A Rennes, dans le quartier de Maurepas, à deux pas du parc éponyme, le stade Courtemanche a connu des heures de gloire. Il y fut même battu un record du monde d’athlétisme du Mile par un certain Michel Jazy le 9 juin 1965, grand rival de Michel Bernard. Mais que va devenir ce haut lieu de l’athlétisme ?

« Ce jour-là, je courais chez les cadets sur 300 mètres ou 60 mètres, » rappelle le Rennais Jean-Yves. « Je ne sais plus trop. Mais je me souviens très bien de ce meeting et de la course de Michel Jazy. C’était l’une des premières fois en France où un coureur de renommée internationale était emmené par des lièvres afin de réaliser un bon temps. Et c’était dans notre ville.»

Ce 9 juin, il battait le record du Néo-Zélandais Peter Snell et passait sous les 3’54 en réalisant 3’53’’6. « Ce fut un grand moment, » précise Jean-Yves. « A cette époque, Rennais accueillait de meetings de grande renommée. On y croisait d athlètes comme le Rennais Kerbiriou et bien d’autres encore ».

Ce temple de l’athlétisme n’est désormais plus ce qu’il était… Il semble donc tout à fait légitime de s’interroger sur son avenir surtout à l’heure où les grands projets sportifs fleurissent dans notre bonne ville (à juste titre). Sur le site Internet du Mensuel de Rennes, il est notamment question d’un campus d’excellence à Villejean, couplant le haut-niveau sportif et la recherche. « On en sait désormais un peu plus sur le bâtiment et la piste d’athlétisme qui doivent être mis à disposition des athlètes, à partir de 2013, » explique le journaliste du Mensuel en exclusivité.

Selon Le Mensuel, la Ville verserait une contribution de 750 000 euros, soit 8 % d’un budget global de 10 500 000 euros. Le centre ayant une vocation régionale, son coût serait également assumé par plusieurs collectivités territoriales : conseil général, 3 500 000 euros ; Région, 3 000 000 euros ; Centre national de développement du sport, 2 500 000 euros ; Rennes Métropole, 750 000 euros.

Le Mensuel poursuit en donnant moult détails : « Ce stade d’athlétisme couvert comprendra une piste en anneau de 200 m à six couloirs, des aires de saut, une aire de lancer de poids, 6 couloirs en ligne droite pour le sprint et les courses de haies, ainsi que des vestiaires, sanitaires, tribunes, stockage ».

A la différence de Courtemanche, l’endroit n’est pas destiné à accueillir des meetings, mais dispose d’une jauge de 1 300 spectateurs. « Ce nouveau centre de Villejean ne va pas servir qu’aux sportifs de haut niveau. Il a aussi vocation à être un « lieu de formation pour les clubs, les étudiants et les scolaires ». Il comporte aussi une dimension expérimentale, en associant les chercheurs et les scientifiques spécialisés dans le domaine du sport. L’attribution de cette subvention a été votée ce lundi soir au conseil municipal. » Tant mieux, mais Courtemanche…

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La ville de Rennes avait lancé un appel d’offres en février 2010 pour la réfection de la piste synthétique. Les postulants devaient répondre dans le cadre d’une procédure adaptée.

Dans ce tournant, Michel Jazy déploya sa légendaire foulée.

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Un commentaire

  1. je suis né en 1956 square Pierre Merlat et donc j’ai grandit face au Stade Courtemanche
    je me rappel bien tous les ans Michel Jazy oui c’était en Juin les jours plus long presque la fin de l’école me rappel très bien de ce stade des années 60 Mon Cinéma S’appelait le Jeanne d’arc , quels étaient belles les nuits au pied du stade Courtemanche et que dire du Parc de Maurepas , l’Université de Beaulieu qu’on appelait l’université de cesson était en construction et on pouvait encore jouer dans les bois . Que de souvenirs de cette époque années 60 que dire de notre Champs minou disparut sous le béton il faudra bien un jour retourner du coté du stade Courtemanche .

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