DOL DE BRETAGNE. BRETAGNE TERRE DE PHOTOGRAPHES DU 2 AU 24 JUIN 2018

Le festival BRETAGNE, TERRE DE PHOTOGRAPHES aura lieu à Dol-de-Bretagne du 2 au 24 Juin 2018 avec pour invitée d’honneur Sabine Weiss.

Sabine Weiss occupe une place unique au sein de la photographie française. Son regard malicieux, sa vivacité amusée attisée par une curiosité insatiable pour le monde sont familiers aux amoureux d’images. De festivals en projections, d’expositions en foires, cette photographe farouchement indépendante poursuit sa longue marche dans l’univers de la photographie sans se soucier du regard des autres, des courants, des modes et des styles.

Extrait du texte de Virginie Chardin « Sabine Weiss, l’oeil multiple » publié dans le catalogue de l’exposition du Jeu de Paume/Editions de La Martinière.

FEMMES ET ENFANTS D’ABORD !

Lorsque les premières embarcations fuyant la guerre débarquèrent sur les îles de la mer Egée, je fus surpris pas le peu de femmes et d’enfants à bord. Seraient-ils restés sous les bombes ? Un peu plus tard, sur une plage bretonne, alors que je photographiais des enfants qui courent sur le sable pour se jeter à l’eau, je fus violemment apostrophé par un de leurs pères. J’eus beau expliquer l’intérêt testimonial et artistique de la photo : « Mais Vivian Maïer, mais Robert Doisneau, mais Sabine Weiss ? Mais …Mais… » Mais non, rien n’y fit ! Rideau ! Heureusement, déjà constatée lors de notre dernière édition et très présente sur les réseaux sociaux, une nouvelle photographie, plus allégorique, plus intime, très largement portée par le regard des femmes, émerge. Seraient-elles en train de nous rendre cette liberté de ton et cette lumière si nécessaire à notre passion ?
Jean-Luc Tonneau pour Dol Pays d’Initiatives, organisateur de l’événement Bretagne-Terre de Photographes « Femmes et Enfants d’abord ! » Cette apostrophe nous servira de fil conducteur pour cette édition 2018 de Bretagne-Terre de Photographes.

Dol de Bretagne Terre de photographes
Vingt expositions sur ce thème aussi bien en intérieur qu’en extérieur seront proposées au public à travers la ville. SABINE WEISS est l’invitée d’honneur du festival et fera partager, à travers plus de cinquante photos, son expérience et son regard sur l’enfance. Et, bonus, elle profitera de sa participation proposer une série inédite sur la Bretagne, réalisée dans les années 50.

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Autoportrait sabine weiss, 1954

DES ENFANTS. SABINE WEISS. Salle Nominoë, rez-de-chaussée.

Regard joueur, tendre, craintif, fasciné, innocent, timide, rieur, tranquille… Premiers regards, premières expériences… Regard qui défie, qui attendrit, qui bouleverse ou nous conforte, et nous plonge dans notre histoire… Autant de facettes qui non seulement témoignent mais racontent, la richesse des sentiments et des émotions des enfants. C’est avec l’innocence et la même intensité de regard, que Sabine Weiss saisit au travers de son objectif, les moments fugitifs et uniques de l’enfance ».

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CESAR. Christian Berthelot. Premières secondes sur Terre. Salle Nominoë, rez-de-chaussée.

En 2012, grâce à sa rencontre avec le Dr. Jean-François Morienval, obstétricien à l’Hôpital Privé des Côtes d’Armor (Bretagne), Christian Berthelot découvre le monde du bloc opératoire et de l’accouchement. Suivra alors la série « CESAR -Premières secondes sur Terre », des portraits d’enfants, tous nés par césarienne, tous survivants. Loin des clichés et des banalités, je souhaitais nous montrer tels que nous sommes quand nous naissons. Peu importe qu’il s’agisse d’un accouchement par césarienne ou par voie naturelle : tout le monde naît nu, dans le sang, les larmes et autres liquides organiques. Toutes ces photographies sont pour moi la première représentation d’un nouvel Être humain, pendant ses premières secondes sur terre.

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LES ENFANTS DE MADA. Elvira et James Vil. Salle Nominoë, rez-de-chaussée.

Les enfants de Mada, une rencontre avec un peuple, une histoire, un pays. Des contrastes forts, parfois violents même, mais des échanges, des regards et des émotions sincères, quand bien même furent-ils brefs. Madagascar est un pays à l’histoire chargée, il y a ses détracteurs avec des propos durs à l’égard des Malgaches, il y a les vazahas, traduisez les étrangers, qui éprouvent peine et tristesse envers une pauvreté qui ne nous échappe pas, mais toujours au regard de nos modes de vie dans l’ultra consommation et il y a notre regard que nous vous proposons à travers cette exposition, “Les enfants de Mada”. Les enfants, ils sont l’insouciance et l’innocence chez nous, mais pas à Madagascar; les grands élèvent les petits, souvent confrontés aux difficultés du quotidien, ils peuvent être amenés à travailler jeune, mais une chose nous a profondément marqués, c’est leur beauté, leur gentillesse, leur maturité.
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B COMME. Cecil Baldewyns. Salle Nominoë, escalier.

Cecil B est une artiste photographe autodidacte belge. Elle est née à Liège en 1974. Après un essai en peinture, elle se consacre définitivement à la photographie, qu’elle considère comme le médium idéal pour sa création, un travail journalier, authentique, rapide et spontané. Singulière, sensuelle et troublante, voilà comment définir sa pratique photographie. Au travers d’autoportraits sous toutes leurs formes laissant place à l ‘improvisation, la recherche et la mise en scènes, elle raconte des traces de vie en utilisant ses émotions ou ses amours dans un huis clos ou un lieu anonyme hors du temps. Une œuvre conceptuelle, personnelle et créative. À l’instar des tableaux, Cecil B renvoie le spectateur à ses propres questionnements ou les invite à de la poésie. Cette série s’intitule « B comme ». Le visage et les corps tendent à disparaitre. Souvent flous ou non éclairés, morcelés, comme pour rester anonymes, en réserve ou en pudeur. La déformation par le flou ou la brisure d’un miroir retrace une émotion, une force, une faiblesse. L’ imperfection, la décomposition d’ un mouvement amènent une série de sensations, une réalité, un instantané, une force à l ‘instant. Une force intérieure, un cri, une vibration.

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SI !!! Laurent Paillier. Salle Nominoë, 2ème étage.

L’idée de départ de cette initiative du photographe Laurent Paillier est de provoquer la rencontre de onze jeunes chorégraphes représentant la plus remuante des scènes d’aujourd’hui avec l’œuvre d’un artiste plasticien du xxe siècle, pour faire « Danser la peinture ». Les prises de la chorégraphe et danseuse virtuose Kaori Ito, fouettant de la peinture noire, montrent la violence et la douleur de l’œuvre du peintre serbe Vladimir Velickovic hanté par la question du mal. Ce travail a fait l’objet d’un beau livre, « Danser la peinture« , réalisé avec le critique de danse Philippe Verrièle et paru aux Nouvelles éditions Scala (Prix du meilleur livre de danse 2016) Laurent Paillier photographie la scène chorégraphique contemporaine
depuis 1991 pour la presse, l’édition, les théâtres et les compagnies de danse.
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MEIDOSEMS. Maya Paules. Salle Nominoë, 2ème étage.

Lorsque sa femme meurt tragiquement dans un incendie domestique, le poète Henri Michaux invoque les Meidosems. Créatures aux traits changeants, aux visages intervertibles: mâles ou femelles, consumés par le désir et l’angoisse. En infligeant des brûlures à ses négatifs, la photographe Maya Paules donne corps à ces créatures et rend ainsi hommage au poète en s’appropriant les thématiques du vide, du corps souffrant, révulsé, luttant contre son inéluctable disparition.

Expositions extérieures. Au centre ville de Dol-de-Bretagne.

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BRETAGNE ANNÉES 50. Sabine Weiss. Cour du Cathédraloscope.

Sabine Weiss s’est rendue en Bretagne à plusieurs reprises dans les années 50, pour son plaisir mais aussi pour le magazine Vogue qui l’avait envoyée en reportage photographier un mariage breton. De l’habillage de la mariée en toute intimité au défilé des nouveaux époux avec famille et invités sur fond de cornemuses en pleine nature, ces photographies dormaient jusqu’alors dans des boîtes. La sélection inédite réalisée pour « Bretagne – Terre de photographes » est l’occasion de plonger dans ces quelques moments uniques du passé mêlant scène de rue, brodeurs et brodeuses, lavandières ou peintre du dimanche. Dix-sept photographies grands formats ont ainsi été rigoureusement choisies pour être présentées en extérieur. Les gestes, costumes, cérémonies qui nous semblent aujourd’hui relever du folklore étaient alors bien une réalité. Depuis Pont-Aven et son école, peu de chose avait changé. Nous remercions vivement Sabine Weiss de nous offrir le privilège de ce témoignage.

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À LA RECHERCHE D’OBJETS PERDUS. Claudia Miascave. Cour du Cathédraloscope.

Quand la photographie n’est plus suffisante, Claudia Masciave remet en jeu l’art, recherchant un style esthétique capable de raconter son vécu.« À la recherche d’objets perdus », avec un regard philosophique et empreint de psychologie, interroge sur la condition humaine. La photographe se met en scène avec originalité et créativité, en nous proposant son interprétation du monde. Ses images ont une touche picturale et minimaliste, les couleurs vives révèlent le trait joyeux de son essence et en même temps apaisent le côté parfois angoissant des sujets abordés. Insatiable et subversive, elle utilise la photographie comme thérapie pour sublimer ses complexes. Son travail questionne notre société et invite à un retour à l’humain dans son essentialité.

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AURAS. Corinne Héraud. Passage du palais.

À l’instar de la lumière qui a besoin de l’obscurité pour se révéler, les auras émergent de l’ombre. Subtilement mêlées aux portraits dont elles surgissent, elles dévoilent l’autre, celui qui reste caché derrière le masque des apparences. Les frontières disparaissent entre le sujet et son aura, si bien qu’il n’est plus possible de discerner l’un de l’autre. Les auras s’emparent de l’espace et le mystère de leur présence nous interroge sur ce que chacun donne à voir, ce qu’il cache mais aussi sur ce qu’il se cache à lui-même. Cette série d’images entre dans la démarche entreprise depuis 2010 et dont l’objet est de « capter » sur mon poste de télévision les membres du public des talk-shows. Ces invisibles deviennent les protagonistes inattendus et paradoxaux de ma quête visant à creuser dans les parcelles de ce qui
constitue notre identité. »
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NAI’A, L’ENFANT DE L’OCÉAN. Jean-Marie Ghislain. Square Nominoë

Ce projet fait aussi l’objet d’un livre « L’enfant de l’océan ». Il raconte un parcours atypique, une grossesse au plus près de l’océan et de différentes espèces de cétacés. Il parle de l’imprégnation d’un enfant à naître par le chant des baleines et le sonar des dauphins et cachalots.

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LES ENFANTS FICHUS. Coralie Salaun. Rue du Chanoine Boursier

Coralie Salaun est née en 1986 à Lannion, elle vit et travaille à Rennes. Résidente à la Villa Perochon de Niort en 2009, elle présente son premier travail « les réfugiés oniriques » et fait poser -et pose pour – le photographe Arno Rafel Minkkinen dans la série « la fête des songes », qui affirme son goût pour la mise en scène photographique. Très engagée dans la défense des droits de l’Homme et notamment des enfants, elle réalise durant 3 années l’abécédaire photographique « les enfants fichus » inspirée par l’illustrateur américain Edward Gorey et collabore, pour ce travail, avec des personnalités internationales engagées dans la non violence. Elle rédige en parallèle une charte de la bientraitance à l’égard des enfants, aujourd’hui soutenue par le Comité des Droits de l’enfant du Parlement Européen. Entre 2015 et 2017 elle réalise deux séries en maisons d’arrêt  » Têtes d’affiche » et « Gueules d’amour » (exposée au Carreau du Temple à Paris en 2017). « Tous les artifices de la mise en scène permettent de révéler , ici aussi de contourner la loi interdisant de reconnaître les visages de ces hommes incarcérés, la mise en scène sert à la fois à masquer et à révéler, à mettre en beauté, à sublimer, à retrouver l’humanité. »
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SEULE AVEC TOI. Héloïse Berns. Allée du roi Judwal.

La gémellité est quelque chose de tout à fait particulier, auquel j’ai le bonheur d’être confrontée. Mais ça reste une intrigue, une question, quelque chose que je ne peux saisir qu’en partie, et de l’extérieur. Je veux montrer cette intrigue, quelque chose d’extraordinaire mais qui m’échappe partiellement, et dont il semble qu’on peut résumer le mystère par l’idée qu’on est seul à deux. Ce fut donc une chance incroyable pour la photographe que je suis de photographier mes jumelles : elles sont tellement ensemble qu’elles ne prennent absolument pas en considération le fait que je les photographie !

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CENDRILLON JETTE L’ÉPONGE. Marielsa Niels. Place du Roi Judwal

Cette série était une commande pour la “Semaine de la femme”. Elle m’a permis de m’intéresser aux liens sociaux, politiques et économiques qui déterminent le cadre de nos vies. Notre façon d’être est codifiée par la culture et c’est l’éducation qui modèle en partie le regard porté sur la femme, mais aussi le regard que la femme porte sur des obligations journalières qu’elle a fini par considérer, malgré elle, comme lui incombant naturellement. C’est un fait intergénérationnel, profondément ancré en nous. Il y a donc un très long
chemin à parcourir pour casser cette répétition; je fais le pari que l’humour et
la dérision peuvent y contribuer. Autodérision, en effet, était le maître mot de ce projet qui passait par une démarche participative de mes modèles. Ce n’est pas elles que je photographiais mais un stéréotype, celui que notre société assigne aux femmes.

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LES DIABOLIQUES – PETITS MEURTRES EN COUPLE. Julie Poncet. Promenade des remparts Jules Revert

« Les Diaboliques », librement inspiré du film éponyme de H.G. Clouzot, questionne nos capacités d’observation, de collecte des indices pour reconstruire le récit photo après photo.Tandis que « Petits Meurtres en Couple » questionne directement le hors-champ, le contexte et notre capacité à remettre en cause les images ainsi que les préjugés qui sous-tendent notre interprétation que nous en faisons. Derrière ces deux séries, un même souhait, donner l’envie au spectateur de ne plus être un simple consommateur d’images tout en déconstruisant les stéréotypes autour des femmes, le tout avec humour… noir.

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FAMILY. Alain Laboile. Promenade des remparts Jules Revert.

À travers son travail photographique Alain Laboile documente et célèbre sa vie de famille : une vie au bord du monde, où se mêlent intemporalité et universalité de l’enfance. Jour après jour, il crée un album de famille qui constitue un héritage qu’il transmettra à ses enfants. Son œuvre reflète leur mode de vie, qui gravite autour de l’enfance. Une enfance proche de la nature, où chacun se découvre, découvre le monde, passe à sa guise d’une expérience sensible à l’autre, où les enfants à l’imagination débordante s’amusent, prennent le temps de vivre, de jouer, de construire, mais aussi de s’ennuyer. Si les plus petits «cherchent » l’objectif, les plus âgés participent avec plus de distance. À travers ses photographies « on peut entendre dans ses photos le rire des enfants ou l’éclaboussure de l’eau ». Remplies d’humour, ses images aux noir et blanc lumineux capturent la poésie du quotidien et l’esprit de liberté. Cette pratique peut être rapprochée de celle d’un ethnologue. Bien que son travail soit profondément personnel, il est totalement universel, exaltant la nature humaine et permettant au spectateur de replonger dans le monde de l’enfance. Certains y retrouvent un peu de leur passé, d’autres se posent des questions existentielles. Alimenté quotidiennement et partagé dans le monde entier grâce à internet, sa production photographique s’est mue en un moyen de communication, amenant à un questionnement sur la liberté, la nudité, l’éducation, l’être et l’avoir.

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NOUVELLE ÈRE. Roxane Petitier. Promenade des remparts Jules Revert

À l’aube d’une nouvelle ère prophétique, les humains prennent conscience de la nécessité d’abandonner certains fonctionnements culturels obsolètes, de préserver le vivant et d’accueillir le changement, indispensable à toute évolution. Car dans la course à la mondialisation, le monde s’épuise. Métaphore de ce changement, la série questionne la place de l’individu, appesanti par les choix du passé et la crainte de l’avenir. C’est aussi un hommage manifeste aux maîtres de la peinture flamande et renaissante et un clin d’œil aux tendances de la photographie contemporaine.

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LES PASSEURS DU MONDE. Alastair Magnaldo. Promenade des remparts Jules Revert

Pour moi, les enfants possèdent un regard inaltéré sur le monde, un regard libre de tout voir, de tout imaginer. Dans ces photographies, l’enfant vient ainsi symboliser une vision sans contrainte, relevant purement du domaine des rêves qui m’est si cher. J’avoue n’avoir jamais perdu mes yeux d’enfants et j’essaie d’aborder chacun de mes paysages avec une palette de questions naïves, évidentes et parfois déroutantes. Ce sont ces enfants dans ces images permettent ce passage du rêve au réel. Ils sont des passeurs de monde. Pour que cette mise en abîme fonctionne, le visage de chaque enfant est dissimulé. Chacun est alors libre de se retrouver dans ces personnages et de s’évader avec, dans ses mondes.

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ANAMNESE. Isabelle Levistre. Promenade des remparts Jules Revert.

Rendez-vous dans Anamnèse d’Isabelle Levistre. Dans ce monde à part, les personnages apparaissent et disparaissent. Sont-ils deux, trois ? Ou bien est-ce une seule et même personne qui n’est, comme dans le rêve familier de Paul Verlaine, “à chaque fois, ni tout à fait la même ni tout à fait une autre” ? . Isabelle nous raconte des histoires, et son histoire. A la fois celle de ses jumelles et celle de chacun d’entre nous à cet interstice précis situé à l’aube de l’existence et à l’aune de la réalité. Des moments furtifs dont on pourrait croire qu’elle les dérobe à l’enfance si elle ne les restituait tout en nuances, envoûtants, ils ont le pouvoir de réveiller notre mémoire individuelle et de la réanimer.

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IN SITU. Mila Plum’s. Promenade des remparts Jules Revert.

Il n’existe pas de plus beaux décors à mes yeux que la rue. C’est comme un cinéma à ciel ouvert, m’offrant ainsi les plus beaux courts-métrages. Avec une vision très monochrome et un attachement particulier à l’homme, je tente de saisir des instants de vie avec lesquels j’aime jouer sur la notion d’intemporalité.

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UNE ENFANCE RÉFUGIÉE. Corentin Fohlen. Les halles.

L’association créée par Soeur Emmanuelle, ASMAE, supporte au Liban un programme d’appui éducatif et psychosocial aux enfants et familles des communautés réfugiées syriennes au Liban. En soutenant l’association locale Alpha-notamment dans les villes de Tebnine et Harris, dans le sud du pays – ASMAE favorise la cohésion sociale entre communautés libanaises et syriennes, et l’intégration de ces dernières, par l’amélioration de l’accès à une éducation pour tous, et des services psychosociaux adaptés aux enfants défavorisés et déracinés. Série de portraits réalisés en studio mobile pour ASMAE-Association Soeur Emmanuelle, dans deux centres scolaires du sud Liban. octobre 2016
© Corentin Fohlen/ pour ASMAE-association Soeur Emmanuelle

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John Wilhelm. Grand rue des Stuart

La photographie est ma passion ! La photographie a toujours été importante dans ma vie. Mon père était un photographe amateur éclairé, et a fondé au moins 2 associations de photographes. J’ai grandi dans un environnement d’appareils photos, de magazines, d’objectifs, de cabinet noir… Je n’étais pas très intéressé par tous ces aspects techniques : ça me paraissait trop compliqué. Tout a changé quand j’ai eu en main ma première caméra numérique. Un long et joyeux voyage alors commencé pour moi, à travers les différents systèmes vidéo, et finalement les logiciels de post traitement. En février 2011 j’ai franchi le pas vers la photographie en entrant dans le monde de Photoshop. C’est la meilleure chose qui me soit arrivée : maintenant la photographie est devenue une vraie passion. J’aime apporter ma fantaisie à la vie par l’intermédiaire de mes images, avec l’aide de Photoshop et des logiciels. Ma passion est progressivement devenue une véritable obsession : je me définis moi-même comme un « photo-addict ».

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TOUT PRÈS D’ICI. Collectif images dolois. Rue des Carmes / Rue Lejamptel / Grand rue des Stuart.

Le collectif images dolois présente des lieux remarques de sa région, connus et moins connus, exposées à l’office de tourisme. Les commerçants dolois et l’UCIAD invitent les visiteurs à découvrir leur région, en présentant d’autres prises de vues du collectif, tout le long des rues marchandes.

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Empow’her. Zone artisanale des Rolandières

Empow’her agit en partenariat avec de grandes entreprises. Les entreprises mécènes apportent leur soutien à une ONG dont le but est de promouvoir l’accès des femmes à l’entreprenariat pour lutter contre les inégalités. Plus de 600 femmes dans une dizaine de pays en voie de développement ont déjà bénéficié de formations individuelles ou collectives par l’intermédiaire de missions locales. En France Empow’her aide les femmes entrepreneures sociales par des actions de coaching, partenariat avec de grandes entreprises et « Entreprendre au féminin en Bretagne », région Bretagne…

Contact
Association Dol Pays d’Initiatives (DPI)
1, Place du Général de Gaulle – 35120 Dol de Bretagne
Président : Jean-Luc TONNEAU
dpi35120@gmail.com

http://www.bretagne-terredephotographes.fr
https://www.facebook.com/dpi.dolpaysdinitiatives/

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