Le site nosdeputes.fr permet de suivre l’activité de son député et tient des statistiques particulièrement intéressantes relatifs à l’Assemblée nationale. Décryptage.

 

Représentativité de la population

L’âge moyen des députés est de 57 ans. Il y a 26,9 % de femmes, ce qui malgré une forte progression dans la dernière législature, reste loin de la parité. Parmi ces 575 députés, il y a 55 retraités, soit moins de 10 % et beaucoup le sont de l’enseignement ou de la fonction publique. 5 % sont chefs d’entreprise ou anciens chefs d’entreprise, 7 % sont avocats et 5 % sont médecins. Nous ajouterons les quelque 13 % de cadres, le reste allant de la sage-femme à l’agriculteur en passant par le responsable de ressources humaines.

Cumul des mandats

Le record de cumul des mandats est détenu par le socialiste Patrick Menucci, 5 mandats et qui parvient pourtant à se présenter comme cadre dans le privé. La moyenne est de 2,34 mandats par député, du fait de 40 % des députés disposant de 2 mandats et même 84 % tenant au moins 2 mandats. Ce sont les écologistes et le extrême-droite qui disposent du moins de cumulards, bien que pour ces derniers, ce soit plus tranché (soit 1 seul, soit 3 ou 4 mandats) que pour les écologistes qui n’ont pas plus 2 mandats (sauf François de Rugy).

Activité et présence

Souvent montrées du doigt, la présence et l’activité des députés sont particulièrement détaillées dans cette dernière législature. Ainsi les plus assidus sont-ils/elles les socialistes Jean-Paul Chanteguet, Marie-Lou Marcel, Frédérique Massat, Pascal Popelin et Marcel Rogemont.
Les ténors des partis apparaissent peu, en dehors du très parisien Denis Baupin. Les moins présents de cette caste sont Christian Estrosi, Bruno Lemaire, Jean-Louis Borloo, André Santini, Luc Chatel, Jean-François Copé ou Jean-Marie Le Guen. Les élus des Dom-Tom sont logiquement peu présents, Guadeloupe, Wallis et Futuna étant en bas du classement de présence.
Mais on s’interrogera un peu plus sur le peu de présence de Bernard Brochand des Alpes-Maritimes, de Jean-CLaude Mignon de Seine-et-Marne ou de Patrick Vignal de l’Hérault. La présence est une chose, la participation en est une autre. Entre les commissions, les questions, les amendements, il y a de quoi s’exprimer. Christian Estrosi se rattrape par le nombre de questions écrites et d’amendement, ceux-ci étant déposés par des assistants.
À « gauche de la gauche », c’est la communiste Jacqueline Fraysse qui s’illustre par ses prises de parole, mais surtout Denis Baupin, François Brottes pour les écologistes et le parti socialiste. Côté UMP, Hervé Mariton est en tête, bien aidé par le débat sur le mariage pour tous.
À noter que le socialiste Christian Eckert participe à pas moins de 21 rapports, pendant que ses homologues tournent à 0,7 rapport/député.

Les limites de l’outil

Entre le travail des assistants, les rôles de représentativité des groupes parlementaire et les débats qui ont le plus pesé dans la législature, ces différents indicateurs sont à pondérer. Chaque heure de présence n’a évidemment pas le même poids, de même que la présence dans des commissions ou la publication de rapports. On s’interrogera, par exemple, par la compétence d’un retraité de l’agriculture dans la commission de la défense, ou des liens entre secteurs d’activité locaux et ces mêmes commissions. Ainsi a-t-on vu par le passé des élus de circonscriptions où le nucléaire occupe une place prépondérante siéger dans des commissions à l’énergie.

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