COURT-CIRCUIT #2 > Carnet de bord, jour 3 > Ladylike Lily enflamme l’Arsenal

     C’est devant un parterre d’une bonne soixantaine de personnes que la chanteuse glamour vaporée de feu a enthousiasmé les invités de Sabrina et Tony qui avaient mis à disposition leurs maison et jardin. Enfants, personnes âgées et moins âgées, voisins et lointains ont apprécié de concert cette ambiance un soupçon british… dans le quartier Arsenal/Cleunay.

    Ladylike Lily ? Un surnom qui vient d’un rêve, dit-elle, un rêve de génie. Le tapis volant du génie fut-il persan ? Au demeurant, son sang perce et ne saurait mentir : grand-parents italiens et alsaciens, le souffle du Finistère et puis Rennes, toujours où tout fini mais surtout commence. C’est elle qui le dit sans le dire vraiment dans un joli jardin rennais qui n’a rien de géant.

    Le jardin « particulier » après la crèche et la ludothèque au final. Voilà, sans doute, ces lieux infiniment, intimement faits pour les jeux musicaux. Enfance de l’art. Projet solo à sa naissance LLL s’agrandit, s’enrichit et c’est une conjonction réjouissante et réussie avec l’expérience Court-Circuit.

    Les arrangements de l’album sont réadaptés avec une belle finesse et une intelligente subtilité, aux configurations très particulières de l’événement. Les claviers-jouets, le métallophone égrènent leurs notes singulières et encadrent la voix de la rousse Orianne. Loig et Yoann partagent avec talent et discrétion le plaisir de jouer, de partager les histoires qui ondulent et chatoient au-dessus du gazon comme une rosée mélodique. À chaque représentation, à aucun moment, ils ne laissent transparaître une once de lassitude alors qu’ils en enchaînent trois par jour.

    Trois petits tours par jour, enfance de l’art. On pose les instruments, on joue, on parle, on ramasse les instruments… et c’est reparti. L’art de l’enfance, vouloir toujours jouer, se préserver de la fatigue et de l’ennui en jouant encore plus – toujours. La rosée musicale désaltère tout le monde.

    Il passe quelque chose de cette expérience dans la musique de LLL, il en restera quelque chose. Il reste toujours quelque chose de scintillant dans l’air après la musique jouée comme une poussière d’or dans le ciel du couchant après le vol des fées.

    Une expérience qui se, Unidivers l’espère, pérennisera au fil des ans. Gageons avec toujours le même esprit et des choix artistiques et humains aussi judicieux.

    Thierry Jolif

     

     

     

     


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