Dimanche matin, très tôt, Vincent et Jérôme se rendent au bureau de vote de l’école primaire Carl Bahon, dans le quartier de la rue de Vern. Tous deux entrent dans l’isoloir, choisissent leur candidat et sortent avec leur petite enveloppe. Heureux tout plein… Pas de chance, ils sont refoulés au moment de glisser leur bulletin dans l’urne. « On n’a rien dit, » explique Vincent. « Mais pour une fois que l’on s’était levés tôt pour voter, » ajoute-t-il.

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 En sortant du bureau de vote, tous deux demandent quand même des explications aux responsables présents sur place. « Le président de la salle 214 étant absent, la poursuite des votes était impossible, » confirme le responsable du secteur, une heure plus tard. Sa secrétaire était disposée à le remplacer. Mais pas de chance, elle habitait Bréal et non Rennes. Il fallait tout cesser, selon la réglementation édictée par le gouvernement français.

Un peu de panique

Durant une heure, c’est le branle-bas de combat. Les autorités préfectorales cherchent un remplaçant et viennent en grande pompe dans l’établissement scolaire. Les mines très sérieuses, elles annoncent enfin, vers 10 heures, l’ouverture du bureau devant une dizaine d’électeurs. « Je reviendrai cette après-midi, » indique Michel. « Il y a encore trop de monde. » 

Dans la cour, les gens attendent impatiemment, avec parmi eux le responsable des secteurs qui affirme : « ce genre de choses arrive. Lors d’un récent scrutin, le président était mort. C’était au 213…le bureau d’à côté. » Fin de l’affaire…
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Ces incidents sont rares. Mais ont-ils une conséquence sur les votes ? « Quand on est citoyen, on doit voter, » répond Michel. « Je me fais un devoir de revenir cette après-midi. » En revanche, combien ne sont pas revenus ? That is the question ?

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