosophes européens qu’il a étudiés en profondeur.
En concentrant son travail à un simple geste d’intense concentration lorsqu’il peint et à une association de matériaux clairement identifiés et répétés dans les sculptures, Lee Ufan a choisi de lier le faire et le non faire. Il définit sa production artistique comme une rencontre entre l’intérieur et l’extérieur permettant d’envisager un espace poétique, celui qu’il intitule « art de la résonance ». Il part du principe que « voir, choisir, emprunter ou déplacer font déjà partie de l’acte de création » et relie la nature à la conscience humaine avec une simple plaque de fer en dialogue avec une pierre naturelle.

dernière mise à jour : 2021-09-28 par