Huit jeunes chercheurs décrochaient mardi 6 décembre des prix Bretagne à l’espace des sciences de Rennes. Ils seront peut-être les chercheurs de demain…En attendant, l’un de leurs aînés a fait une trouvaille : des piles électriques nourries aux bactéries.

A la une du Figaro, ce n’est pas toujours Sarkozy. Dans son édition du jeudi 8 décembre, le journal de droite, présentait le travail de Frédéric Barrière, maître de conférences et chercheur au laboratoire de sciences chimiques de Rennes. Le scientifique a trouvé le moyen de faire fonctionner une petite pile grâce à la symbiose de petites plantes et de bactéries. « La production d’électricité est très modeste, mais cela marche très simplement avec des organismes vivants, » s’enthousiasme-t-il dans les colonnes du journal. « Je ne vais vous mentir et vous dire que vous allez faire rouler votre voiture avec ça, mais il existe tout de même des potentiels de production excitant. »

D’après la journaliste Cyrille Vanleberghe, le dispositif à l’essai dans des stations d’épurations produit un double bénéfice : la production de l’énergie électrique et la dépollution de l’eau. « On utilise des micro-organismes qui, au lieu de respirer l’oxygène de l’air, repèrent directement le métal de l’électrode et lui transfèrent des électrons qui circulent dans la pile et produisent le courant, » indique Frédéric Barrière. « Plus étonnant, c’est que les bonnes bactéries quand on les met dans des conditions adéquates, viennent d’elles-mêmes s’accrocher à l’électrode par une sorte de processus de sélection naturelle. »

Les recherches rennaises sont en partie financées par le projet européen de recherche Plant power. L’équipe rennaise concentre ses efforts sur la surface des électrodes pour optimiser les échanges avec les bactéries et augmenter la production d’électricité. Pile dans le mille !…

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