Qui a tué le festival Périscopage ? Casse culturelle ou incompétence ?

    Périscopages ? Un festival de BD annuel dont la qualité, l’indépendance et l’originalité étaient saluées dans toute la France. Un festival qui, entre autres mérites, attirait un public diversifié. Mais souvent l’indépendance a un prix : celui de ne pas être soutenu par ceux qui lui préfèrent une pensée unique et une culture contrôlée. C’est ainsi que l’association Périscopages a été dissoute en janvier 2012 après 10 ans de bons et loyaux services. Quelques mois avant, en mai 2011, les Rencontres de la bande dessinée d’auteurs et de l’édition indépendante soufflaient ses dix bougies lors d’une édition internationale qui fut pourtant un beau succès. Cette réussite fut le fruit d’un sursaut des partenaires publics conjugué au soutien ferme et continu du milieu associatif et des Champs libres. Pourquoi alors s’arrêter en si bon chemin après 70 expositions, des dizaines de tables rondes, de conférences et de spectacles, quelques livres et des milliers de visiteurs ? Réponse non en images, mais imagée, avec feu le président de Périscopages, l’excellent dessinateur Morvandiau.

     

    Unidivers – Pourquoi les différentes activités de Périscopages n’ont pas pu ou su s’articuler autour d’un modèle économique viable ?

    Morvandiau – Historiquement, l’association Périscopages s’est créée autour de la manifestation éponyme qui, en 2001, en plus de n’être pas initialement calculée pour se renouveler, était totalement atypique et novatrice dans le paysage des festivals de bande dessinée : dédiée à la facette créative de celle-ci, durant 3 semaines, mêlant expositions, propositions transdisciplinaires et réflexion théorique dans des lieux à la fois alternatifs et institutionnels de toute la région rennaise, gratuite et sans culte de la dédicace.
    En lien avec cet évènement et, au fur et à mesure, nous avions développé toute l’année les activités de médiation et de formation ainsi que, plus récemment, des échanges croisés et des résidences d’artistes (avec la Russie, le Québec, l’Afrique du Sud, etc.). Nous tenions à la gratuité de la manifestation, à la fois parce que nous considérons l’accès à la création artistique comme un droit, mais également pour des raisons très pragmatiques liées à la difficulté d’amener un public varié à découvrir une bande dessinée moins connue que celle de pur divertissement, produite par l’industrie éditoriale.
    Dans un premier temps, ce positionnement était financièrement tenable avec des aides publiques moindres, grâce à une très forte implication bénévole, une solide culture associative de l’échange et du système D ainsi qu’à notre bonne connaissance du milieu professionnel. Avec le développement de la manifestation et des activités de médiation et de formation, activités sous-développées en bande dessinée et susceptibles d’augmenter nos ressources propres, nous souhaitions, avec un accroissement parallèle du soutien public, pouvoir créer progressivement plusieurs postes salariés en maintenant notre budget à l’équilibre.
    Après cinq éditions de Périscopages, la structure a bénéficié d’un premier poste salarié à temps plein, aidé par la Région, puis plus tard d’un deuxième à mi-temps. Nous avons effectivement pu développer nos ressources propres par ce biais, mais insuffisamment pour pouvoir pérenniser, en 2010, le premier poste à la fin des quatre années de l’aide. Au-delà du contexte général de crise et de nos propres limites internes en termes de temps, d’organisation ou de compétences, un positionnement net des collectivités, et de la Ville de Rennes en particulier vis-à-vis d’un événement ancré localement, était impératif.
    En matière de politique culturelle, nous avons malheureusement dû faire face à un flou sidéral et à des services sans véritable autre direction que celle du saupoudrage qui, hors des évènements et structures déjà très installés, consiste à donner un peu à tout le monde pour ne mécontenter personne. Dire que le soutien était inexistant serait donc erroné, dire qu’il nous a permis de pérenniser notre action le serait également.
    Sur dix ans, l’usure de l’équipe de Périscopages est en grande partie la conséquence d’un rapport avec les institutions qui se résumait surtout à : « Vous faites beaucoup avec peu, c’est très bien, continuez comme ça ! ». Que la Ville de Rennes fasse des choix, quitte à nous dire “non’ au bénéfice de tel ou tel autre projet culturel, nous ne demandions que ça ! Au-delà de la logique de guichet que nous avons toujours refusée en elle-même, nous attendions la possibilité d’un échange un peu plus étoffé avec notre collectivité.

    D’autres associations et événements accusent des difficultés financières, par exemple Transmusicales, pourtant la collectivité soutient leurs activités. Pourquoi n’en va-t-il pas ainsi de Périscopages ?

    L’exemple des Transmusicales est intéressant. Même si nous n’habitions pas du tout sur la même planète en termes de taille et de budget, Périscopages partageait en effet les Trans la volonté de montrer des artistes en partie méconnus, avec le souhait d’assurer une forme de défrichage en direction du public, mais aussi de création de liens entre professionnels. Deux choses me semblent cependant nous différencier dans nos histoires : la période à laquelle nous avons débuté et le domaine dont nous voulions assurer la promotion.
    Avec l’arrivée de la gauche au pouvoir, les années 80 ont connu un désir politique nettement affirmé au plan de la culture. Sauf erreur de ma part – je ne connais pas tous les détails de leur aventure – les Transmusicales ont bénéficié dans leur développement de cette période faste. Tout en défendant une idée forte – celle de constituer une forme de tête de pont un peu avant-gardiste en matière de découvertes musicales, les Trans ont rencontré un soutien politique qui, de fait, était alors un véritable pari. Avec un peu de recul, on ne peut d’ailleurs pas dire que l’aide apportée à un projet comme les Trans, proposant donc une programmation artistique assez pointue, ait été une mauvaise opération concernant le fameux « rayonnement » qui obsède maintenant une partie des élus !
    Contrairement à la forte tendance actuelle qui consiste à communiquer pour communiquer – souvent sous couvert de culture –, un évènement comme les Trans, quelles que soient leurs difficultés actuelles, a d’ores et déjà fait la démonstration qu’il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs : une identité artistique forte est la condition de base d’une manifestation pertinente et créatrice d’une véritable dynamique professionnelle et professionnalisante. Béatrice Macé, la directrice des Trans, expliquait il y a quelques mois que le plus gros déficit qu’ils avaient connu était lié à la venue d’une tête d’affiche, les Fugees, qui ne correspondait ni à leur identité ni à leur économie.
    Comme quoi, même d’un point de vue économique, l’affirmation d’une identité de défricheur n’est pas forcément une absurdité ou un mauvais calcul. Mais cela nécessite bien sûr une politique culturelle qui envisage une telle proposition, et ses conséquences positives multiples, comme un investissement à long terme. Périscopages – et tous les projets culturels initiés par des associations à partir de la fin des années 90 – n’ont évidemment pas bénéficié du même contexte ni de la même vision.

    Si on poursuit la comparaison, l’autre aspect qui distinguait Périscopages des Transmusicales relève de nos domaines respectifs : la musique, en tant que spectacle vivant, comporte en elle-même la forme de sa médiation avec le public : le concert. Même si ses modalités peuvent varier – selon le type de musique, le lieu, la jauge, etc. – le principe est connu. A contrario, la bande dessinée se traduit simplement par un rapport solitaire entre un lecteur et un livre. Sa médiation, sous forme d’expositions, de rencontres ou de spectacles, ne relève pas du tout de l’évidence, ni sur le fond (la bande dessinée est, en général, d’abord conçue pour être imprimée, pas pour être exposée ou montrée sur une scène), ni sur la forme (comment montrer à un public, hors d’un livre, une  forme artistique dont le livre est justement le principal support et la forme achevée ?). Marc-Antoine Mathieu, auteur fameux et cofondateur de l’atelier de scénographie Lucie Lom, expose très clairement et plus en détails ces questions.
    Au-delà des compétences que cette problématique spécifique requiert, elle a évidemment un coût. En 2011, par exemple,  Périscopages proposait huit expositions originales pendant trois semaines, plusieurs journées de rencontres aux Champs libres et différents évènements. Tout cela réalisé avec 50 000 euros (le plus haut budget consacré à la manifestation jamais atteint), c’est-à-dire environ le budget d’une ou deux expositions pas extravagantes dans la moindre institution spécialisée ou encore 9 fois moins que l’argent public englouti par deux jours de Forum Libé.

    Autre élément qui a probablement joué en notre défaveur (et qui justifiait par ailleurs en grande partie le projet de Périscopages) : le degré de culture générale très faible à l’endroit de la bande dessinée. Il s’explique par la conjonction de différents paramètres culturels et historiques : la réputation – encore largement partagée même si elle a évolué – d’être avant tout un divertissement pour enfants, son absence de la plupart des formations existantes à l’université ou dans les écoles d’art, un niveau de théorie critique sous-développé dans la recherche et dans les médias…
    Comparé par exemple au cinéma – domaine artistique à peu près du même âge – le contraste est flagrant. Nos interlocuteurs au sein des collectivités, généralement passés par des cursus traditionnels, n’échappaient pas à cette tendance. En dix ans, hormis quelques exceptions que je peux compter sur les doigts d’une demi-main, j’ai systématiquement rencontré des élus ou des conseillers culturels – même le plus bienveillant conseiller au livre – qui commençaient nos rendez-vous en disant : « Votre projet m’intéresse, mais, je vous le dis tout de suite, je n’y connais rien en bande dessinée ». Il a donc fallu déployer et redéployer sans cesse des trésors de pédagogie, justifier le fait que Périscopages n’organise pas de dédicaces sous des chapiteaux, expliquer les spécificités du rapport livre-exposition, résumer l’histoire de la bande dessinée en 20 minutes afin de mettre en perspective nos choix de programmation, etc.

    Bref, la conjonction de tous ces éléments nous a conduits à mettre fin à l’aventure début 2012, évitant par anticipation les problèmes structurels, humains et les dettes que n’auraient pas manqué d’entraîner une obstination quelque peu autodestructrice sans soutien financier et politique affirmé de la Ville. Nous étions persévérants et déterminés, mais pas suicidaires.

    L’absence de politique culturelle transversale à Rennes et sa gestion par trois ou quatre institutions omnipotentes jouent-elles un rôle dans la difficulté de faire émerger un courant porteur, à la fois spécialisé et grand public, en matière d’édition, en particulier de bande dessinée de création ?

    Les éléments évoqués précédemment répondent en partie à cette question. Au-delà de Périscopages en particulier, et d’un point de vue culturel en général, mon sentiment est surtout celui d’un véritable gâchis. Rennes, depuis quelques années, manque le coche à répétition en confondant de plus en plus communication et culture, aux dépens de cette dernière. Le fait que la majorité socialiste, pas vraiment menacée électoralement depuis son arrivée aux commandes, ait tendance à se reposer culturellement sur ses lauriers et soit installée dans un rapport souvent très paternaliste aux habitants et aux associations n’aide pas les choses. Concrètement, cette longue continuité politique se traduit aussi logiquement par le tissage d’un réseau culturel de pouvoirs proches de cette sensibilité[3] et également, a fortiori quand la définition d’une politique précise vient à manquer, par un pouvoir grandissant dévolu aux différents services techniques et administratifs.
    Pour le meilleur – si vous avez le bon contact – et pour le pire, si ce n’est pas le cas. Avec Périscopages, de ce fait, nous avons parfois dû faire face à des situations complètement schizophréniques. Pendant trois ans, par exemple, le service communication a censuré nos affiches (parce qu’une composition graphique n’avait pas plu à notre interlocutrice et que nous avions eu l’audace de défendre notre indépendance sur ce choix artistique !) tandis que, au même moment, nos interlocuteurs de la culture nous reprochaient un manque de visibilité !

    Concernant la problématique « spécialisé/grand public », c’est à la fois une question de qualité et de diversité des formes de la médiation, mais aussi de choix de différents lieux complémentaires – institution, bistrot, ou galerie associative – dans lesquels vous la proposez. Offrir différentes portes d’entrée vers l’univers d’un livre ou d’un auteur nécessite là encore de l’imagination, des compétences et des moyens pour les mettre correctement en œuvre. Les solutions que nous avions commencé à développer aux Champs libres – spectacles, projections, rencontres – étaient plutôt encourageantes et très complémentaires des expositions. Cette notion « spécialisé/grand public » est aussi toujours relative : Winshluss, auteur méconnu que nous avions exposé lors de la 1ère édition en 2001, concernait-il toujours exclusivement un public spécialisé après qu’il ait reçu le prix du meilleur album à Angoulême avec Pinocchio et co-réalisé Persepolis avec Marjane Satrapi ?
    Nous avons toujours eu le public à l’esprit sans pour autant nous laisser enfermer dans des classifications relevant purement du marketing. Ce type de programmation et de dispositif fonctionnent aussi sur l’instauration d’un mode de rendez-vous convivial et régulier (annuel en l’occurrence) où les personnes se déplacent en s’attendant à être surprises et à faire des découvertes.  On ne suscite évidemment pas ce type de rapports avec un public nombreux et divers en claquant des doigts : c’est long, progressif – les dernières éditions commençaient à être vraiment plaisantes de ce point de vue – et pérenniser sa mise en œuvre nécessite, une fois de plus, de se sentir accompagné par la collectivité locale.

    L’affaire de la brasserie Saint Hélier a profondément déçu le milieu associatif et artistique du bassin rennais, voire au-delà. Mais ne peut-on pas déplorer, en parallèle, le peu d’entrain des associations, notamment à vocation artistique, à s’organiser, se fédérer, se mutualiser ?

    Cette coopération peut exister et existe, parfois de façon informelle, à différents niveaux : sur les aspects opérationnels, l’échange ou la mutualisation de services, de matériel ou de postes salariés, mais aussi sur la mise en commun de réflexions et/ou de revendications.  Périscopages n’aurait pas tenu dix ans sans cette émulation et ces relais ! Quand c’est possible, cela se réfléchit aussi bien sûr en concertation avec les collectivités, par exemple sur les modalités de financement de postes aidés ou sur les aides à la diffusion en matière d’édition – là encore cela dépend beaucoup d’une volonté politique réelle d’échange, comme avec le Conseil régional où le dialogue paraissait constructif.
    C’est dans cet esprit que Périscopages a, par exemple, participé, là aussi bénévolement, au Comité consultatif de Livre et Lecture en Bretagne ou contribué à la fondation du Codecc. Ou encore, en lien avec un enseignant des Beaux-arts et ses étudiants, proposé de réaliser – sans frais pour la Ville (mais en vain) – une étude prospective sur l’aménagement de l’Orangerie du Thabor en lieu d’exposition. En ce qui concerne la brasserie Kronenbourg, cela constitue pour moi un exemple emblématique de la façon dont la Ville est en train de rater de façon pathétique une opportunité exceptionnelle d’allier un projet artistique et social, enthousiasmant et fort, avec une ambition politique de rayonnement.
    Il se trouve que, dès 2004, en collaboration avec feu-les éditions électriques et les Ateliers du vent, Périscopages a étudié, formulé et proposé à la Ville un projet culturel ambitieux relatif à cette ancienne brasserie. Un minutieux travail a été fourni, étayé de recherches menées sur un an et demi – nous nous sommes notamment déplacés à Marseille, Lille et Roubaix pour confronter nos idées à des réalisations effectives mises en œuvre dans des lieux similaires. Sans qu’on nous en donne d’ailleurs d’explications très claires, les échanges avec la Ville n’ont malheureusement abouti à rien.
    Il n’est cependant pas difficile d’imaginer que les enjeux immobiliers et financiers très forts auront finalement pesé plus lourd que l’absolue cécité culturelle municipale sur ce bâtiment. Et, là encore, si la situation de crise actuelle est une réalité qui impose certaines contraintes, elle aura bon dos de justifier un manque de vision et d’anticipation. Quand, à la suite de votre article consacré à cette affaire, on apprend que la Ville lance « un appel à idées » ouvert à tous, avec un « cahier des charges [où l’] on souhaite le respect du site, un projet en équilibre économique, avec une animation ouverte sur ce nouveau quartier », on ne doute pas que les idées des associations culturelles ou de quartier seront retenues en bonne place devant celles des promoteurs et des projets d’animations commerciales…

    Un autre festival dans l’esprit de Périscopages pourrait-il voir le jour ?

    L’identité de Périscopages était très liée aux individus qui portaient ce projet et au milieu, toujours très vivace, de l’édition alternative à Rennes. Par ailleurs, le paysage éditorial a beaucoup changé depuis dix ans, mais d’autres projets autour de cette forme d’édition et des arts graphiques conserveraient bien sûr toute leur pertinence. Sans y être impliqué personnellement, je crois savoir qu’il y a des envies dans ce sens. Après je ne peux pas préjuger des positions de la Ville si elle était sollicitée… Nantes, où des projets intéressants existent, et Lorient, avec son exigeante et formidable biennale des arts graphiques, pourraient peut-être donner des idées ?…

    Quels conseils ou souhaits pour Rennes et son devenir souhaitez-vous formuler ?

    Moins de « participatif » dans les discours officiels et les plaquettes de communication et plus de concertation et de prise en considération des propositions dans la réalité. Dans le domaine de la culture, de la création et de son économie, mais aussi pour le fonctionnement de la démocratie en général, l’expérimentation ouvre parfois des perspectives décisives qu’il est dommageable de négliger. Comme répondait Godard à un journaliste le qualifiant d’auteur marginal : « La marge, c’est ce qui permet aux pages de tenir ensemble ».

    Biographie
    Né à Rennes en 1974, Morvandiau oeuvre comme dessinateur de presse (Marianne, le Mensuel de Rennes…) et auteur de bandes dessinées sous l’influence de son grand frère Tanitoc. Depuis les années 90, il participe à de nombreuses aventures éditoriales alternatives au sein de publications collectives (l’Œil électrique, Jade, Ferraille, l’Éprouvette, le Tigre, 9 semaines avant l’élection…) ou dans des livres sarcastiques comme le Cid, version 6.0 (éditions Rackham, scénario de David Vandermeulen), les Affaires reprennent (en solo chez les Requins marteaux) ou Santa Riviera, le venin des passions (chez le même éditeur, avec le dessinateur Mancuso et la coloriste Magali Arnal). En 2007, après cinq ans de recherches, il publie D’Algérie (éditions Maison Rouge/Homecooking), récit familial et historique dont les points de départ sont les souvenirs de son père pied-noir et l’assassinat, en 1994, de son oncle et de trois pères blancs à Tizi Ouzou, en Kabylie. Durant dix ans à Rennes, Morvandiau a dirigé Périscopages, manifestation annuelle consacrée à la bande dessinée d’auteurs et à l’édition indépendante. Conseiller artistique de l’édition du Monde diplomatique en bande dessinée paru en 2010, il est chargé depuis l’an dernier d’un cours de bande dessinée à l’Université de Haute Bretagne. Ses derniers ouvrages, Mon programme pour la France –Pour une gouvernance impactée en bon père de famille (éditions Marwanny) et Colérique + homérique = comique (éditions Lendroit) sont  respectivement parus en avril et mai 2012.
     Luc Cotinat

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