Trente ans se sont écoulés depuis que Marianne et Johan, le couple de Scènes de la vie conjugale se sont perdus de vue. Sentant confusément qu’il a besoin d’elle, celle-ci décide de rendre visite au vieil homme dans la maison de campagne où il vit reclus. Entre eux, la complicité et l’affection sont réelles, malgré toutes ces années passées sans se voir. Marianne fait la connaissance du fils de Johan, Henrik, et de la fille de ce dernier, Karin, qui habitent dans les environs. Tous deux pleurent encore Anna, l’épouse d’Henrik disparue…

Que dire d’un film d’Ingmar Bergman alors que toute sa filmographie est un chef d’œuvre. Saraband est un film spécial, car dédié à sa dernière compagne, son esprit est donc particulier.

Mais en dehors de cette jolie dédicace, il reste une œuvre, sublime, extravagante : plus le film passe plus la sensation nous fait grimper  vers un firmament de sensations inconnues. Une expérience puissante, orgasmique et jouissive. Si puissante que l’on ne voudrait jamais que cela cesse.

Le tout étant entouré d’une simplicité radicale. Tout s’affiche, tout se comprend, tout est sublimé alors que c’est de grand envergure et de grande profondeur. La vision de ces deux corps enlacés est une sublimation pour nos petits esprits. La gravité de l’ensemble accentuant encore plus le plaisir ressenti.

La mise en scène est digne d’un dessin de Michel-Ange : tout est précis, épuré, gracieux.

Un film qui prend, retourne et jette comme pour mieux faire ressentir l’extrémité du bonheur. Et le tout avec une pudeur absolue.

Les acteurs sont fabuleux, par leurs contenants et leurs contenus.

Un film lumineux, extatique et qui ne mérite pas d’autre nom que celui de chef d’œuvre, il faut y aller. Vite une séance !

Jamais le cinéma n’aura été aussi simple et beau à la fois. Une des rares œuvres absolues du cinéma probablement.

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