Daniel Darc est mort seul à son domicile, jeudi 27 février. Dose létale d’alcool et de médocs. Ce pantin désarticulé à la voix de larmes aimait les femmes qui lui crevaient le cœur, les lesbiennes en perfecto et les filles qui aimaient les tatouages.

Sur scène, Daniel était un prêcheur aux lunettes noires et aux costumes sombres. Noire d’idées et plein d’idées noires. Il chantait la vie au paradis, les remords et l’amour suprême. De quoi lui assurer un aller-direct sans retour…devant Saint-Pierre.

Darc était Dark. Mais quel vibrato dans la voix ! Le chanteur était un dandy, avec un petit air de Ricky les banlieues… Un tatoué de la vie et à vie. Chanteur à l’allure gainsbarienne, il était devenu le feu follet de la chanson française qui envoûtait ses aficionados par des incantations divinatoires et rockeuses.

Daniel Darc offrait à son public une goutte de ciel, une voix de souffrance… Trop de souffrance pour la taille de son âme. Il s’en est allé. Jeune, trop jeune. Cherchez le garçon, vous trouverez son nom !

Jean-Christophe Collet

Un commentaire

  1. Je l’avoue, j’ai un problème avec ce monsieur. Le personnage a pourtant tout de passionnant, dans le sens littéral du terme. Mais autant pour sa place dans la musique, il me paraissait surcoté, profitant plutôt de relations influentes dans un milieu musical très parisien. Pour la même époque, je lui préfère très largement Kent, de Starshooter.
    Mais après tout, je peux me tromper et passer à coté de quelque chose.

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