Dimanche soir, premier tour des élections présidentielles, à la Mutualité, Nicolas Sarkozy, président sortant, s’exprime enfin, à 21 h 45, après François Hollande et les autres.

 

Sous le slogan La France forte, le candidat a le visage fermé, le costume sombre. Applaudi par ses militants, il commence son discours. On sent qu’il n’a pas l’assurance des jours heureux. On sent que le jour est crucial. On sent enfin qu’il joue sa victoire… Et bien pour une fois, il n’a pas de tics. Et bien pour une fois, il est touchant. Des trémolos, à deux reprises, dans la voix lui donnent soudainement un caractère humain.

La bête politique est-elle touchée ? Non, il reprend la main, toujours sous les vivats de ses militants. Il attaque François Hollande et propose trois débats sur des sujets de société. Dans la salle, on applaudit ferme et on encourage le président. « On va gagner, » crie la foule. D’un geste, il tait les cris. L’heure est grave. L’heure est solennelle. Nicolas Sarkozy n’est pas en tête du premier tour comme Unidivers l’avait prédit une semaine avant (voir l’article). Dans une autre semaine, il sera ou non encore président… Ildoit gamberger dans sa tête….

[stextbox id= »info »]C’est une grande tradition. Désormais, les télés suivent les candidats en voiture. Dimanche soir, on a encore eu le droit aux voitures qui filent dans la nuit, aux motards qui se faufilent. Et pas d’accidents sous le pont de l’Alma… Plus sérieusement, les journalistes de France 2 ont le droit à un petit signe de Nicolas Sarkozy. C’était le pouce de la victoire et non la grande main de Jacques Chirac[/stextbox]

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