Pour faire suite à notre article en date du 5 juillet et malgré les dénégations de René Joucand, adjoint à la Culture, exprimées le 24 août, il semble désormais avéré que la Ville de Rennes se séparera de Larys Frogier le 20 décembre.
C’est après une période d’abattement, dans une situation d’indécision et de non-dit, et avec un sentiment d’injustice qui rendait impossible son maintien à la tête de la Criée que Larys Frogier se réjouit désormais de déménager à l’étranger dans une structure dont il préfère taire pour le moment le nom (on murmure Shanghai…). Eu égard à la qualité de son travail, on peut regretter que son CDI ait été brisé en plein vol.

Je remercie les artistes, les commissaires d’exposition, les chercheurs, critiques et théoriciens de l’art qui ont contribué aux projets de La Criée et qui ont emporté les publics dans des étendues inattendues, paradoxales, exigeantes et poétiques. Leurs prises de risque, leurs œuvres, leurs idées, demeurent une puissance indispensable à la considération de l’art comme espace critique et à une liberté de pensée raréfiée.

Qui va lui succéder ? Mystère. On est également sans nouvelle du déménagement du Frac sous la direction de Catherine Elkar. Quel que soit l’arbitrage entre Rennes et la Région à ce sujet, est-ce le lot de l’art contemporain que sa culture soit soumise à une politique du secret, voire que la politique du secret soit devenue une culture ?

Nicolas Roberti

Animula blandula vagula : Âme de diaphane intimité, hôtesse et compagne de mon corps, tu verses vers des lieux délavés, escarpés et dénudés, où ne résonnent tes jeux d’esprit…

Laisser une réponse

SVP rédigez votre commentaire
Merci d'inscrire votre nom