Avec la crise, nous pourrions penser les Français moins généreux. Il suffit de participer à une collecte de nourriture pour se rendre compte du contraire… Surtout une collecte pour les animaux abandonnés et maltraités. Unidivers a suivi durant une journée l’association de protection animale Respectons !

C’est dans le centre commercial Intermarché d’Orgeval (Yvelines) que l’association a donné rendez-vous aux généreux donateurs de croquettes, boites et autres denrées utiles pour tous les animaux en danger. Avec l’accord du gérant, ils sont trois bénévoles à l’ouverture du magasin (dont une jeune personne qui avait fait 3 heures de route pour venir en renfort). En fait, nombre de magasins ont déjà des plannings complets pour les mois à venir tant les associations et exposants en recherche sont nombreux. Une table, deux chaises, des panneaux et affiches, des centaines de « flyers » explicatifs ; voilà l’équipe fin prête pour démarcher les clients du magasin avec un sourire avenant.

Qu’importe les courants d’air et le froid lorsque c’est pour la bonne cause… Mais en cette saison, les Français sont beaucoup sollicités : Téléthon, Cyclone, Banque Alimentaire, Dons de jouets, de vêtements… Reste que les collectes permettent d’aller à la rencontre des personnes de tous âges, de tout niveau social. La zone commerciale d’Orgeval en est un bon exemple. Située entre des quartiers dits « populaires » de Poissy et les villes chics et bourgeoises d’Orgeval et Villennes, cette zone permet la rencontre d’une population multiple. « Qui aime les animaux aime les humains », expliquent à plusieurs reprises des donateurs durant cette journée. La générosité est bien présente. « Elle est juste plus méfiante qu’avant – nous explique l’un des bénévoles – mais finalement, demander des dons pour les animaux, c’est un plus, car les donateurs savent comme inconsciemment que, contrairement à certaines associations à destination humaine, les bénévoles ne gardent pas les dons pour leur propre usage ».

DSC02729bNon loin de là, une autre association, « L’école du chat libre du Parisis », réalisait également une collecte dans un autre magasin. Nous avons pu constater avec plaisir que les deux associations se sont mises avec entrain à échanger et réfléchir à des mutualisations d’actions. Il faut dire que la protection animale est bien souvent divisée. Mais, sur le terrain, convergences et synergies sont réelles. C’est ainsi que telle association va orienter de nouveaux bénévoles ou donateurs vers une autre collecte, vers les soins et nettoyages dans les refuges ou les familles d’accueil.

Au fil de la journée, les donateurs arrivent souvent la mine triste dans le magasin pressés de faire les courses de dernière minute pour Noël, surpris par les demandes de l’association. Puis ils réfléchissent durant leur course et reviennent tout sourire un paquet de croquettes ou une boite à la main. Arrivé 20 heures, ce sont des centaines de kilos qui s’entassent dans des caddies. L’association les rapatrie dans un local où ils seront dispatchés et récupérés par ceux qui en ont besoin. De quoi tenir quelques semaines. À peine, les petites associations de protection animale sont très nombreuses. Et la fin d’année s’avère toujours difficile avec des frais de transport et de vétérinaires colossaux.

Il faut avouer que, de notre côté, nous avons admiré la détermination de ces trois bénévoles, malgré le froid et la fatigue qui ne manque pas de survenir après 10 heures de travail. « Participer à une collecte de 10 heures, quelle que soit la cause que vous soutenez, c’est autant donner de son temps que recevoir du bonheur. C’est aussi un peu mieux comprendre la société française, sa diversité et ses travers à travers des rencontres, des dialogues de quelques minutes, des regards. Jamais la fatigue n’arrive à être plus grande que la richesse que je puise dans ces moments. »

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