LE LAPIN ET LA REINE Le Regard du Cygne, 2 décembre 2022, Le Chesnay.

LE LAPIN ET LA REINE 2 et 3 décembre Le Regard du Cygne

C’est l’histoire d’une amitié entre un lapin blanc & une reine en kimono. Oscillant entre Le pays des damiers et l’Autre côté, les personnages vivent ensemble de nombreuses aventures.

Le Regard du Cygne 210, Rue de Belleville 75020 Paris Le Chesnay 78150 Yvelines Île-de-France

PITCH :
LE LAPIN ET LA REINE c’est l’histoire d’une amitié entre un mystérieux lapin blanc et une reine en kimono.

Oscillant entre Le pays des damiers, où tout est chorégraphié, chronométré, et l’Autre côté, où les choses ne sont pas toujours fidèles aux apparences, les deux personnages vivent ensemble de nombreuses aventures.

Librement inspiré de l’univers d’Alice aux pays des merveilles, ce spectacle, qui aborde avec humour et sensibilité la question de la différence, nous emmène dans un monde magique et mouvant où la danse se mêle à une histoire qui se raconte en langue des signes, en musique, en lumière et en mouvement.

INTENTIONS :
Nous sommes en 2015 et je viens tout juste d’arriver en France. J’ai arrêté la danse depuis un an déjà pour me consacrer à des études universitaires. L’une de mes collègues de master travaillait sur la transversalité et la pluridisciplinarité de la langue des signes. Son sujet m’a complétement fascinée. Je découvrais une langue d’une telle richesse, si profondément chorégraphique, qu’il m’est devenu impossible de ne pas songer à y consacrer le travail d’une création.

Mon parcours de danseuse et mon regard de chorégraphe m’ont naturellement fait penser aux liens avec la danse. Par exemple, l’art de la poésie en langue des signes n’utiliserait-il pas certains codes de la danse pour, en plus de communiquer un contenu tangible, procurer une émotion sensible ?

Aujourd’hui, avec LE LAPIN ET LA REINE, je souhaite me replonger dans cet univers qui m’a si profondément marquée à l’époque et créer une pièce qui s’adresse autant à des enfants et adultes sourd.e.s qu’entendant.e.s et où, grâce à une écriture transversale, la danse se mêlerait à la narration d’une histoire qui se raconte en langue des signes, en voix off et live, en musique, en lumière et en mouvement.

Cependant, une question d’envergure se pose pour moi: comment créer une oeuvre qui fasse sens et surtout, dans quelle mesure, la chorégraphe entendante que je suis, aurait-elle la légitimité d’approcher un public sourd avec cette oeuvre? Car, à ma fascination spontanée pour cette langue vient s’ajouter la question de son histoire et, à travers cette histoire, celle de tout un peuple et de sa culture. Que connaît-on, véritablement, en tant qu’entendant.e.s, de l’histoire et de la culture sourde?

C’est donc avec humilité mais aussi beaucoup d’enthousiasme, de curiosité et d’énergie que je souhaite m’engager dans cette aventure de taille avec mon équipe. Convaincue que c’est par le mouvement vers l’autre que s’écrivent nos histoires, que se tissent les liens et les vraies rencontres, artistiques et humaines.

UNE MUSIQUE QUI DANSE, UNE DANSE QUI RACONTE
La musique a toujours occupé une place très importante dans mon travail et dans ma pratique de la danse et de la chorégraphie. Son impact sur l’expérience du public vis-à-vis de ce qui s’écrit chorégraphiquement au plateau est central dans ma démarche. Mais comment rendre compte de cet aspect pour un public constitué d’enfants et d‘adultes sourd.e.s et malentendant.e.s? Comment transmettre les émotions produites par la musique au plateau? Comment traduire ce dialogue entre la musique et le mouvement dansé?

L’idée est de travailler à un dispositif sonore permettant de toucher le public sourd autant qu’entendant.

Contrairement au son de la parole, la musique ne nécessite pas de décodage, c’est «une sensation sonore à l’état pur». Elle peut, dès lors, être perçue plus facilement par les personnes sourdes ou malentendantes.

La danse permettrait-elle de rendre la musique visible? Les rythmes et les changements d’intensité et de hauteur ?
Et la lumière alors? Elle aussi, n’est-elle pas une alliée de taille pour travailler la musicalité au plateau et la rendre visible aux yeux de tous.tes?

Je souhaite donner à l’écriture chorégraphique de cette pièce une double fonction. A la fois, une danse qui signifie, qui parle, qui raconte, par le biais les différents personnages, mais qui peut aussi passer dans l’abstraction, la poésie visuelle, transmettre des émotions sans porter la responsabilité narrative.

C’est dans un dialogue intime entre ce que le corps et la lumière peuvent rendre visible et ce que la technologie peut rendre perceptible que j’envisage la création musicale et l’écriture chorégraphique de LE LAPIN ET LA REINE.

SYNOPSIS :
LA REINE a toujours fait cavalière seule. Ces parties d’échecs, elle les connaît par coeur et maîtrise son jeu à la perfection. Mais lorsqu’elle se retrouve propulsée au beau milieu de ce qui semble être un jeu d’échecs géant, les choses ne se passent pas vraiment comme prévu. Déboussolée par cet échec, c’est à l’aide d’une amitié inespérée avec un mystérieux lapin blanc qu’elle retrouvera finalement ses repères. Il lui fera découvrir son monde à lui. Un monde mouvant, rempli de couleurs, qui changent au gré de ses humeurs. Par leur rencontre, ces deux personnages, que tout oppose, nous emmènent au coeur de ce qui fait la richesse de la différence.

L’action se déroule dans deux lieux:
LE PAYS DES DAMIERS et L’AUTRE CÔTÉ.

Le plateau sera divisé en deux parties, avec un tapis en damier d’un côté et un tapis de danse blanc classique de l’autre pour définir ces deux espaces.

LE PAYS DES DAMIERS est un lieu sûr, avec des règles très précises. LA REINE s’y sent en sécurité mais seule…

On y joue à différents jeux: dames, échecs ou autres sur un grand damier noir et blanc. Des minuteurs déterminent le temps, tout est calculé, chronométré, chorégraphié, précis et calculé.

L’AUTRE CÔTÉ est un lieu mystérieux et plein de couleurs.
Il ne semble pas y avoir de règles ni de jeu. Il n’y a pas de limites. Pas de chemin. Pas de stratégie, pas de gagnant.e.s ni de perdant.e.s… Le temps, lui aussi, est infini. Sans début ni fin. Pas de minuteur pour signifier le début du jeu ni le tour de chacun.e.


Dates et horaires de début et de fin (année – mois – jour – heure) :
2022-12-02T18:00:00+01:00
2022-12-03T15:00:00+01:00

Amédine Sèdes