Reprise, 28 octobre 2020-28 octobre 2020, Trédrez-Locquémeau.

Reprise 2020-10-28 – 2020-10-28 Kerguerwen Café Théodore
Trédrez-Locquémeau Côtes d’Armor

  « Reprise» de Hervé Le Roux, 1996, Fr, 192’(version restaurée)
Le 10 juin 1968, des étudiants en cinéma filment la reprise du travail aux usines Wonder de Saint-Ouen. Une jeune ouvrière en larmes crie, dit qu’elle ne rentrera pas.1997 : le réalisateur Hervé Le Roux part à la recherche de cette femme en rencontrant d’anciens ouvriers, militants et syndicalistes, en leur donnant la parole. Cette enquête amoureuse et cinématographique, quasi obsessionnelle, va dérouler un pan d’histoire enfoui .
« Reprise » pour les salariés de Wonder qui reprennent le travail après l’occupation de leur usine. Mais aussi pour Hervé Le Roux, qui choisit de reprendre encore et encore la séquence d’une ouvrière refusant de regagner son atelier infect, en dépit des injonctions à « savoir terminer une grève ». Et chaque fois que reviennent les images de 1968, montrées par le réalisateur aux protagonistes de ces jours de lutte, elles se métamorphosent et s’enrichissent au fil de leur parole. Le film dilate et dialectise l’image d’origine, furtive et bouleversante, de cette jeune femme en colère, lui donnant le temps juste, trois heures passionnantes, durant lesquelles se déploient la violence quotidienne d’une vie de travail à la chaîne et l’arrogance infinie d’un capitalisme invaincu.

cafetheodore@orange.fr +33 2 96 35 29 40 http://www.cafetheodore.fr/

« Reprise» de Hervé Le Roux, 1996, Fr, 192’(version restaurée)
Le 10 juin 1968, des étudiants en cinéma filment la reprise du travail aux usines Wonder de Saint-Ouen. Une jeune ouvrière en larmes crie, dit qu’elle ne rentrera pas.1997 : le réalisateur Hervé Le Roux part à la recherche de cette femme en rencontrant d’anciens ouvriers, militants et syndicalistes, en leur donnant la parole. Cette enquête amoureuse et cinématographique, quasi obsessionnelle, va dérouler un pan d’histoire enfoui .
« Reprise » pour les salariés de Wonder qui reprennent le travail après l’occupation de leur usine. Mais aussi pour Hervé Le Roux, qui choisit de reprendre encore et encore la séquence d’une ouvrière refusant de regagner son atelier infect, en dépit des injonctions à « savoir terminer une grève ». Et chaque fois que reviennent les images de 1968, montrées par le réalisateur aux protagonistes de ces jours de lutte, elles se métamorphosent et s’enrichissent au fil de leur parole. Le film dilate et dialectise l’image d’origine, furtive et bouleversante, de cette jeune femme en colère, lui donnant le temps juste, trois heures passionnantes, durant lesquelles se déploient la violence quotidienne d’une vie de travail à la chaîne et l’arrogance infinie d’un capitalisme invaincu.