Julio rencontre un vieil écrivain qui cherche un assistant pour dactylographier son dernier roman, mais il n’est pas retenu. Pour donner le change à Blanca, sa maitresse occasionnelle, il décide d’écrire un manuscrit qu’il fait passer auprès d’elle pour celui du romancier. Il s’inspire de son histoire d’amour passionnelle avec Emilia, huit ans plus tôt, lorsqu’ils étaient tous deux étudiants en littérature et que chacun prétendait avoir lu Proust… Où commence la fiction, où s’arrêtent les souvenirs ? Dans ce va-et-vient entre littérature et réalité, les sentiments deviennent aussi complexes et fragiles que l’architecture délicate d’un bonsai.

Bonsai est particulier. D’un côté, les idées qui le pénètre sont brillantes ; de l’autre, la réalisation est médiocre. Le manque de rythme et la faiblesse de la narration sont flagrantes. L’ambiance littéraire du film navigue entre un humour bienfaisant et une mélancolie assez tendre. On se laisse amadouer par tous ces élèves, toute cette littérature, ces émotions qui se dégagent à chaque endroit. Cette façon de transmettre est belle. Qui plus est, la touche d’ironie que contient le scénario rend l’ensemble savoureux et le sauve à maintes reprises. Au final, on a le sentiment qu’il n’y avait rien à raconter et même pas de belle escroquerie pour le faire. Un constat curieux. Qui plaira à certains esprits littéraires.

David Norgeot

Réalisé par Cristian Jimenez avec Diego Noguera, Natalia Galgani,
Gabriela Arancibia, 9 novembre 2011, 1h 35

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