Couler un Batho en l’envoyant à Limoges… il n’y avait qu’un Ayrault pour nous donner de telles leçons de géographie et de transport. Certes, le premier ministre accuse, selon certains, quelques faiblesses en matière de géographie et d’écologie avec son fameux Ayraultport. Toutefois, question gestion, il ne s’en sort pas si mal : ce limogeage lui permet de surseoir à un remaniement ministériel. Remaniement nécessaire à terme tant ce gouvernement de centre-droit, pardon, de centre-gauche est au bord de couler. Le changement, c’est maintenant…

Delphine BathoOn a de quoi se lamenter : virée le petit mousse Batho, ancienne royaliste du temps où le vent soufflait fort en Poitou-Charente ! Virée alors qu’elle était en travaux à l’Assemblée nationale – une convocation qui a entraîné une suspension de séance, excusez du peu. Il est vrai qu’elle « a pointé du doigt l’ensemble du budget et par conséquent porté atteinte à la ligne politique du gouvernement ». Virée, celle qui n’aura déployé jusqu’à maintenant qu’une défense assez faiblarde des sujets environnementaux. On rappellera son silence sur la transition énergétique, quelques abattages de loups, le silence sur le jouet aéroportuaire du capitaine du Titanic. Certes, ô gloire, une mesure sur l’extinction des enseignes lumineuses après 1h du matin.

Delphine Batho a mis un an pour commencer à retrouver son bon sens et, hop, elle s’aperçoit que son ministère est le parent pauvre du futur budget. Ne la blâmons pas, on connait des écolos, pardon, des ministres d’un parti vert pâle… qui n’avaient rien remarqué non plus. Ces révoltés du Bounty se sont autoconvoqués sous les ors du ministère du Logement pour tailler une bavette (hé oui, beaucoup de verts ne sont pas végétariens). Aussi courageux qu’un Blier dans les tontons flingueurs, ils menacent de partir si le budget ne change pas. Une déclaration qui fait aussi peur que… Hollande demandant à Obama de cesser de l’espionner !

Le Batho est parti de la flottille, remplacé par un esquif transparent et sorti d’une commission inutile. Le Martin sera plus pêcheur que ministre ; et vu ce qu’il aura comme subsides et pour ce pays de marins qu’est la Hollande, tout cela paraît souffler court. Le clipper Montebourg et la frégate Peillon continueront à pérorer autour d’un baril de rhum en se demandant si la couleur de la voile a son importance. Cet été et l’année prochaine, il faudra aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Une fois de plus « l’écologie, ça va bien un moment…. », mais le changement, c’est plus tard.

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