Yann Fouéré est décédé vendredi dernier à l’âge de 101 ans. L’enterrement aura lieu mardi 25 octobre à 14 h 30 à la Basilique Notre-Dame de Bon Secours à Guingamp.

Militant infatigable de la cause bretonne, il débuta sa carrière comme haut-fonctionnaire puis devint durant la Seconde-Guerre mondiale patron de La Bretagne (imprimé à Rennes puis à Morlaix), une publication régionaliste favorable à la Révolution nationa.
Condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité, il dut s’exiler au Pays de Galles. Mais dès 1948, il déménagea pour l’Irlande, les autorités britanniques l’ayant déclaré persona non grata. En 1955, il est acquitté par le Tribunal militaire de Paris et revint alors en Bretagne.
Dès lors, il fonda et dirigea le MOB (Mouvement d’Organisation de la Bretagne) de 1958 à 1969, le SAV (Strollad ar Vro) de 1972 à 1975, et le (Parti pour l’Organisation de la Bretagne Libre) de 1981 à 2000.
Il est auteur de nombreux ouvrages dont L’Europe aux cent drapeaux qui, avec Comment peut-on être breton ? de Morvan Lebesque, sont devenus les livres de chevet du militantisme breton. La Fondation Yann Fouéré  se donne pour objectif de sauvegarder l’héritage du militant controversé et de constituer une vaste bibliothèque en langue bretonne.

2 Commentaires

  1. Alan Stivell sur son forum
    le 05/10/2010, 17:43

    j’ai lu plusieurs livres de Yann Fouéré. Ils sont tous très interessants.
    Je peux diverger sur certaines positions qu’il a pris à divers moments et mes opinions politiques divergent également.
    Mais ça ne m’empêche pas d’être d’accord sur beaucoup d’autres points.
    Je n’ai pas lu celui-ci, mais je suppose qu’il en va de même.
    Les points d’accord évidents sont l’Europe fédérale et deux options ouvertes: l’autonomie à l’interieur de la république française ou directement reliée à l’Europe.
    Je suis forcément d’accord également sur le sauvetage de la langue bretonne.
    Ensuite, ma sensibilité politique est nettement plus à gauche. Mais il est vrai que j’ai d’autres divergences avec beaucoup de français et bretons de gauche.

  2. Je m’étonne de ces éloges pour un homme qui a été pro-allemand au point de fonder (avec l’argent des autres) un quotidien allemand « La Bretagne ». Il suffit d’aller le lire aujourd’hui en bibliothèque.

    De plus « la Bretagne’ était de fait une officine de renseignement pour La Gestapo : les journalistes sillonnaient la campagne par le biais des match de foot pour recueillir leurs renseignements.

    Yann Fouere est aller planquer l’argent de la collaboration en Irlande où il a prospéré dans le saumon.

    Jusque dans sa mort il aura chanté ses louanges, ignorant des malheures et des morts qu’il a provoquées.

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