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FATOUMATA DIAWARA AUDITORIUM ESPACE MALRAUX Joue Les Tours

FATOUMATA DIAWARA Paris

FATOUMATA DIAWARA AUDITORIUM ESPACE MALRAUX Joue Les Tours, vendredi 15 mars 2024.

Si le temps était venu en 2018 pour Fatoumata Diawara de dévoiler avec Fenfo, (« Quelque chose à dire »), 2023 réunit toutes les conditions pour la grande voix d’Afrique de proposer avec London Ko, un nouvel album tourné vers le futur.Nominée aux Grammy Awards en 2019, aux Victoires de la Musique de la même année, meilleur talent aux Awards d’Afrique 2020, nominée aux AEAUSA en 2022, Fatoumata Diawara a cumulé les honneurs avec un disque qui condensait l’essence de son parcours musical depuis Fatou (2011). Elle y exprimait le regard aiguisé d’une femme africaine sur des thèmes controversés de la société contemporaine. La réconciliation parfaite entre les sons électriques et les traditionnelles mélodies d’une kora ou du N’goni, le rythme mandingue des percussions et la voix griotique de Fatou, avaient été minutieusement réfléchis au sein de sa maison de production Montuno et avec Mathieu Cheddid, qui l’accompagne à la guitare et co-produit l’album. Le disque sera sublimé par les incroyables photographies et vidéos réalisées en Éthiopie par Aida Muluneh, dont le travail est exposé jusqu’à New York au MOMA.“I’ve had so many different musical adventures since the last album, touring and working with so many other musicians and I think you can hear how all of that feeds into this record,” she says. “This is my time and I’m sharing my soul.”En l’espace de dix ans, l’artiste malienne fait un nombre colossal de collaborations, en Europe, aux Etats-Unis, et bien sûr en Afrique, qu’elle accueille comme un laboratoire d’idées qui contribuera à forger son propre style, toujours plus visionnaire, toujours plus inclassable. Parmi ces rencontres, une autre figure centrale, Damon Albarn. Celui qui lui avait permis de partager la scène d’Africa Express avec Paul McCartney à Londres en 2012, puis de participer à un duo, « Désolé », sur l’album de Gorillaz en 2020 poursuit l’aventure avec la chanteuse malienne pour co-produire six morceaux de son nouvel album London Ko. Le titre en dit long sur la complicité des deux artistes, un choix engagé pour montrer l’importance du partage et la richesse des différences, à une époque où la globalisation et la discrimination ne cessent de croître.“To me, London Ko means open minds, open spirits. It represents the connection of Damon Albarn with Malian music.”Dans un univers esthétique qui se joue des espaces et du temps, l’artiste navigue entre les genres en une parfaite continuité avec ce qui avait été initié dans l’album Fenfo. Afrobeat, jazz, pop, électro, rock, hip hop ou encore ska, Fatoumata ne cesse d’explorer, mais c’est dans la gamme pentatonique que la magie opère, fidèle au registre traditionnel mandingue qu’elle revisite depuis ses débuts en musique. Elle nous en donne un avant-goût avec le single Nsera (« Destination »), agrémenté d’un clip détonant réalisé par Grégory Ohrel. Avec ce premier jet, elle rejoint définitivement la mouvance afrofuturiste, et se place au rang des leaders d’une Afrique pleine de ressources.“I put all my love, spirit and entire body on the creative process and this album is pure.”C’est par la rétrospective qu’on constate que le chemin a commencé à se tracer ça et là pour aboutir en une véritable confluence qui sous-tend London Ko. A l’origine, une personnalité, un talent et un engagement corps et âme : elle rassemble en 2013 les plus grands artistes du Mali, parmi lesquels Oumou Sangaré, Amadou&Mariam, Tiken Jah, Toumani Diabaté, au total une quarantaine de musiciens autour du morceau Mali-Ko (« La Paix ») en réponse à la situation désastreuse du pays. Dix ans plus tard, c’est l’écho de Mali Ko qui résonne en London Ko, un choix artistique qui confirme la grandeur de l’artiste qui ne se contente pas de dénoncer, mais s’efforce de proposer. D’autres projets « à part » scanderont le parcours de l’artiste, dont, en 2017, une mobilisation contre le trafic de migrants en Lybie et une composition en vidéo, « Djonya » (« Esclavage ») qui sera visionnée en masse.. Mais encore, « Ambé » (« Ensemble »), qui, à l’initiative de Fatou, rassemble des femmes artistes venus des quatre coins du monde – Angélique Kidjo, Dianne Reeves, China Moses, Inna Modja, Somi, Mayra Andrade, Thandiswa Mazwai et Terri Lyne Carrington – comme un encouragement à ne pas baisser les bras dans un contexte pandémique où la tendance est à l’individualisme. Elle contribue en 2021 à révolutionner le genre musical du Western, jusqu’alors incarné par Ennio Morricone et Sergio Leone, en chantant aux côtés de Lauryn Hill la bande sonore « Black Woman » pour le film The Harder They Fall. us les projecteurs avec l’EP Maliba, sept chansons dédiées à un projet sur les légendaires manuscrits de Timbuktu, co-produit par Google Arts. Un hommage à la culture malienne, mais aussi à la lutte d’un peuple.Sa carrière musicale se dessine à pas de géants, à l’image du projet Lamomali de Matthieu Cheddid, où elle prend naturellement la place de diva, pour chanter la naissa
Tarif : 20.00 – 40.00 euros.
Début : 2024-03-15 à 20:30

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AUDITORIUM ESPACE MALRAUX PARC DES BRETONNIERES 37300 Joue Les Tours