La géométrie rythmique de Jean d’Udine : une méthode de notation musicale à l’origine d’une danse synesthésique Institut national d’histoire de l’art – Galerie Colbert,Salle Giorgio Vasari, 7 décembre 2021, Paris.

La géométrie rythmique de Jean d’Udine : une méthode de notation musicale à l’origine d’une danse synesthésique
Institut national d’histoire de l’art – Galerie Colbert, Salle Giorgio Vasari, le mardi 7 décembre à 14:00
Descriptions verbales, repre sentations de la figure, conceptualisation du corps en mouvement et images des traces, du « chemin » sur la page devenue « sol me taphorique », les notations et partitions chore graphiques re vèlent la complexite des re seaux de relations techniques, esthe tiques, mate rielles entre arts visuels et cre ation chore graphique. Ces objets essentiels à l’histoire de la danse s’inscrivent e galement dans une histoire du livre, des publications scientifiques, une culture de la repre sentation technique des arts. Traités, recueils ou notes de chore graphes relèvent de notations et de systèmes d’écriture multiples, sans cesse renouvelés, qui mêlent parfois images du danseur et transcription de la fluidite du mouvement dans des cre ations composites, dans l’hybridation du signe et de la figure dont il s’agira d’analyser les sources et correspondances visuelles (histoire de l’ornement, art des jardins, chronophotographie…). À partir des fonds conservés à la Bibliothèque nationale de France et au Centre national de la danse, le programme invite à penser la place des pratiques graphiques et de l’image dans la création chorégraphique et dans ses processus de transmission, depuis les premières expériences du XVIe siècle jusqu’aux créations et interprétations contemporaines, quand le recours au dessin comme outil de l’exploration esthétique interroge aussi le statut des créations graphiques et de l’image, supports transitoires, traces du processus somatique, en deçà de l’œuvre. **En partenariat avec le Centre national de la danse et la Bibliothèque nationale de France.** **Comité d’organisation** Pauline Chevalier, Lou Forster et Antonin Liatard (INHA) **Comite scientifique** Mathias Auclair (BnF), Laurent Barre (CN D), Sarah Burkhalter (Institut suisse des sciences artistiques, SIK-ISEA), Benoît Cailmail (BnF), Pauline Chevalier (INHA), Marie Glon (universite Lille 3), Joël Huthwohl (BnF), Marine Kisiel (laboratoire InVisu, CNRS/INHA), Juliette Riandey (CN D), Laurence Schmidlin (muse e des Beaux-Arts de Lausanne), Laurent Sebillotte (CN D). **Programme de recherche** « Chorégraphies. Écriture et dessin, signe et image dans les processus de création et de transmission chorégraphiques », sous la direction de Pauline Chevalier (domaine Histoire des disciplines et des techniques artistiques) ________ **A propos de ce séminaire** La géométrie rythmique de Jean d’Udine : une méthode de notation musicale à l’origine d’une danse synesthésique À la fois théoricien et critique, compositeur et rythmicien, Jean d’Udine est une figure souvent oubliée de la scène artistique du début du XXe siècle. En 1911 il conçoit la géométrie rythmique, une méthode qui découle de la gymnastique rythmique du pédagogue suisse Émile Jaques-Dalcroze et qui propose un apprentissage du geste chorégraphique par le biais d’une traduction graphique de la partition musicale. À l’aide de documents d’archives inédits, il s’agira d’analyser les principes de cette méthode à travers le prisme de l’esthétique synesthésique de son inventeur, pour ensuite en étudier la réception et la postérité. **Nancy Topf: Dancing & Drawing** This talk focuses on the dance practice and pedagogy of Nancy Topf (1943-1998), a pioneer in what is now broadly referred to as « release » technique in contemporary dance. Topf’s practice will first be situated within the developments coming out of the experimental Judson Dance Theater in the early 1960s, as well as the dance world’s increasing interest, after the 1960s, in somatics (a loose name for related modalities of movements informed by body-mind awareness and interoceptive exploration). With regards to visual art, Topf’s practice developed especially out of her understanding of anatomy and incorporated drawing not only as a documentary tool but as, in fact, a co-generator of movements. Her practice points toward another link between dance and visual art through abstraction: both in the sense of paring down to essences in a modernist vein and also of internally visualizing abstract imagery in order to move and to draw, until the two activities become one. **Intervenants** Paisid Aramphongphan (Chercheur invité à l’INHA) et Margherita Malogioglio (Sorbonne Université).
Entrée libre dans la limite des places disponibles sur présentation d’un pass sanitaire valide
Séminaire

Institut national d’histoire de l’art – Galerie Colbert,Salle Giorgio Vasari 2, rue Vivienne ou 6 rue des Petits Champs – 75002 Paris Paris Quartier du Palais Royal


Dates et horaires de début et de fin (année – mois – jour – heure) :
2021-12-07T14:00:00 2021-12-07T16:00:00