Projet prometteur, des étudiants de l’ESRA Bretagne ont bien rempli une cagnotte Ulule afin de réaliser leur film de fin d’année intitulé Poing de non-retour. Unidivers à rencontré Charles Meyrault, réalisateur et scénariste et Mathis Guilment, directeur de production et chef électricien, du court métrage. Coup de projecteur sur une comédie d’action revisitée !

 

Lieu du tournage : château du Val à Saint-Just

Diego et Max se retrouvent par la force des choses avec un cadavre sur le bras. Les deux voyous passent alors un accord avec Michel Von Varemberg, un mafieux local. Von Varemberg accepte de se débarrasser du corps à la condition suivante : Diego et Max doivent affronter en retour les terribles mercenaires : les Samouraïs bretons.

Tel est le synopsis intrigant du film de fin d’année de ces étudiants de l’ESRA Bretagne. Ces derniers fondent en parallèle l’association Ve rafale, pour porter ce projet de court métrage original et audacieux, à mi-chemin entre action et comédie.

Si le court métrage est réalisé dans le cadre de leurs études, l’équipe a le souhait de mener la réalisation du film de façon méticuleuse. Mathis Guilment précise : « On est suivi par un directeur de production qui nous soutient et nous conseille dans nos choix, l’école nous aide pour le matériel également, mais on essaie de se mettre en conditions telles qu’on sera confrontées après nos études ».« C’est une expérience hyper formatrice pour nous », ajoute Charles Meyrault. Poids des objectifs, qualité d’image, conditions de tournage, les étudiants font le tour de la question, tout en visant une exigence technique qui soit la plus professionnelle possible.

« On se retrouve positivement dépassés par les évÉnements. Le projet se concrétise ! »

À la croisée des cultures

Le projet de Poing de non-retour promet d’être à la croisée entre deux mondes que tout semble opposer. Charles Meyrault s’explique : « Cela vient sûrement du fait que je sois un Asiatique ayant grandi dans une culture européenne, explique le réalisateur, inconsciemment je trouve le mélange de cultures fascinant. Avec internet on peut s’informer facilement sur des pratiques qui nous sont lointaines ». Cascades minutieusement orchestrées, costumes complets, pyrotechnie, décors, les étudiants ont pensé à tout pour recréer un univers le plus concret et le plus étoffé possible. « Les petites productions ont souvent du mal à poser un univers de façon appliqué et précis. On voulait penser à chaque petit détail, que l’ambiance soit très travaillée. » Et cet univers, Charles Meyrault l’a dans la tête depuis le lycée.

Une comédie d’action revisitée

« J’ai la sensation que dans les comédies françaises modernes, on se rapproche du théâtre filmé. Je ne me sens pas concerné par les comédies contemporaines : pourquoi — alors que la langue française est aussi riche — on se retrouve avec des scénarios qui ne nous font pas rire ? De même pour les films d’action hollywoodiens : la caméra gigote dans tous les sens, on n’y comprend rien. Le rythme du montage rend l’action illisible. »

L’équipe de Poing de non-retour a pris le problème dans le sens inverse. Pour la comédie, le jeune réalisateur s’inspire des films de Michel Audiard, maître incontestable du dialogue au cinéma (les dialogues des Tontons flingueurs, pour ne prendre que cet exemple, traversent les générations), ajoutez à cela quelques inspirations du Parrain (Coppola), dans le superbe château de Saint-Just, et vous avez le projet de Poing de non-retour. Et pour l’action ? L’équipe a fait appel aux cascadeurs bretons, les Warlegends. À l’instar de cascadeurs du cinéma, ces derniers ont appris à se battre dans des forces spéciales, en Pologne ou même en République tchèque. Puis ils ont agrémenté leurs techniques à leurs chorégraphies.

Emmanuel Ménard

Un accompagnement professionnel 

« Cette deuxième année est l’occasion pour nous de se donner à fond dans la réalisation un court métrage. » explique Charles Meyrault, réalisateur et scénariste de Poing de Non-retour. Mathis Guilment, directeur de production et chef électricien poursuit : « Notre objectif est de faire un film qui soit le plus professionnel possible. » Pour se faire, l’équipe a contacté bon nombre de collaborateurs, enthousiastes à l’idée de soutenir l’équipe de Poing de Non-retour. Parmi eux et au casting : les Warlegends, mais aussi des cascadeurs du spectacle Vikings, présenté au Puy du Fou. Après avoir réalisé un méticuleux casting au Théâtre des Loges (93), l’équipe a sélectionné deux acteurs principaux, et pas des moindres : le comédien Amaury Jansens, dans le rôle de Diego, ainsi qu’Emmanuel Ménard dans le rôle du mafieux Michel Von Varemberg (120 battements par minute de Robin Campillo, Anna de Luc Besson). Le rôle de Max sera endossé par Vincent Marot à la fois comédien, chorégraphe et cascadeur !

Amaury Jansens

« Ça me tient à coeur de laisser de la liberté avec les gens qui collaborent avec nous. Les cascadeurs n’ont pas eu de style de combat imposé par exemple. On leur a parlé de narration, de dynamique entre les personnages et ils ont composé selon ces critères » explique Charles Meyrault.

Pour les effets pyrotechniques, l’équipe du film s’est associée à Bretagne Pyro, une entreprise basée en Ille-et-Vilaine, qui travaille notamment pour l’école militaire de Saint-Cyr. La musique originale est signée Alexandre Deschamps, un compositeur de jazz rennais membre du label Hostel Records. Les deux morceaux, créés pour l’occasion, auront des airs de Miles Davis. Ambiance garantie !

Et après ? 

« Et après, on verra. On a l’ambition et l’envie que ce film puisse continuer sa route dans des festivals. Idéalement nous aimerions en faire une série. Poing de non-retour possède un caractère assez sériel. Mais on est aussi sur d’autres projets avec l’association Ve rafale. On essaie d’être en permanence dans une énergie de production » s’enthousiasme Charles Meyrault. « On va essayer de diffuser Poing de non-retour au maximum » précise Mathis Guilment.

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L’équipe de Poing de Non-Retour :

Réalisateur – Scénariste- Charles Meyrault
Production – Mathis Guilment
1e Assistante Réalisateur – Roxana Protopopoff
2e Assistante Réalisateur – Servane Léon
3e Assistant Réalisateur – Mewen Nicolas
Directrice de Casting – Servane Léon
Directeur de la photographie – Romain Pelletier
Assistant photographie – Baptiste Rebmann
Chef Électricien – Mathis Guilment
Électricien – Romain Mallet
Cadreurs – Gwendal Marivain – Maxime Lahaye
Assistant Cadre – Andréa Soldati-Cadieux
Chef Machiniste – Baptiste Caturla
Machiniste – Anthony Ryo
Script – Joel Sevestre
Assistante Script- Camille le Gallic
Opérateurs Son – Lucas Lorusso – Pierre Even – Teddy Augereau
Cheffe Décoratrice – Agathe Le Masson
Décorateur/trice – Naïs Castellano – Xavier Desmauts
Cheffe Maquilleuse – Louise Coudray
Assistante Maquilleuse – Fanny Millerand
Chef Monteur – Théo Quatresols-Fort
Assistant Monteur – Romain Mallet
Etalonneur – Romain Pelletier
Making of – Emmanuelle Suteau – Léon Leudière

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