Mise à jour du 24 août : selon nos sources, devant la levée de boucliers suscitée par le projet de fusion dont Unidivers s’était fait l’écho, la Municipalité aurait fait machine arrière. Reste que le transfert de La Criée au site Kronenbourg se retrouverait gelé. Dommage collatéral d’une politique ambitieuse et soutenue ?

Au demeurant, on se félicitera de la nouvelle programmation de la Criée. L’exposition du 9 septembre au 16 octobre 2011 offrira de se familiariser avec les œuvres vidéo de Benoît Laffiché. Vernissage le vendredi 9 septembre 2011, 18h30.

La Municipalité de Rennes s’apprêterait à fermer La Criée et à limoger son directeur, Larys Frogier.
La raison ? L’absence de rentabilité du lieu.
Mais n’est-ce pas le lot de la large majorité des lieux d’exposition d’art, en particulier, contemporain?
Si cette décision est confirmée, on peut craindre qu’elle contribue à rendre encore plus obscure la politique du bassin rennais, voire de la Bretagne, en matière d’art contemporain. A contrario, il serait pourtant temps que la Bretagne rattrape son retard en déployant une politique audacieuse visant à coupler la visibilité des lieux d’exposition avec les dispositifs de promotion touristique.
Au demeurant, la solution de rechange de la Municipalité serait d’attribuer au FRAC (Fonds Régional d’Art Contemporain) la gestion et l’organisation dans ses locaux d’un nouveau Centre d’Art Contemporain. On peut se demander si une telle responsabilité entre bien dans ses missions…

Suite à note demande d’entretien avec René Jouquand, adjoint à la Culture de la Ville de Rennes, Unidivers est heureux de vous communiquer la réponse que la rédaction vient de recevoir de la Ville : « La Ville de Rennes dément avec la plus grande vigueur le projet qui lui est prêté de fermer La Criée centre d’art contemporain et de se séparer de son directeur. La Ville mène une politique artistique ambitieuse et soutenue, notamment en matière d’art contemporain, et elle entend poursuivre cette politique. »

Unidivers se réjouit donc d’apprendre que les années à venir continueront avec Larys Frogier à nous montrer au sein des halles centrales ou du site ‘Kronenbourg’  une Criée riche d’audaces réflexives, esthétiques et artistiques. Au demeurant, dans le respect des opinions et du devoir de réserve de chacun, Unidivers et ses lecteurs se réjouiraient d’entendre Larys Frogier et Catherine Elkar développer leur vision prospective.

Cri de détresse pour La Criée > Le Centre d’Art Contemporain fermerait was last modified: septembre 25th, 2015 by Nicolas Roberti
Animula blandula vagula : Âme de diaphane intimité, hôtesse et compagne de mon corps, tu verses vers des lieux délavés, escarpés et dénudés, où ne résonnent tes jeux d'esprit…

5 Commentaires

  1. Heu, vous êtes sûrs de cette info ???? Si c’est vrai, c’est une catastrophe. En même temps, du côté de la mairie ou des asso, je n’ai pas entendu parler de cela ? Vous êtes vraiment sûrs ?

    • Unidivers prend soin de vérifier autant que faire se peut les informations qui lui sont transmises dans le cadre de la rubrique ‘Transparence’. Bien entendu, Unidivers espère que cette fermeture n’aura pas lieu.

  2. La municipalité semble démontrée à nouveau son incapacité à construire une véritable politique culturelle, son manque de compréhension du monde de l’art contemporain et de ses enjeux, son manque de courage et d’audace en matière culturelle, sa vision comptable à court terme. À quand un engagement cohérent et engagé en faveur de l’art contemporain, de ses acteurs et de ses publics ? N’oublions pas que ce genre de décision politique (cf Domaine de Kerguehennec l’an dernier) touche aussi de l’humain : des salariés, des bénévoles, des adhérents… Espérons qu’une mobilisation citoyenne et médiatique se mette en place rapidement, tant qu’il en est encore temps !

  3. Après un petit tour et renseignements pris auprès d’amis en étroite relation avec La Criée et le Frac, il apparait que cette info n’est pas du tout une intox contrairement a ce q suggère Jouquand.

  4. Il y a 40 ans, Rennes était une ville fleurie. Aujourd’hui, elle est devenue vilainement minérale. La restructuration (nécessaire) de la place Sainte-Anne comme celle de la place Hoche se sont soldées par des assassinats urbanistiques et végétaux. Le symbole de Rennes? Une esplanade Charles de Gaulle qui fait figure de place Rouge de mairie pauvre. Le général a de quoi se retourner dans sa tombe. La culture ? Qui ne voit donc pas qu’elle est abandonnée depuis des lustres à Rennes. Ah non, pardon, culture il y a : celle d’un ludoparc. Voilà la politique culturelle de Rennes : saupoudrer des subventions sur les associations culturelles ayant fait allégeance au clientélisme local (associations de musiques, de spectacles de rue, de soirées invariablement destinées à faire que des jeunes s’enivrent et hurlent les mêmes chansons et éructent les mêmes borborygmes dans le centre-ville); et ce, afin d’accumuler le plus d’événements possible dans l’année, événements de piètre qualité mais qui laissent croire à l’existence d’une politique culturelle active. Quel mépris à l’égard de la culture ! Quel mépris à l’égard des citoyens (quelle que soit leur origine sociale ou leur couleur politique) qui persistent à croire que la culture, c’est ce qui rend libre, ouvert au monde et à l’écoute de la vie. Rennes crève.

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