La Haute autorité de santé (HAS) devait se prononcer sur une pomme de discorde aux enjeux colossaux : les bonnes pratiques à développer pour répondre à l’autisme. Hélas, son rapport peine à convaincre tant il emprunte une voie du milieu visant à ne s’opposer à aucun camp.

Conclusion de la HAS : la psychanalyse est à inscrire dans une catégorie « non consensuelle ». Quelle avancée ! Cela fait depuis longtemps (toujours ?) que l’approche analytique ne rencontre pas un soutien total. Bref, à ménager la chèvre et le chou, le risque est qu’aucune lecteur ne s’y retrouve : alors arrêt de mort de la psychanalyse ou suggestion d’une nécessaire évolution ?

En pratique, deux écoles s’affrontent : les sectateurs de Freud et Lacan, d’un côté ; de l’autre, les tenants d’autres formes d’approche, mais qui ont en commun un rejet massif de la psychanalyse considérée par certains comme une vaste escroquerie en vogue depuis plusieurs décennies.

Dans cette veine, nombre d’associations de parents d’autistes souhaitent de conserve avec le député Fasquelle l’interdiction pure et simple de l’approche analytique de cette pathologie. Qui plus est, l’interdiction au mois de décembre 2011 du film  Le mur de la réalisatrice Sophie Robert ainsi que le lancement hier d’une campagne contre le packing exacerbe les passions.

Un commentaire

  1. Je vous fait part d’un extrait d’une amie qui s’intéresse beaucoup au sujet, professionnellement :

    « Toutes les études sur le sujet de l’autisme sont d’accord sur une chose, c’est que « l’origine » est encore méconnue mais que c’est un trouble qui peut en avoir plusieurs : génétique, biologique, psychologique, environnementale et c’est le mélange de toutes ses sources qui peuvent donner naissance au trouble mais on n’a pas encore de « réponse ». La psychanalyse a longtemps « blamé la mère » pour l’autisme et que c’est à cause d’une mauvaise relation précoce à la maman ou d’un non-désir d’enfant etc mais depuis plusieurs années ce n’est plus du tout la tendance et partout dans le monde, même dans les pays les plus pro-psychanalyse et même chez bcp de psychanalystes, On sait que cette école ne peut pas faire grand chose pour les enfants atteints d’autisme et la prise en charge pour une bonne évolution (dépendemment du profile de l’enfant aussi et surtout) est la prise en charge pluridisciplinaire psychoéducative ( psychomotricité, orthopohonie, éducation spécialisée, des fois même médication et pas toujours psychothérapie). »

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